dimanche 17 novembre 2019 22:19:38

Signature, hier, d’un accord de partenariat entre le PNUD et le groupe Cevital

Vers l’augmentation des opportunités d’emploi

PUBLIE LE : 10-02-2014 | 0:00
D.R

La résidence de l’ambassadeur du Japon a abrité, hier, une cérémonie de signature d’un accord de partenariat entre le PNUD et le groupe Cevital. À la faveur de cet accord, pas moins de 10 jeunes n’ayant jamais travaillé seront placés au niveau de plusieurs unités du groupe, situées à travers les wilayas de Béjaïa, Bouira, Jijel, Oran et Sétif.
Il faut dire que c’est dans le cadre du soutien aux efforts nationaux pour la promotion et la lutte contre le chômage que les ministères des Affaires étrangères, du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) ont engagé le projet «Appui à l’accès des jeunes au premier emploi Força», en partenariat avec le PNUD et l’ambassade du Japon en Algérie. Destiné au mouvement associatif, dans une première phase, le projet «Força» est actuellement élargi au secteur privé. Lancé en 2012, ce projet, financé par le gouvernement du Japon, cible les jeunes diplômés rencontrant le plus d’entraves à intégrer le marché de l’emploi, par l’incompatibilité de leurs profils avec les besoins du marché de l’emploi, surtout au niveau des entreprises économiques. Figurent parmi ces diplômés, ceux des sciences humaines et sociales.
En somme, le projet Força, qui lance, en fait, une nouvelle approche ciblant la promotion de l’employabilité des jeunes en difficulté d’insertion dans le marché du travail, en partenariat avec le mouvement associatif, d’une part, et le secteur privé, d’autre part, a pour objectif de diversifier les mécanismes aux fins d’augmenter l’employabilité des jeunes. Lors de cette cérémonie de signature de l’accord, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon à Alger, Tsukasa Kawada, a souligné toute l’importance d’avoir «l’esprit d’entreprise» pour le développement du secteur privé.
Aussi, et après avoir rappelé que l’approche initiale du projet avec le mouvement associatif a permis de placer 60 jeunes auprès de 25 associations, l’ambassadeur mettra en relief qu’aujourd’hui, une expérience est entamée entre le PNUD et le groupe Cevital, comme partenaire pilote du secteur privé. Cette expérience a pour objet, le placement de 10 jeunes personnes au sein des unités du Groupe. «Certes, 10 personnes, ce n’est pas nombreux, mais ce qui est important, c’est d’apprendre l’esprit d’entreprise à ces jeunes gens. Aussi, j’espère que ces jeunes qui seront formés à Cevital puissent contribuer au développement du secteur privé», a souligné M. Kawada.
Il convient de signaler, dans ce contexte, que l’approche adaptée est d’ordre «qualitatif», et prévoit l’expérimentation de nouveaux mécanismes favorisant l’insertion des jeunes chômeurs par une adaptation ou une reconversion de profil et amélioration de l’employabilité. Il s’agit également de tirer les enseignements et les bonnes pratiques pour renseigner les politiques d’emploi et de formation pour promouvoir l’emploi des jeunes en Algérie, en répondant à leurs attentes et à celles des entreprises. Par ailleurs, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon, qui a qualifié le volume des échanges commerciaux chiffré à 10 milliards de DA de «convenable», mais «non suffisant», car ne reflétant pas «la grandeur de nos deux économies», a émis le souhait que ce niveau puisse «se multiplier par 10, ce qui est possible», a-t-il soutenu. Interrogé sur le taux de croissance du Japon, l’ambassadeur a mis en relief que «depuis que le Premier ministre actuel a pris fonction, il y a voilà maintenant un an, l’économie japonaise marche bien». Il relève, à cette occasion, qu’aujourd’hui, «le taux de croissance est de 3%, et cela pour la première fois depuis 20 ans». Dans son allocution, la représentante du PNUD a souhaité que «beaucoup d’autres entreprises du secteur privé puissent se joindre au projet, et ce pour qu’on puisse vraiment créer un modèle dans lequel le secteur privé contribue à améliorer la formation des jeunes». Il faut dire, dans ce contexte, que grâce à ce projet, des formations spécifiques sont assurées pour améliorer et adapter leurs compétences aux besoins du monde du travail. Ils  seront en mesure également de pouvoir augmenter leurs chances de recrutement dans le secteur privé. D’autre part, ce projet tend à augmenter les opportunités d’employabilité des jeunes filles, les diplômés en particulier. «Les jeunes femmes représentent aujourd’hui la majorité des diplômés de l’université (60%), mais restent encore une minorité dans le marché du travail», a souligné la représentante du PNUD.  
Soraya Guemmouri

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