mardi 12 novembre 2019 15:49:03

G 20 : Strauss-Kahn reproche aux Etats-Unis ''d'aller trop vite'' avec des propositions toutes faites au sommet

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a reproché hier aux Etats-Unis d'aller "trop vite" en venant avec des propositions toutes faites au G20 sur les moyens de relancer l'économie mondiale.

PUBLIE LE : 13-11-2010 | 20:42
D.R

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a reproché hier aux Etats-Unis d'aller "trop vite" en venant avec des propositions toutes  faites au G20 sur les moyens de relancer l'économie mondiale. "Les Etats-Unis ont essayé de pousser trop vite, à mon avis, à un moment  où le socle de coopération n'est plus aussi ferme qu'il l'a été pendant la crise"  financière de 2008-2009, a déclaré M. Strauss-Kahn en marge du sommet  du Forum économique Asie-Pacifique (Apec), ouvert à Yokohama (région de Tokyo). De nombreux Etats membres du G20, dont la Chine et l'Allemagne, qui  attendent un travail plus collectif, ont refusé de s'engager à réduire leurs  colossaux excédents courants, comme l'aurait souhaité l'administration  américaine, mettant ainsi en minorité le président Barack Obama, jeudi et vendredi  lors du sommet des pays riches et émergents à Séoul.    "Il y a eu une réaction, pas tellement d'ailleurs contre le fond de  ce que disaient les Etats-Unis mais (pour leur indiquer) que maintenant ça va  être plus compliqué" d'avancer à marche forcée, a souligné le directeur général  du FMI.     
Selon lui, il faudra que "deux, trois, quatre G20 se passent (pour)  recréer ce sentiment qu'il y a un travail collectif" entre les pays représentant  plus de 90% du PIB mondial.     
A Séoul, l'administration américaine s'est souvent retrouvée sur la  défensive, de nombreux pays, notamment asiatiques, lui reprochant vertement  de faire tourner la planche à billets pour relancer son économie, au risque  de nuire à la stabilité financière de la planète. "Les Américains vont continuer à faire des propositions. De toute façon,  c'est utile car il faut que le débat ait lieu", a nuancé M. Strauss-Kahn. "Simplement, il ne faut pas qu'on s'attende à ce que les débats aboutissent  en une seule fois rapidement".     
Interrogé sur les accusations réciproques que se lancent les Etats-Unis  et la Chine, il a renvoyé les deux premières économies mondiales dos à dos en  déclarant: "Chacun pense que les autres doivent faire plus d'efforts que  soi-même".
 

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