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Grève des enseignants : L’inquiétude des associations de parents d’élèves

Le CNAPEST décide d'une grève d'une journée renouvelable demain

PUBLIE LE : 03-02-2014 | 0:00
D.R

Les syndicats du secteur de l’éducation nationale maintiennent la pression. Le débrayage se poursuit pour la deuxième semaine consécutive.

 L’Unpef reconduit depuis hier son mouvement entamé la semaine dernière, le Snapest relance sa grève de trois jours à partir d’aujourd’hui et le Cnapest appelle à un débrayage à partir de demain pour une journée reconductible. Les trois syndicats maintiennent leurs revendications face à une tutelle qui, selon eux, refuse d’ouvrir le débat sur le statut particulier du travailleur du secteur.
Le rattrapage de ce que les syndicats qualifient d’injustices contenues dans le statut particulier arrive en tête des revendications. La réponse du département de Baba Ahmed est à ce sujet catégorique : pas question de réviser un statut entré en vigueur il y a à peine deux années.
« La problématique de modification d’un statut particulier doit être posée avec une culture d’Etat. Le Statut des personnels de l’éducation a été élaboré et adopté par le gouvernement en 2008. Deux ans après (en 2010), il a été amendé, suite à un large mouvement de grève mené par les syndicats  du secteur pour remédier aux « défaillances » contenues dans le texte. « Il est inconcevable de changer des lois de la République tous les deux ans », a indiqué le chef du cabinet du ministre de l’Éducation nationale, M. Abdelhamid Hedouas, tout en précisant que la décision du ministère de l’Éducation face aux revendications de certains syndicats du secteur, concernant ce point bien précis était d'« appliquer ce statut, pour ensuite l’évaluer et  identifier les incohérences ». Et d’ajouter « après finalisation et évaluation, le dossier sera soumis au gouvernement pour faire l’objet de modification ».
Le ministère de tutelle a rappelé à cet effet que les voies du dialogue avec les partenaires sociaux restaient toujours ouvertes.  
Il a réaffirmé encore une fois de plus son engagement à tenir les promesses faites aux différents partenaires sociaux, contenus dans les procès-verbaux signés avec ces deniers, plus précisément celles consignées dans le dernier procès-verbal rendu public suite au préavis de grève lancé par l’Unpef.
La tutelle appelle les syndicats à s’armer de patience car toutes ces revendications ont été prises en charge, notamment en ce qui concerne l’intégration des enseignants des cycles primaire et moyen en assurant une formation dans le cadre d’une convention conclue entre les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur, où ceux justifiant, d’une licence au grade d’enseignant principal et enseignant formateur. En tout état de cause le débrayage au niveau du secteur ne peut avoir que des conséquences négatives sur la scolarité des élèves, notamment ceux des classes d’examen. Les élèves, censés restés à l’intérieur des établissements même en période de grève,  sont livrés à l’autre école : la rue.
Les différentes associations des parents d’élèves s’insurgent. Le président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves (Fnape), Hadj Dellalou, estime que la grève « n’est pas fondée », pour la simple et pure raison que « les enfants sont pris en otage et sont les victimes de ces agissements irresponsables de la part de certains syndicats ».
Le président de la Fnape a, à cette occasion, lancé un appel pressant à l’ensemble des enseignants des différents cycles d’enseignement afin de ne pas répondre à l’appel de cette grève non fondée. « Nous sommes au deuxième trimestre de l’année scolaire qui est très court par rapport au premier et qui préparent au troisième trimestre à savoir les examens nationaux. Arrêtons de jouer avec l’avenir des enfants »,  a-t-il expressément demandé.
Sarah Sofi

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Education
Le CNAPEST décide d'une grève d'une journée renouvelable demain
Le Conseil national autonome des professeurs d'enseignement  secondaire et technique (CNAPEST) a décidé, dimanche à Alger, d'une grève d'une journée renouvelable mardi jusqu'à satisfaction des revendications par le ministère de tutelle.          
Lors d'une conférence de presse animée dimanche au CEM des "Frères Matibène"  (Alger), le coordonnateur national du CNAPEST, Nouar Larbi a appelé le ministère de l'Education à "prendre des mesures dans les plus brefs délais" pour arrêter la grève.          
Le syndicaliste demande qu'une décision immédiate soit adressée aux directions de l'éducation portant non conversion des postes de promotion (enseignant principal et enseignant formateur) en postes de recrutement et la conversion des postes spécifiques (enseignant coordonnateur) en postes de promotion.          
Le coordonnateur du CNAPEST a également appelé au règlement des situations en suspens, depuis 2012, concernant les enseignants mutés et les enseignants diplômés des écoles normales supérieures (ENS).           
Il a, en outre, appelé à la tenue d'une séance de travail en présence  des représentants de la fonction publique et du ministère des Finances pour débattre de l'application du statut particulier pour trouver une solution aux enseignants diplômés des ENS, aux enseignants détachés et enseignants ingénieurs.         
Le CNAPEST revendique, entre autres, l'application des lois de médecine du travail et des décisions en vigueur, à travers l'installation officielle  d'une commission comprenant les ministères de l'Education, du Travail, de la Santé et le syndicat pour examiner ce dossier et traiter celui des postes adaptés.          
Le conseil a appelé à la réintégration des enseignants licenciés, au recrutement des lauréats du concours de recrutement au titre de l'année 2012 et à l'intégration des enseignants ayant bénéficié d'une formation d'une année, outre la révision du décret actuel n° 79 définissant les critères d'octroi des logements dans les régions du Sud destinés à l'encadrement pédagogique.          
Il a appelé à élaborer un nouveau décret avec la participation des parties concernées, à permettre à tous les enseignants algériens de bénéficier des différentes formules de logement, d'accélérer l'installation d'une commission gouvernementale chargée de l'inventaire des biens et fonds des œuvres sociales, l'examen du dossier de la retraite et la prise en compte du service national dans le cadre de la retraite anticipée.          
Concernant la grève, le syndicaliste a affirmé que les responsables au niveau du ministère "poussent les enseignants à quitter les salles de cours en les mettant dans une situation inacceptable, au point de perdre toute confiance en eux, car ces responsables donnent des instructions complètement à l'opposée de leurs engagements écrits".           
Il a cité à titre d'exemple la conversion des grades d'enseignant principal et d'enseignant formateur en postes de recrutement, alors que le ministère s'était  engagé, devant le CNAPEST, selon M. Nouar Larbi, à promulguer un décret sur "la préservation des postes de promotion".          
L'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (UNPEF) avait appelé à une grève d'une semaine renouvelable à partir du dimanche 26 janvier, date du début de la grève convoquée par le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (SNAPEST) et dont la décision de sa prolongation a été prise jeudi dernier.         
Les portes du dialogue avec l'UNPEF restent ouvertes pour satisfaire toutes ses revendications, avait déclaré jeudi dernier à Tissemsilt le ministre de l'Education  nationale, Abdelatif Baba Ahmed.

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