dimanche 18 novembre 2018 12:08:26

Le PDG de Sonelgaz l’a annoncé : « L’augmentation des tarifs n’est pas à l’ordre du jour »

«La question de l’augmentation des tarifs n’est pas à l’ordre du jour», a déclaré, hier, le PDG de la Sonelgaz sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale.

PUBLIE LE : 04-02-2014 | 0:00
D.R

«La question de l’augmentation des tarifs n’est pas à l’ordre du jour», a déclaré, hier, le PDG de la Sonelgaz  sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale.

Autre bonne nouvelle annoncée, hier, par Noureddine Bouterfa : «La satisfaction de la demande énergétique est correcte.» Aussi et après les pics de l’hiver, Sonelgaz se prépare déjà pour l’été et l’hiver prochains. Pour ce faire, un plan spécial est en route. Un plan avec des nouveaux investissements, à partir de 2015.
Au sujet de la satisfaction de la demande à court terme, le PDG de Sonelgaz  a signalé que «par rapport à l’an 2013, où nous avions une pointe d’été qui était de près de 10.500 mégawatts, nous prévoyons que la pointe maximale pourrait être de 12.500 mégawatts, en l’été de 2014. Dans l’attente de la mise en service des moyens qui sont prévues à partir de 2015-2016, il fallait régler les années 2013, 2014. Donc, il faut mettre au minimum 2.000 mégawatts pour l’été 2014».
Le PDG du groupe Sonelgaz a par ailleurs assuré que le plan de développement 2013-2017 du groupe  connaît «une progression appréciable». M. Bouterfa affirme que «le plan est déjà en route. Les contrats sont signés, la plupart des chantiers sont en route et avancent». Il relève  également qu’«il va y avoir des mises en service, au fur et à mesure». Et, à partir de 2015, une partie des grands équipements des nouvelles centrales sera progressivement réceptionnée. M. Bouterfa mettra également en avant qu’«à partir de 2016 et de 2017, pas moins de 18.000 mégawatts seront mis en service». Côté coût, ces investissements d’ici à 2017 sont chiffrés à 25.000 milliards, selon l’invité de la rédaction qui souligne que l’essentiel du programme de Sonelgaz est financé par «des crédits bancaires, avec une garantie de trésor en matière de bonification de taux et de durée. Ce sont des  crédits sur 20 ans, dont 10 ans de différé», a-t-il expliqué.
Le PDG de Sonelgaz évoque, d’autre part, les déficits que connaissent les entreprises de distribution du groupe. «Annuellement les entreprises du groupe enregistrent un déficit de trésorerie de près de 80 milliards de DA», a indiqué M. Bouterfa. À une question afférente aux investissements dans le réseau, M. Bouterfa répondra qu’«aujourd’hui, la plupart des centrales arrivent avec des tailles de 1.000 mégawatts. Donc, il faut un réseau très fort, et c’est pour cela que nous nous attelons à développer la technique de 400 kilos-volts».
Le réseau Sud, Aïn Salah-Adrar- Timimoun, est, lui également, un réseau qui se développe énormément, a-t-il relevé. «L’année dernière, la demande de cette région était de 230 mégawatts. Nous prévoyons 270 mégawatts, cet été, et nous allons encore renforcer avec 100 mégawatts pour atteindre une capacité installée de l’ordre de 400 mégawatts pour mieux couvrir la demande de cette région du pays», a-t-il noté.
Et d’ajouter : «L’ensemble du réseau du Sud qui représente environ 280 mégawatts de capacité va doubler au cours de 2014. Probablement plus de 50% de capacité supplémentaire sera mise en place avant l’été 2014.»
«L’Invité de la rédaction» a également mis l’accent sur les efforts d’investissement consentis par  l’État qui ont connu une progression remarquable depuis le début de la décennie  2000. Faut-il le rappeler, la cadence de réalisation est passée de 150 MW/an de 1962 à 2000, à plus de 500 MW, à partir de l’année 2001. «En d’autres termes, de l’année 2009 à aujourd’hui, ce sont près des deux  tiers des capacités installées de production qui ont été réalisées, et cette  capacité sera encore doublée d’ici à 2017», a-t-il souligné .
En ce qui concerne la distribution du gaz, les chiffres sont également «significatifs», a estimé le PDG du groupe Sonelgaz. «On faisait moins de 500 km par an avant 2000, nous en faisons 5.000 km par an aujourd’hui, soit dix fois plus. Nous avons un réseau de 80.000 km de distribution de gaz en Algérie, et nous comptons atteindre un taux de pénétration pour le gaz naturel de près de 65%, un seuil que peu de pays peuvent prétendre  atteindre», a mis en relief le PDG de Sonelgaz.
S’exprimant par ailleurs au sujet du programme des énergies renouvelables, le premier responsable du groupe Sonelgaz  a annoncé  l’entrée en production de près de 350 MW dans le cadre de projets liés à l’énergie photovoltaïque et à l’éolienne implantés à Adrar.
Soraya Guemmouri

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