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Association des femmes juristes : Durcissement des sanctions contre les parents ne scolarisant pas leurs enfants

L'association des femmes juristes de la wilaya d'Alger a souligné jeudi à Alger la nécessité de durcir les sanctions à l'encontre des parents qui refusent de scolariser leurs enfants en considérant cet acte comme un délit passible de prison ferme.

PUBLIE LE : 31-01-2014 | 23:00

L'association des femmes juristes de la wilaya d'Alger  a souligné jeudi à Alger la nécessité de durcir les sanctions à l'encontre des  parents qui refusent de scolariser leurs enfants en considérant cet acte comme  un délit passible de prison ferme.          
La responsable des relations extérieures de l'association, Mme Ghania  Nechar a insisté lors d'une rencontre sur "les propositions juridiques de l'association  concernant la loi sur la protection de l'enfant", sur la "nécessité d'amender  l'article 12 de la loi d'orientation de l'Education nationale relatif aux sanctions  affligées aux parents d'élèves qui refusent de scolariser leurs enfants en considérant  cet acte comme un délit passible de prison ferme et non point comme une simple  infraction de troisième degré".  Elle en outre proposé "la création d'une instance locale comptant le  wali, le président de la commune et les directeurs d'écoles afin de poursuivre  les parents d'élèves qui refusent à leurs enfants le droit à l'éducation et  examiner les plaintes porté contre eux".         
 Dans ce contexte Mme Nechar a proposé "la création de l'association  des femmes juristes de la wilaya d'Alger en se constituant partie civile pour  défendre les mineurs privés de ce droit et la protection de leurs droits en  cas de plainte contre leurs parents". S'agissant de la situation matérielle difficile des familles qui est  souvent à l'origine de la privation des enfants de moins de 16 de rejoindre  les bancs de l'école, elle a souligné "l'impératif d'augmenter la prime de scolarité  et de prendre en considération la situation sociale des familles pauvres". Par ailleurs, Mme Zakia Benziane, membre de l'association, a avancé  plusieurs propositions pour enrichir la loi relative à la protection de l'enfance,  notamment concernant l'exploitation des enfants dans la mendicité, appelant  à ce propos à la "nécessité d'assurer les mécanismes d'application de la loi  dans ce domaine".
Mme Benziane a recommandé le "recensement des personnes s'adonnant à  la mendicité pour protéger les nécessiteux d'entre eux et punir, par la prison,  ceux qui exploitent les enfants par la prison, appelant le ministère de l'Education  à "reconsidérer les décisions relatives à l'expulsion des élèves à un age précoce". Considérée comme le lancement de plusieurs activités programmées par  l'association créée en décembre 2013, la rencontre a regroupé des défenseurs  des droits de l'enfant, des juristes, des écrivains et des hommes de Lettres.          
L'association des juristes femmes de la wilaya d'Alger débattra lors  des rencontre qu'elle tiendra tous les derniers jeudis de chaque mois de plusieurs  thèmes dont le débat autour de la loi régissant la profession d'avocat et celles  relatives aux douanes, aux droits d'auteur et à l'investissement étranger en  Algérie.

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