Grève dans l'éducation : Le ministère de tutelle réaffirme son engagement à tenir ses promesses

Le ministère de l'Éducation nationale a réaffirmé, hier, son engagement à tenir les promesses faites aux différents partenaires sociaux et contenues dans les procès-verbaux signés avec ces derniers, plus précisément celles consignées dans le dernier procès-verbal rendu public suite au préavis de grève lancé par l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (UNPEF), et d'autres syndicats.
PUBLIE LE : 01-02-2014 | 23:00

Le ministère de l'Éducation nationale a réaffirmé, hier, son engagement à tenir les promesses faites aux différents partenaires sociaux et contenues dans les procès-verbaux signés avec ces derniers, plus précisément celles consignées dans le dernier procès-verbal rendu public suite au préavis de grève lancé par l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (UNPEF), et d'autres syndicats.          
"Le ministère de l'Éducation nationale demeure fidèle à ses engagements  et appelle l'Union qui s'entête à poursuivre la grève illégale à s'armer de patience, car toutes ses revendications ont été prises en charge, notamment en ce qui concerne l'intégration des enseignants du primaire et du moyen ayant  suivi une formation dans le cadre de la convention conclue entre les ministères  de l'Éducation et de l'enseignement supérieur ou ceux justifiant d'une licence  au grade d'enseignant principal et enseignant formateur", indique un communiqué du ministère.          
Dans ce contexte, le ministère a rappelé ses promesses de valoriser l'ancienneté des enseignants du technique après leur désignation en qualité d'enseignants du secondaire, précisant que cette question "sera mise en application au niveau des directions de l'éducation dès l'ouverture des affectations budgétaires au titre de l'exercice 2014, soit vers la fin mars ou le début avril".          
Après avoir rappelé ses engagements concernant l'examen des autres revendications en coordination avec les services concernés, le ministère a qualifié d'"incompréhensible", la position de l'organisation syndicale qui "ne croit pas en un procès-verbal qu'elle a signé, et demande, en revanche, un document écrit auprès des services du Premier ministre".          
L'UNPEF avait entamé, le 26 janvier, une grève ouverte et renouvelable pour revendiquer "la généralisation du principe d'intégration des enseignants  du secondaire aux grades d'enseignant principal et enseignant formateur aux  enseignants des autres cycles (primaire et moyen), en consécration du principe  d'équité" entre les enseignants des trois cycles.          
Concernant les autres revendications exigeant l'intervention d'autres secteurs, l'UNPEF a exigé des engagements écrits.          
De son côté, le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement  secondaire et technique (SNAPEST) a décidé de reconduire le mouvement de grève de trois jours les 3, 4 et 5 février (lundi, mardi et mercredi), sachant qu'il avait appelé à un mouvement de protestation les 26 et 27 janvier.  Estimant que le ministère de l'Éducation s'est muré "dans le silence" face à ses revendications, le SNAPEST a invité la tutelle à "corriger les bavures contenues dans les statuts".           
De son côté, le ministre de l'Éducation nationale, Abdelatif Baba Ahmed,  avait affirmé, de Tissemsilt, il y a deux jours, que les portes du dialogue avec  l'UNPEF restaient ouvertes pour "satisfaire toutes ses revendications".         
 "Le ministère de l'Éducation a tenu des réunions avec les partenaires sociaux, dont l'UNPEF, au cours desquelles toutes les revendications ont été examinées", avait-il souligné, précisant que "certaines revendications  ont été satisfaites et d'autres restent à étudier avec la Direction générale de la Fonction publique, et qui concernent principalement les enseignants du cycle primaire".          
Le ministre a également indiqué que la Fonction publique avait donné son approbation concernant les enseignants du primaire, "mais le partenaire social (UNPEF) demande un engagement par écrit", a-t-il poursuivi, soulignant que certaines revendications ne dépendaient pas du ministère de tutelle.          
Le ministère de l'Éducation nationale a estimé "faible", le taux de suivi auquel a appelé l'UNPEF depuis le 26 janvier, alors que cette dernière le qualifie de "différencié" d'une wilaya à une autre.


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