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Des médicaments plus dangereux qu’utiles : Attention aux graves effets indésirables !

La revue médicale indépendante, Prescrire, vient de publier, dans son dernier numéro, la liste des médicaments jugés plus dangereux qu’utiles.

PUBLIE LE : 10-02-2014 | 0:00
D.R

La revue médicale indépendante, Prescrire, vient de publier, dans son dernier numéro, la liste des médicaments jugés plus dangereux qu’utiles.

Il s’agit de 68 médicaments utilisés dans le traitement de plusieurs pathologies, parmi lesquels 17 sont destinés à la neurologie et à la psychiatrie.
Cette revue a mis en garde contre l’utilisation de telle médication en raison des risques qu'elles font courir aux patients qui les prennent.
Selon les auteurs de cette publication, la liste a été établie sur la base de plusieurs critères, citant, entre autres, que le fait que ces médicaments peuvent efficaces, mais comportes d’importants effets indésirables, notamment lors d’une lors d’une prescription à langue durée. En outre, ils peuvent être anciens et dépassés par d'autres qui ont une balance bénéfices-risques plus favorable.
À ce sujet, le directeur de sa rédaction de la revue, Bruno Toussaint, a fait savoir que l’'année 2013 n’a pas enregistrés d’important progrès important pour apporter de nouveaux médicaments.
Il convient de noter que sur la liste publiée figure plusieurs familles de médicaments classées par pathologie : cancérologie, cardiologie, rhumatologie, douleurs, allergologie, gastro-entérologie etc.  Parmi ces médicaments, certains présentent des risques "disproportionnés par rapport aux bénéfices qu'ils apportent" comme par exemple le strontium ranélate (Protelos), utilisé dans le traitement de l'ostéoporose à risque élevé de fractures, mais qui peut entraîner des troubles neurologiques et cardiovasculaires graves pouvant aller jusqu'au décès.  
La revue cite également la quinine (Hexaquine, Okimus, Quinine vitamine C Grand), utilisée pour traiter les crampes mais qui expose également à des effets indésirables graves voire mortels comme des réactions anaphylactiques (réactions allergiques graves) ou des troubles hématologiques alors que leur efficacité est jugée faible. La revue déconseille également la prescription du dompéridone (Motilium) pour les reflux gastro-œsophagiens, soulignant que d'autres médicaments nettement moins dangereux existent.
De même, l'Izilox (moxifloxacine), un antibiotique de la famille des quinolones, n'est "pas plus efficace que d'autres" mais expose à des syndromes de Lyell (une atteinte brutale et grave de la peau, potentiellement mortelle) et à des hépatites graves. "Prescrire" s'en prend par ailleurs aux médicaments de la maladie d'Alzheimer disponibles qui ont "une efficacité minime et transitoire" mais qui peuvent exposer à des effets indésirables graves lorsqu'ils sont prescrits en association avec d'autres médicaments.
En pneumologie, les décongestionnants vasoconstricteurs par voies orale et nasale sont une nouvelle fois pointés du doigt (l’éphédrine, la naphazoline) car ils "exposent à des troubles cardiovasculaires graves voire mortels disproportionnés pour des médicaments destinés à soulager des troubles bénins."
Pour les auteurs de cette publication "Même dans les situations graves, une impasse thérapeutique ne justifie pas d’exposer les patients à des risques graves, quand l’efficacité clinique n’est pas démontrée"…
 K. H.



 

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