mercredi 26 juin 2019 22:21:21

conference de presse du president de la CNCPPDH, Me Farouk Ksentini

Flux migratoires mixtes : privilégier l’approche humanitaire

PUBLIE LE : 01-02-2014 | 0:00
Ph : Nacéra

 Le renforcement de la protection des migrants ainsi que les capacités de gestion des flux migratoires mixtes, vers, à partir et à travers l’Algérie,
a été au cœur de la conférence de presse organisée, jeudi dernier, par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), présidée par Me Farouk Ksentini. Cette conférence de presse a eu pour objet, la présentation d’un rapport d’étude  portant sur la contribution de l’Algérie  à une connaissance de ce phénomène des  flux migratoires  dans une vision humanitaire, comme l’a précisé M. Ksentini.  
C’est  un des principaux résultats du projet de la Communauté européenne,   « CE « Algérie, consacré à la  protection des migrants et les capacités de gestion des flux migratoires mixtes. Ce document de travail, selon M. Ksentini « a été produit à un moment crucial durant lequel le rôle de l’Algérie s’est affirmé dans la région, non seulement du point de vue politique et économique mais surtout dans sa position géostratégique. Il contribue donc à  participer au traitement de ce phénomène par la collection et la présentation de l’ensemble des informations disponibles concernant les flux migratoires mixtes en Algérie».
Ce rapport identifie aussi, «les besoins de notre pays en matière de gestion de la migration régulière et irrégulière. Il  envisage aussi à être utile à la communauté des donateurs en soulignant les domaines sur lesquelles les autorités algériennes se concentreront à l’avenir et où la coopération internationale pourrait être bénéfique».
Selon M. Ksentini, «l’étude en question, est le résultat d’une concertation affinée, impliquant autant les acteurs nationaux qu’internationaux». Au regard de ces préalables, les questions soulevées touchent notamment, à des paradigmes consistant à mieux appréhender la manière de faire face  à ces flux migratoires mixtes dans des situations de crise où les accords ne sont plus opérationnels, de concevoir en permanence, les ajustements nécessaires dans cette situation.
 La méthodologie utilisée s’étant effectuée dans un esprit de coopération basé sur une recherche documentaire réalisée par des experts nationaux et internationaux ainsi que sur les résultats des différentes activités, de missions et de réunions engagées dans le cadre de la confection de ce document. La conduite de cette étude, a mobilisé outre la CNCPPDH, le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD), le Conseil italien pour les refugiés (CIR), le Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés (UNHCR),  l’Union des juristes italiens pour la défense des droits de l’homme (UFTDU).
La situation est maîtrisée
Dans le sillage du débat instauré à l’occasion de la présentation de cette étude, M. Farouk Ksentini a d’abord insisté sur l’importance et la qualité de ce travail qui représente à ses yeux, une référence en la matière. C’est  l’aspect humanitaire qui nousintéresse au plus haut point, car l’enjeu est de traiter humainement ces catégories de population en état de vulnérabilité intense. Ceci est essentiel et capital a affirmé M. Ksentini pour qui, la solution idoine réside dans le fait de parvenir à une solution humainement acceptable.
M. Ksentini a déclaré que «le phénomène du flux migratoire est une réalité en Algérie mais la situation est maîtrisée, qu’elle n'a pas pris une tournure préoccupante, qu’elle sera davantage maîtrisée pour peu que les enseignements consignés dans cette étude qui a requis trois années de réflexion, soient pris en compte. Il incombe au  législateur d'apprécier le phénomène, dans la mesure où il vaut mieux prévenir que guérir, a encore ajouté M. Ksentini. Il importera aux institutions algériennes de prendre des dispositions législatives afin  d’améliorer les conditions d'accueil de ces réfugiés.                   
Selon Mme Arabelle Bernecker Thiel, membre de l’ICMPD,  ce document possède l’avantage de constituer l’entame d'un débat public sur les migrations, de développer une approche multidimensionnelle. L'expert du Centre de recherche appliquée en économie et développement  (CREAD), M. Mohamed Saib Muzette, a mis en relief la situation nodale de l'Algérie qui prévalait au moment de la réalisation de l'étude. L'Algérie faisait face aux conséquences de ce qui est convenu de qualifier de «printemps arabe» avec des frontières fréquentées par les réfugiés tunisiens, maliens, nigériens et même le retour de nos migrants de Syrie et d'Egypte, a-t-il fait observer.

Provocations marocaines contre l’Algerie : Ksentini préconise  la fermeté
 Visiblement irrité par ce qu’il estime une provocation perpétrée par le royaume chérifien vis-à-vis de l’Algérie, M. Farouk Ksentini,  a exhorté les autorités algériennes à adopter le langage de la fermeté  à l’encontre du  Maroc, n’hésitant pas à préconiser le recours à la rupture «des relations diplomatiques.»
Le Makhzen s'est rendu coupable d'une autre provocation. Ce comportement est le propre d’un ennemi et non pas d'un pays frère. «A mon sens, il faut rompre les relations diplomatiques» soutient-il. C’était une réponse, on ne peut plus cinglante et tranchante aux allégations du Maroc au sujet de supposées  expulsions par les autorités algériennes de ressortissants syriens vers le territoire marocain.
« Il convient  de tenir avec le Maroc le langage qu'il comprend et qu’il faut tirer les  conséquences de ces récurrentes provocations», a-t-il argumenté, considérant que cette affaire est montée de toute pièce par le Maroc pour provoquer l'Algérie.        
Concernant justement ces refugiés syriens, M. Ksentini a précisé que c’est un devoir de les accueillir avec  le souci constant de les héberger convenablement  dans les différents sites, non sans omettre de signaler  qu’il faudrait au cas où la nécessité l’impose, d’augmenter le nombre de ces centres d'accueil.   
Mohamed Bouraib

Ksentini : Les incidents survenus à Ghardaïa ne relèvent pas des droits de l'homme

Le président de la Commission nationale consultative de protection et de promotion des droits de l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini,  a déclaré jeudi à Alger que les incidents survenus récemment à Ghardaia n'avaient aucun lien avec les droits de l'Homme.          
M. Ksentini a affirmé que les tensions que Ghardaia a connues «ne sont pas d'origine religieuse ni idéologique et n'ont aucun lien avec les droits de l'Homme».         
«Il s'agit de simples heurts entre voisins», a soutenu M. Ksentini, soulignant toutefois la nécessité d'endiguer un tel phénomène.          
«Certes il faut punir les auteurs de dépassements, si dépassements il y a, dans le cadre de la justice», a encore considéré le président de la CNCPPDH qui a émis le vœu que cette wilaya retrouve la stabilité.          
«Chaque citoyen a le droit de vivre dans la cohésion et la sécurité», a insisté M. Ksentini.          
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait présidé, à Ghardaïa, la célébration officielle du Mawlid-Ennabaoui dans le cadre des démarches entreprises afin d'apporter les solutions appropriées auxquelles aspirent les citoyens pour restaurer la quiétude et la sérénité à Ghardaïa après les échauffourées entre jeunes enregistrées la fin de l'année dernière dans plusieurs de ses quartiers  de la ville.          
Sur instruction du Chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, le Premier ministre s'est impliqué personnellement dans la recherche d'une solution définitive à ces incidents récurrents entre groupes de jeunes dans la wilaya.          
Le Premier ministre avait reçu au début du mois courant une délégation de citoyens représentant les communautés ibadite et malékite de Ghardaïa, afin de mettre fin aux tensions qu'a connues cette wilaya, les dernières semaines de l'année dernière.          
A l'issue de cette rencontre, plusieurs décisions ont été prises afin de permettre le retour à la normale à Ghardaïa, notamment la création au niveau  des communes touchées d'un conseil de sages, un «espace d'arbitrage et de conciliation» sur la base de la «coexistence harmonieuse et pacifique» ancestrale qui prévalait  dans cette wilaya.          
M. Sellal avai également indiqué lors de sa dernière visite à Blida «qu'il n'y a aucun problème entre les rites Ibadite et Malékite» précisant que les deux écoles étaient «proches».

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