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22e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UA

Le développement de l’Afrique est tributaire de la sécurité et de la stabilité

PUBLIE LE : 01-02-2014 | 0:00
D.R

Les dirigeants africains ont affirmé jeudi dernier à Addis-Abeba les progrès réalisés par l’Afrique en matière de développement, plaidant toutefois pour davantage d’efforts en matière de paix et de sécurité pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Dans une allocution lors des travaux du 22e sommet des chefs d’Etat  et de gouvernement des pays de l’Union africaine (UA), la présidente de la Commission  de l’Union africaine (CUA), Nkosazana Dlamini Zuma, a appelé « à investir dans les ressources humaines pour contribuer à la création de l’emploi et à l’insertion dans le processus de développement.» Mme Zuma a salué le changement enregistré actuellement en Afrique en  matière de développement et dans le domaine de l’agriculture, à la faveur de l’application des objectifs tracés qui ont défini l’avenir du continent, appelant à hâter la mise en œuvre des conventions signées, visant à développer les infrastructures de base pour favoriser les échanges commerciaux entre les pays du continent. Ces réalisations ont permis, selon Mme Zuma, « de changer complètement les contours de l’Afrique et d’ouvrir des perspectives prometteuses à tous les  niveaux.» Pour sa part, le secrétaire général adjoint de l’Onu, Carlos Lopez, a salué l’engagement de l’UA quant aux objectifs tracés dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, les maladies et les épidémies et le développement du continent pour lui permettre de réaliser son agenda pour l’année 2063. Abordant les développements enregistrés dans certains pays africains, le responsable onusien a fait part de sa préoccupation quant aux évènements  enregistrés au Soudan du Sud et dans la République centrafricaine, saluant les  efforts de l’Autorité intergouvernementale pour le développement à l’est de l’Afrique (Igad) pour contenir la crise au Soudan du Sud.
Dans son intervention, le président malgache a appelé les participants à soutenir son pays pour lui permettre de recouvrer la confiance en l’Etat et ses institutions après 5 ans d’isolement et de pressions internes et externes, ajoutant que son pays qui traverse « une période sensible a besoin du soutien  de l’UA et de la communauté internationale pour appuyer ses efforts visant à construire un Etat fort et à trouver des sources de financement pour renforcer  le processus politique».
Le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, a souligné la nécessité d’œuvrer pour la « concrétisation de l’approche de l’Afrique qui considère que l’agriculture est la clé de la réussite dans plusieurs domaines », saluant les  projets de développement réalisés à ce jour « dans le but de garantir un avenir  meilleur pour les peuples du continent et la définition des objectifs du développement  durable.»
Il a appelé à la consolidation de la position africaine commune dans les fora internationaux à l’approche du sommet afro-européen prévu en avril 2014.  De son côté, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, président  en exercice de l’UA, a appelé à la poursuite de l’action pour la réalisation des objectifs fixés par l’Union au service des peuples du continent. 

Réforme des Nations Unies
M. Lamamra prend part à la réunion du Comité des 10 chefs d’Etat de l’UA

Le ministre des Affaires étrangères a pris part à la réunion du Comité des dix chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) sur  la réforme des Nations unies, en sa qualité de représentant de l’Algérie qui  fait partie de ce Comité. La réunion s’est déroulée en marge de la 22e session ordinaire du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, dont les travaux ont début jeudi dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba. Le Comité a «pris note» des derniers développements dans le cadre des  négociations intergouvernementales sur la réforme des Nations unies et a réaffirmé  la position africaine notamment le consensus d’Ezulwini et la Déclaration de  Syrte, a-t-on indiqué auprès de cette instance de l’UA. Le Comité a demandé, en outre, à se réunir dans la capitale tchadienne  (Ndjamena) à la fin du mois de février 2013 pour élaborer les stratégies de  promotion de la position africaine commune lors des négociations intergouvernementales, a-t-on ajouté.

Le MAE participe à la réunion du Comité de haut niveau de l’UA sur l’Agenda pour le développement post-2015

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane  Lamamra, a représenté l’Algérie à  la réunion du Comité de haut niveau de l’Union  africaine (UA) sur l’Agenda pour le développement post-2015, tenue en marge de la 22e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, dont les travaux ont débuté jeudi à Addis-Abeba. Le comité qui s’est réuni sous la présidence de la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, a  adopté à l’unanimité le projet de position africaine commune sur l’Agenda pour le développement post-2015 qui sera soumis à la 22e Conférence de l’UA, en préparation des négociations sur cet agenda, a-t-on appris auprès de ce comité.  L’Agenda pour le développement post-2015 coïncide avec l’échéance de la même année (2015), date limite pour la réalisation des Objectifs du Millénaire  pour le Développement (OMD).

Le ministre libyen des AE souligne le rôle «central» de l’Algérie sur les plans régional et sous-régional

Le ministre libyen des Affaires étrangères,  Mohamed Abdelaziz a souligné jeudi à Addis-Abeba le rôle «central» de l’Algérie  sur les plans régional et sous-régional, un rôle qui « influe positivement tant sur les relations algéro-libyennes que sur les relations de la Libye avec les pays africains voisins et les pays du Sahel.» Dans une déclaration à l’APS en marge des travaux du sommet de l’Union  africaine (UA), le ministre libyen a exprimé la volonté de son pays de créer un partenariat «efficace» et dynamiser les relations bilatérales non seulement  dans le domaine de la sécurité mais également dans le domaine économique et  de l’investissement. Le responsable libyen a qualifié les relations algéro-libyennes  de « stratégiques notamment en cette période que traverse actuellement la Libye,  celle de la transition de la révolution à de la construction de l’Etat.» M. Abdelaziz a évoqué les visites effectuées aux plus hauts niveaux,  ce qui reflète « la continuité des relations entre les deux pays », a-t-il dit. Par ailleurs, le chef de la diplomatie libyenne a évoqué la disposition  de l’Algérie à apporter son soutien dans tous les domaines, notamment pour ce  qui est de la formation spécialisée dans la police et l’armée. Qualifiant la dernière visite en Algérie du ministre de l’Intérieur, Seddik Abdelkrim de « réussie », M. Abdelaziz a indiqué qu’elle a permis de prendre connaissance des programmes de formation et de la disponibilité de l’Algérie  à apporter son aide au profit de l’armée libyenne.

M. Lamamra s’entretient avec son homologue tunisien à Addis-Abeba

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane  Lamamra, s’est entretenu jeudi à Addis-Abeba avec son homologue tunisien, Mongi  Hamdi, en marge des travaux du 22e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement  de l’Union africaine qui se tient dans la capitale éthiopienne.  L’entretien a porté sur les travaux du sommet ainsi que sur les prochaines échéances dans le cadre des relations de fraternité et de coopération entre l’Algérie et la Tunisie.

M. Lamamra dans un entretien au journal koweïtien Ennahar
Le sommet arabe de mars sera le « sommet de la réconciliation et du franc-parler »

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a émis l’espoir de voir le sommet arabe, prévu en mars prochain à Koweït, aboutir  à des résultats positifs, le qualifiant de « sommet de la réconciliation et du franc-parler ».  Dans un entretien au journal koweïtien Ennahar, M. Lamamra qui conduisait la délégation algérienne aux travaux de la 2e conférence internationale des donateurs pour la Syrie le 15 janvier dernier, a affirmé la nécessité de faire aboutir le prochain sommet arabe qui consacrera « la réconciliation et le franc-parler »  et permettra à la nation arabe de redémarrer sur des bases consensuelles. Le chef de la diplomatie algérienne a souligné l’importance de la coopération entre les pays arabes, se disant convaincu que certains de ces pays « sont capables  de jeter des passerelles entre tous les Etats », ce qui permettra d’aboutir à  des décisions consensuelles (...)».  « Cette entente sera possible grâce à la clairvoyance des sages et des dirigeants de cette nation qui apporteront de nouvelles approches à même d’arrêter l’effusion de sang dans quelque région que ce soit, en Syrie particulièrement »,  a-t-il encore souligné. Concernant la situation en Syrie, M. Lamamra a indiqué que la seule préoccupation de l’Algérie est que « les frères syriens aboutissent à un règlement qui les rassemble tous et n’exclut aucun de ceux qui désirent aider à reconstruire ce pays.» « Pour ce faire, nul ne doit poser des conditions préalables (lors des négociations à l’instar de Genève 2 dont les travaux se poursuivent mercredi  à Montreux) qui ne feraient que compliquer la situation », a précisé le chef de la diplomatie algérienne.  Répondant à une question sur la position de l’Algérie quant à la proposition onusienne pour la création d’une instance politique transitoire chargée de la  gestion des affaires en Syrie, le ministre a indiqué que l’idée est prévue dans la déclaration de «Genève 1», ajoutant que l’expérience de l’arrêt du conflit armé implique « une étape de transition encadrée par les parties antagonistes,  avec l’aide internationale ». M. Lamamra a rappelé la position de l’Algérie qui reconnaît les Etats et non les gouvernements ou les régimes, précisant que les relations diplomatiques avec la République syrienne «se poursuivent normalement». « Il  faut mettre fin à la situation qui prévaut actuellement dans ce pays et trouver  des solutions pacifiques », a soutenu M. Lamamra. Le chef de la diplomatie algérienne a, par ailleurs, évoqué les relations algéro-égyptiennes affirmant que l’Algérie « suit avec intérêt les développements  sur la scène arabe ». L’Egypte qui est « un grand pays, influe sur l’environnement  arabe et est sensible aux développements », a-t-il souligné tout en rappelant que l’Algérie ne s’ingère pas dans les affaires internes des autres pays. Il a en outre évoqué les «bonnes» relations algéro-irakiennes affirmant qu’elles sont appelées «à se développer et à s’élargir».  Abordant le dossier palestinien, M. Lamamra a réaffirmé que le règlement  définitif exigeait «le respect des droits inaliénables des Palestiniens». S’agissant de la santé du Président de la République, le ministre des Affaires étrangères a affirmé que le Président Abdelaziz Bouteflika «est en bonne santé et suit avec intérêt les affaires de l’Etat, notamment la politique  étrangère de l’Algérie».


Un engagement sans faille

L’engagement de l’Algérie à l’égard de l’Afrique ne s’est jamais démenti au fil des années. Bien au contraire. Et ce n’est pas seulement parce qu’elle se revendique de ce continent. Non. Pour preuve, cet engagement qu’elle ne manque jamais de  manifester, va au-delà des simples déclarations d’intentions  que certains  se croient obliger de faire   à l’occasion des  sommets, conférences et autres réunions de dimension régionale ou internationale. Et pour cause, c’est par des actes tangibles et palpables que l’Algérie  démontre son engagement pour une Afrique prospère, stable et sécurisée. Un diplomate occidental en poste à Alger avait fait part de son « incompréhension »  quant à  la démarche algérienne, lui reprochant de ne pas  médiatiser le soutien qu’elle apporte aux pays africains sous la forme d’aides multidimensionnelles. Un autre s’était étonné pour sa part de la modestie des dirigeants algériens. « Vous effacez des dettes de pays africains d’un montant de plusieurs millions de dollars et vous ne prenez même pas la peine de vous en enorgueillir, alors que d’autres pays effacent des dettes de quelques milliers de dollars et s’arrangent pour que toute la planète le sache ». Est-il nécessaire de leur rappeler que cette  démarche obéit en fait à la doctrine de la diplomatie algérienne. Lorsqu’un pays frère est dans le besoin, l’Algérie  répond  présent sans poser de conditionnalités et sans pour autant sentir le besoin de crier sur tous les toits qu’elle est venue à son aide. Il en a toujours été ainsi et il en sera de même. Car l’Algérie,  qui refuse de  renier son africanité et les engagements qui en découlent, ne peut de ce fait détourner la tête devant le malheur qui peut toucher un pays du Continent noir. Le 22e sommet de l’UA, auquel  M. Sellal a participé en tant que représentant du Président Bouteflika, un des architectes du NEPAD, coïncide avec l’entame d’une nouvelle année sous le signe d’une «Afrique renaissante», dont le présent est fait de défis immenses, tant aux plans  économique  que  sécuritaire.  Des défis que l’Algérie, de part sa responsabilité dans la région en tant que puissance régionale,  tend à relever en apportant sa modeste contribution humaine et financière.  Car convaincue que l’espoir pour les peuples africains est permis, d’autant que rien ne les prédisposaient à vivre dans la pauvreté, l’instabilité et l’insécurité.
Nadia Kerraz
 

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