samedi 17 novembre 2018 15:00:49

Le Ministre des ressources en eau à Relizane : Disponibilité et économie : une équation à résoudre

Le ministre des Ressources en eau s’est dit largement optimiste quant au volume de la mobilisation des ressources hydriques eu égard aux potentialités que recèle la région de Mina en matière de transfert et de production aussi bien pour l’AEP...

PUBLIE LE : 29-01-2014 | 0:00
D.R

Le ministre des Ressources en eau s’est dit largement optimiste quant au volume de la mobilisation des ressources hydriques eu égard aux potentialités que recèle la région de Mina en matière de transfert et de production aussi bien pour l’AEP que pour les besoins d’irrigation agricole que pour le  projet de dessalement à partir du MAO qui couvrira dans un proche avenir plus de 15 communes sur les 38 que compte la wilaya de Relizane, notamment le couloir qui desservira la wilaya de Tiaret, soit 9 autres communes de la région.
M. Hocine Necib a déclaré dans ce cadre que la wilaya de Relizane considérée comme étant un agropole est un modèle en termes de satisfaction de la production agricole par l’exploitation optimale de toutes ces capacités, soit un volume de 32 millions de mètres cubes d’eaux souterraines provenant de  5 champs captants situés dans la partie nord de la wilaya, la partie sud étant dépourvue de nappes. Les 150 forages et 37 puits ont une capacité de 32 hm3/an, dont 61% destinés à l’AEP et 20 hm3 pour l’irrigation agricole.
Les trois grands barrages de Gargar, Merdjat Sidi Abed et Sidi M’hamed Benaouda de la wilaya  peuvent mobiliser 560 millions de m3 et le taux de remplissage est estimé à 67%. Un ouvrage en projet, celui de Djidiouia, renforcera ce potentiel hydrique de 83 millions de m3.
Les explications données au ministre par les responsables du secteur font apparaître que les capacités de production en AEP sont de 2.567 l/j, une moyenne de 180 l/j/habitant dans les zones urbaines et de 160 l/j/habitant en zones rurales. La dotation en eau dans les 38 communes est très satisfaisante et le taux de raccordement est de 99%. L’assainissement  compte 85 réseaux sur 850 km de linéaire avec un taux de raccordement appréciable aussi bien en milieu urbain que rural. 31.800 hectares de périmètres irrigués  profiteront pleinement du dessalement après l’achèvement de ce grand projet, même si l’on déplore dans les situations de l’AEP les questions liées au manque de maîtrise dans la gestion de la distribution rationnelle des eaux et la vétusté des réseaux. Des efforts considérables sont faits pour la rénovation, avec un taux d’efficience de 65%.
  La question cruciale de la protection contre les inondations des villes de Relizane et de Oued R’hiou ont retenu l’attention du ministre lors de l’inauguration de cette structure de prévention et de protection du chef-lieu de la wilaya pour laquelle une importante enveloppe financière a été consentie. En supervisant le site de rénovation de la conduite de refoulement d’AEP de la zone d’Ammi Moussa et Ain Tarik, soit une enveloppe de 1 milliard de dinars achevée à 100%, le ministre n’a pas manqué de rappeler qu’il va falloir réduire la consommation d’eau potable par le payement forfaitaire pour les consommateurs ; la généralisation des compteurs permettra une meilleure économie de l’eau car l’Etat investit de grosses sommes pour fournir cette eau potable.
Les travaux de rénovation et de réhabilitation des équipements hydromécaniques et électriques des trois barrages en exploitation de la région ont retenu aussi l’attention du ministre.
L’adduction d’eau dessalée desservant la wilaya de Relizane à partir du réservoir de 10.000 m3 projeté à Mostaganem a suscité un intérêt particulier du ministre qui a appelé à privilégier les procédés du goutte-à-goutte dans l’irrigation agricole à partir du Bas Cheliff sur une superficie de 14.577 ha dont le volume d’assolement atteint 33 hm3 dans la localité de Hmadna, soit un gain de temps, d’énergie et financier, a-t-il rappelé en substance car la région se trouve confrontée à des situations de surexploitation avec toutes les conséquences que cela induit, d’où la nécessité de rechercher les méthodes et  moyens devant permettre  d’assurer un suivi   rigoureux  des nappes en exploitation, de procéder à un inventaire exhaustif de tous les points d’eau et de définir des indicateurs fiables pour les zones à protéger afin d’identifier et d’évaluer les ressources hydriques souterraines.
A. Ghomchi
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions