jeudi 15 novembre 2018 22:54:05

Crimes commis au Sahara occidental : Un juge espagnol élargit les poursuites contre des officiers supérieurs marocains

Une élue italienne appelle son gouvernement à reconnaître la RASD

PUBLIE LE : 12-02-2014 | 0:00
M. Domingo José Collado Molinero

Le juge de la haute cour en Espagne, Pablo Rafael Ruz Gutierrez, a fait part de son intention d'élargir les poursuites contre de hauts responsables militaires marocains impliqués dans la mort de citoyens sahraouis en 1976.

L'action a été intentée par Domingo José Collado Molinero, représentant l'association espagnole des droits de l'homme. Le juge y a inclus les résultats de l'enquête sur la responsabilité de Marocains dans l'exécution de huit Sahraouis découverts l'année dernière dans des fosses communes dans les territoires sahraouis libérés, indique lundi un communiqué de l'Agence de presse sahraouie (SPS). Conformément au document portant élargissement de l'action dont SPS a obtenu une copie, le magistrat auditionnera, le 12 février, Francisco Etxeberria et Carlos Martin Beristain, des scientifiques de l'Université du Pays Basque qui ont localisé les deux fosses communes au Sahara occidental où huit Sahraouis exécutés par l'armée marocaine le 12 février 1976 ont été identifiés. Le juge avait demandé aux deux chercheurs de remettre à la haute cour, tous le matériel de photographie, les documents et analyses génétiques ayant servi dans cette enquête. Le juge avait déjà engagé une action contre des responsables militaires marocains impliqués dans la torture, la séquestration et l'assassinat de Sahraouis. Pour la SPS, la découverte des fosses communes n'est que la "partie visible du génocide" commis par le régime marocain contre le peuple sahraoui depuis l'invasion militaire du Sahara occidental le 31 octobre 1975. De nombreuses organisations internationales et sahraouies des droits de l'homme, ainsi que des activistes sahraouis ont condamné ce "crime" le qualifiant de "génocide" contre le peuple sahraoui et appelant à enquêter et à poursuivre en justice les auteurs.

Une élue italienne appelle son gouvernement à reconnaître la RASD
Le maire de la municipalité de la région de Reggiolo en Emilie Romagne, Mme Barbara Bernardelli, a appelé le gouvernement italien à reconnaître la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et à mettre fin à l'injustice que les Sahraouis subissent du fait de l'occupation marocaine, a rapporté lundi l'Agence de presse sahraouie (SPS). L'élue italienne, qui s'exprimait en marge de la signature, samedi dernier, d'un accord de jumelage entre le conseil municipal de Reggiolo et la daïra sahraouie de Tifariti (territoires libérés), a appelé au respect des droits humains dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Elle a exprimé la disposition de sa municipalité à renforcer les relations de coopération en faveur d'un monde où règneraient davantage de démocratie, de justice et de liberté, a ajouté la même source, soulignant que Mme Bernadelli a appelé au respect du combat pacifique du peuple sahraoui pour son autodétermination et à mettre fin au traitement inhumain réservé aux citoyens sahraouis dans les territoires occupés.
 

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