lundi 19 novembre 2018 02:45:17

Conférence : Le concept de chahid dans la guerre de Libération nationale

Le concept de «chahid» dans la guerre de Libération nationale a fait l’objet, hier, d’une conférence animée par MM. Rabah Zaghdane et Hacène Saïd, et ce à l’initiative du Centre Culturel islamique, dans le cadre de la commémoration, demain, de la journée du Chahid et la fête de la Victoire.

PUBLIE LE : 17-02-2014 | 0:00

Le concept de «chahid» dans la guerre de Libération nationale a fait l’objet, hier, d’une conférence animée par  MM. Rabah  Zaghdane et Hacène Saïd, et ce à l’initiative du Centre Culturel islamique, dans le cadre de la commémoration, demain,  de la journée du Chahid et la fête de la Victoire.  Intervenant à ce sujet, le conférencier Rabah Zaghdane tiendra à préciser que  le 18 Février est une date indélébile tant elle représente un pan de  l’histoire de la Révolution algérienne et les sacrifices pour le recouvrement de la souveraineté nationale. Il affirmera, d’emblée, que  l’histoire est la  l’unique passerelle qui relie le passé à l’avenir. L’intervenant abordant l’histoire contemporaine de l’Algérie  insistera sur  la symbolique de  la Révolution nationale, précédée, faut-il le rappeler, par des soulèvements populaires depuis la colonisation de notre pays, depuis Bouamama, El-Mokrani, en passant par Lala Fatma N’soumer.   Le 1er Novembre et le 18 Février sont  loin d’être de simples dates à commémorer,  dit-il, mais  plutôt  des  haltes pour  remémorer  un combat, mené par tous les Algériens pour la dignité. Ils évoquent aussi et surtout, selon le conférencier, une volonté d’adopter le message du martyr qui demeure une lanterne pour éclairer notre chemin. Évoquant le concept de martyr dans la guerre de Libération, il souligne que ce dernier a une double connotation, religieuse et  patriotique, avant de poursuivre que le legs qu’ils nous ont laissé est parmi les plus belles images de l’héroïsme. Rabah Zaghdane rappellera par ailleurs que ces mêmes martyrs ont été les architectes du 1er Novembre 1954, d’où l’intérêt de prendre exemple sur eux et continuer l’œuvre qu’ils avaient commencée.
S’exprimant pour sa part,  Hacène Saïd reviendra dans sa communication sur le rôle des intellectuels,  dans le combat des Algériens pour la dignité et la liberté, à travers  le cas d’Ahmed  Bouchemal et Ahmed Réda Houhou qui ont mis leur potentiel cognitif au service de la patrie. Il  fera remarquer que  Bouchemal, né à Constantine en 1899, a fait la connaissance, après la Première Guerre mondiale, de cheikh Abdelhamid Ibn Badis, qui donnait à l’époque des cours au niveau de l’école qu’il baptisera «mosquée verte» à Constantine. Bouchemal était  parmi ses élèves et renoncera par la suite à son activité initiale qu’est le commerce, d’autant plus que son paternel était versé dans ce créneau. Ahmed Bouchemal ne tardera pas à acquérir une imprimerie qu’il mettra à la disposition des réformistes de l’époque, et imprimera ainsi le journal El Mountakid, avant la naissance de l’Association des oulémas algériens. En 1931,   l’association en question verra le jour et sera même mitoyenne de l’imprimerie, d’où le rapprochement entre Bouchemal et  Ibn Badis, devenant son compagnon et son secrétaire. En 1940, Ibn Badis décéda, mais  Bouchemal poursuivra son parcours sous la  nouvelle direction de l’Association algérienne des oulémas attribuée à El-Bachir El-Ibrahimi.
 Cette époque, relèvera le  conférencier,  a été marquée par  la création d’écoles pour l’instruction des filles à Constantine. Ahmed Bouchemal. Il précisera que les écoles de l’Association Algérienne des oulémas ont joué un grand rôle dans la diffusion de la langue arabe et la préservation de l’identité nationale, et Ahmed  Bouchemal sera arrêté plusieurs fois, mais sera relâché, jusqu’en 1958 où  il sera encore une fois arrêté et décèdera en prison, en chahid. Abordant l’écrivain Réda Houhou, le même intervenant dira que ce dernier est né en 1910  à Sidi Okba,  décrocha le brevet. En 1935,  Suite à des  différents avec la police coloniale, toute la famille quittera le pays pour l’Arabie saoudite où il décrochera un diplôme équivalent  à la licence. En 1949, de retour  en Algérie avec sa famille, il sera désigné secrétaire général de l’Institut Ibn Badiss, 1er institut d’enseignement de la langue arabe et sera même chargé de plusieurs autres activités.  Le conférencier enchaînera pour affirmer que  la dimension  révolutionnaire et patriotique était présente dans des œuvres et a toujours appelé à la liberté et l’égalité entre  les formations  politiques et les populations. Il était un militant de la cause nationale, conclut-il.
Samia D.

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