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Conférence historique sur les archives de la guerre de libération algérienne : Des professeurs d’histoires appellent à la rigueur méthodologique

La thématique des archives de la guerre de Libération nationale a été, hier, au cœur d’un débat de la conférence historique animée par des historiens et des professeurs émérites.

PUBLIE LE : 05-02-2014 | 0:00

La thématique des archives de la guerre de Libération nationale a été, hier, au cœur d’un débat de la conférence historique animée par des historiens et des professeurs émérites. Organisée à la salle Atlas de Bab El Oued par l’Office national de l’information et de la culture (ONCI), en partenariat avec l’EPTV et l’ENRS, l’occasion a été une tribune d’échange intellectuel. Lors de son allocution d’ouverture l’historien et professeur à l’université Mentouri de Constantine, Abdelmadjid Merdaci, a affirmé : « L’écriture de l’histoire en Algérie et le traitement des archives ont besoin de procédés méthodologiques. La question est importante, l’archive fait partie de la souveraineté d’un Etat vu sa composante politique, économique ou sécuritaire, l’histoire doit être soumise a des analyses critiques ». M. Merdaci,  a entre autres,  appelé dans le même contexte l’ensemble de la presse à faire preuve de prudence lors du traitement de l’information historique. « Les journalistes doivent traiter l’information avec beaucoup de rigueur.  Elle doit être soumise à une recherche académique. il faut aussi éviter coûte que coûte les exagérations ». L’interlocuteur a mis l’accent sur l’importance du savoir dans le processus du renforcement des liens nationaux, notamment la contribution de ceux qui ont quelque chose à donner à la mémoire collective. « Certains disent avoir des archives historiques, mais qu’ils ne peuvent les remettre aux chercheurs », précise-t-il en se posant la question : « Quand est-ce que l’histoire de l’Algérie sera finalement écrite avec des sources algériennes ?  L’histoire est une exigence citoyenne, elle appartient à tous le peuple algérien, il faut que les Archives algériennes ne soient plus tributaires de la France », a-t-il soutenu. De son côté, Malika El Korso, professeure d’histoire à l’université de Bouzaréah a mis en exergue les principales missions d’un historien dans l’exercice de sa fonction : « L’historien ne doit en aucun cas répondre aux injonctions de l’actualité, il faut qu’il travaille dans la sérénité et éviter la précipitation. Après avoir vérifié la véracité et l’authenticité des documents en question, l’historien a pour objectif de récolter plusieurs sources, les comprendre et les analyser tout en mettant de côté sa subjectivité et faire attention à l’hypercritique sans jamais porter le moindre jugement ». Il est à noter, que cette conférence, qui entre dans le cadre du programme intellectuel « Wakafette tarikhiya » de l’ONCI, a été un véritable espace aux historiens et aux passionnés d’histoire de participer au débat, avec notamment les interventions de Omar Hadji, archiviste et professeur d’histoire, Fouad Soufi, archiviste et Slimane Hachi directeur du Centre national de recherche préhistorique anthropologique et historique qui ont bien enrichi la rencontre avec leur intervention et leurs propositions.                               
Kader Bentounes
 

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