jeudi 20 septembre 2018 12:47:00

Banque Mondiale : L’Algérie pourrait devenir un chef de file régional dans l’accès à l’internet

La Banque mondiale a affirmé jeudi passé que l’Algérie pourrait devenir un chef de file régional dans le secteur de l’internet grâce aux fibres optiques déployées sur des dizaines de milliers de kilomètres.

PUBLIE LE : 08-02-2014 | 0:00
D.R

La Banque mondiale a affirmé jeudi passé que l’Algérie  pourrait devenir un chef de file régional dans le secteur de l’internet grâce aux fibres optiques déployées sur des dizaines de milliers de kilomètres.

Dans un rapport sur l’internet dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), la BM a évalué les ressources encore inexploitées des réseaux de fibres optiques appartenant aux compagnies de services publics  d’énergie, d’électricité et de transport de cette région, et comment ils pourraient contribuer à la mise en place de services internet abordables. A ce propos, elle a considéré qu’une meilleure utilisation de ces réseaux pourrait élargir l’accès au service internet sur large bande, y compris dans les régions rurales. Dans ce sens, l’institution de Bretton Woods a affirmé que ‘’l’Algérie  pourrait devenir un chef de file régional dans ce secteur grâce aux 49.000 km  de fibres optiques déployées par Algérie Telecom et aux réseaux de plus de 20.000  km dont disposent les services publics algériens’’.

L’internet haut débit faiblement accessible dans les pays du MENA            
Mais dans son évaluation de toute la région, la BM a relevé que les  pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) accusaient un retard par  rapport à d’autres régions du monde dans le domaine de l’internet notamment  celui du haut débit qui, pourtant, peut modifier radicalement les perspectives socio-économiques de la région et contribuer à une croissance accélérée. Rappelant que le déploiement des réseaux à large bande stimulait le  développement économique et devenait incontournable pour la compétitivité des  pays, la BM a constaté que les services internet haut débit se développaient  plus lentement dans la région MENA que dans d’autres régions émergentes d’Europe  et d’Asie, et ce, avec des retards  dans le déploiement des réseaux haut débit,  l’accès à l’internet et son utilisation, et la création des contenus numériques. A l’exception des pays du Golfe, où les populations ont déjà largement accès au Web, l’institution de Bretton Woods souligne que dans beaucoup de pays  du monde arabe, cet outil de communication essentiel n’est accessible qu’à moins  du quart des ménages.  
‘’Des millions de gens n’ont pas les moyens de s’offrir ces services  et risquent donc d’être les laissés pour compte de la révolution de l’information qui définit le monde moderne’’, prévient-elle. Au Maroc et en Tunisie, poursuit cette institution, les ménages disposant des revenus les plus faibles devraient dépenser environ 30 à 40% de leurs revenus  pour bénéficier du service internet haut débit fixe ou mobile, tandis qu’au  Yémen, les plus pauvres de la population devraient dépenser plus de la moitié  de leurs revenus pour bénéficier d’une connexion internet haut débit mobile. Alors que le monde arabe affiche une croissance économique plus lente  et un niveau élevé de chômage, en particulier chez les jeunes et chez les femmes,  l’internet haut débit ‘’peut modifier radicalement les perspectives socio-économiques  de la région et contribuer à une croissance accélérée et à une prospérité partagée’’, note Carlo Maria Rossotto, coordinateur régional du secteur des TIC à la BM pour la région MENA.                                    

Solutions préconisées par la BM
Le rapport propose un certain nombre de stratégies à l’intention des  pays de la région MENA qui souhaitent entreprendre une réforme du secteur internet. Il préconise en particulier de favoriser la concurrence entre les différents  services de télécommunications pour les inciter à offrir à plus de clients des services internet haut débit utilisant toutes les plate-formes technologiques. Explorer de nouveaux modèles de partenariat public-privé permettrait  aussi une exploitation plus efficace des réseaux haut débit et d’en élargir  l’utilisation au niveau local, avance la BM qui ajoute que le partage par les divers services publics des fibres optiques inutilisées permettrait de réduire les coûts du déploiement du haut débit et d’accroître la résilience des réseaux  existants.  En outre, la mise en place de dispositifs d’incitations améliorerait  la faisabilité de l’internet haut débit dans les régions isolées, notant que  la mise en place d’actions de promotion dans le secteur de l’immobilier pourrait  encourager l’offre des services internet haut débit dans les nouveaux bâtiments  et les nouveaux quartiers. La BM préconise aussi le recours à des stratégies axées sur la demande, y compris des programmes de subventions à l’intention des populations rurales  et des autres groupes défavorisés, ce qui renforcera la culture numérique et  contribuera à rendre les terminaux plus abordables.

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