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Algérie-Autriche : Élargir les opportunités de coopération entre les deux pays

Les relations bilatérales entre l’Autriche et l’Algérie permettront l’émergence de partenariats basés, notamment sur le transfert de savoir-faire dans divers secteurs d’activité.

PUBLIE LE : 28-01-2014 | 23:00
D.R

Les relations bilatérales entre l’Autriche et l’Algérie permettront l’émergence de partenariats basés, notamment sur le transfert de savoir-faire dans divers secteurs d’activité.

C’est ce qui ressort des travaux de la réunion du groupe de travail mixte algéro-autrichien mis en place dans le cadre de la mise en œuvre du mémorandum d'entente algéro-autrichien dans les domaines de l'agriculture et des forêts, qui se sont ouverts, hier, au siège du ministère de l’Agriculture et du Développement rural sous la présidence de son excellence Mme  Aloisia Worgetter, ambassadeur de la République d'Autriche à Alger et M. Abdelwahab Nouri, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
Au cours de son allocution d’ouverture, le ministre a qualifié le partenariat, entre les deux pays, d’ « excellent » et a exprimé le vœu d’élargir le champ des échanges entre les deux pays dans un esprit « offensif et volontariste », a-t-il déclaré à l'adresse de la délégation autrichienne.           
Le ministre n’a pas omis de rappeler dans ce contexte « les progrès appréciables » enregistrés dans le cadre de la coopération algéro-autrichienne en matière de développement de la filière bovine.          
« Engagée depuis 2006 cette coopération s'est traduite, notamment par l'importation de plus de 37.000 génisses d'Autriche. Nous attendons de nos partenaires autrichiens l’accompagnement qui va être suivi et le transfert de savoirfaire dans le domaine de la santé animale et des techniques de reproduction,  mais nous voulons, par ailleurs, élargir le champ de notre coopération à d'autres  domaines tels que le développement et l'exploitation des richesses forestières », a-t-il souligné.
Tout en insistant sur le développement agricole, le ministre a indiqué que l’Algérie investit chaque année près de trois milliards de dollars dans le développement de l'agriculture et elle souhaite « une contribution active », de la part de l’Autriche pour la relance et la diversification de la production agricole nationale et ce, en « tissant des partenariats avec les opérateurs et entreprises du secteur », a-t-il notamment dit en appelant les deux parties à « multiplier d’avantage cette coopération et lui donner un sens sur le plan du partenariat ».
De son côté, l'ambassadeur de la République d'Autriche à Alger, Mme  Aloisia Worgetter, a indiqué  « la présence d'une forte délégation d'experts autrichiens est la marque d'une forte volonté de promouvoir une coopération mutuellement fructueuse ».
Elle a saisi l’occasion pour mettre en exergue la qualité du produit agricole algérien en insistant sur  « les atouts indéniables » de l’Algérie pour « le développement d’une agriculture dite bio ». Elle a cité dans ce contexte les fruits, l'huile d'olive, le miel et les dattes d'Algérie, en l’occurrence Deglet Nour qui sont d'une « rare qualité ». Elle n’a pas omis d’insister sur ce potentiel agricole qui mérite d'être « valorisé ».   Il y a lieu de rappeler que ces travaux qui ont vu la participation d’experts des deux pays ont été consacrés à la présentation du secteur agricole et forestier en Algérie et en Autriche et à l'identification  des opportunités de coopération dans ces domaines.
Plusieurs communications liées à la situation de l'agriculture et de la politique mise en œuvre pour répondre au défi de la sécurité alimentaire ont été présentées pour la partie algérienne.  
Pour sa part, la délégation autrichienne a fait une présentation concernant l'agriculture de montagne, l'alimentation des bovins et le contrôle vétérinaire ainsi que la sylviculture et le développement du secteur forestier en Autriche.
Cette première réunion de travail a été mise à profit, par ailleurs,  pour présenter la convention entre la wilaya de Khenchela et le land (province)  du Tyrol.          
La réunion a été précédée par la visite dimanche et lundi derniers à  Khenchela de la délégation autrichienne où elle s'est rendue notamment dans  des exploitations agricoles et d'élevage.
Pour rappel, un mémorandum d'entente de coopération dans les domaines de l'Agriculture  et des Forêts entre l'Algérie et l'Autriche a été signé le 29 août 2012. Ce  mémorandum porte sur la coopération scientifique, technique, et économique  dans les domaines de l'agriculture et des forêts et du développement rural à  travers notamment l'élaboration et la réalisation de projets et de programmes de coopération d'intérêts communs.
Sarah Sofi

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Le ministre de l’agriculture et du développement rural :
« L’Algérie est un grand pays qui offre énormément d’opportunités »
« Nous avons saisi l’occasion avec son Excellence l’ambassadeur d’Autriche à Alger, pour évoquer les partenariat entre les deux pays dans le domaine agricole. Cette coopération qui date des années 70 a commencé à donner d’excellents résultats, notamment en matière de santé animale, les techniques de reproduction et le développement et l'exploitation des richesses forestières. L’Algérie est un grand pays qui offre énormément d’opportunités. Comme nous sommes en train de le faire avec certains pays, nous avons souhaité, à ce que l’Autriche puisse se joindre à cet effort déployé dans notre pays dans le cadre du développement agricole. Les Autrichiens sont les bienvenus chez nous.  Nous sommes disposés à les soutenir. L’essentiel, c’est de donner à cette coopération un sens qui puisse nous laisser réconfortés quant aux résultats que nous projetons d’atteindre à l’avenir »    
S. S.

Aloisia Worgetter, ambassadeur d’Autriche à Alger :
« Le produit agricole algérien est de qualité bio » 
La forte délégation du ministère autrichien de l’Agriculture a constaté que les mesures adoptées par le gouvernement algérien dans ce domaine étaient presque pareilles à celles que nous avons mises en place dans les années 1970. Il me semble que les défis étaient les mêmes, notamment en matière de développement de la production nationale ainsi que celle de l’autosuffisance. La délégation a compris que l’Autriche, à un certain moment, a procédé aux mêmes mesures que celles prises dernièrement par l’Algérie. L’importance est de pouvoir prévoir les mesures nécessaires au moment du besoin. Autrement, chaque marché à ses spécificités y compris celui de l’Algérie. Le reste, il suffit de s’adapter. Je trouve que l’Algérie à des conditions avantageuses par rapport à d’autres marchés. La signature du mémorandum d’entente avec l’Algérie constitue le cadre nécessaire à la dynamisation de la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de l’agriculture, le développement rural, les forêts et l’élevage.
Au cours de notre déplacement, tout récemment dans la wilaya de Khenchela, nous avons constaté la qualité bio du produit agricole et la valeur de la productivité en matière de divers produits tel que l’huile d’olive, les dattes, le miel et bien d’autres aliments. D’ailleurs nous envisageons d’importer quelques nouveaux produits algériens dans le proche avenir afin de faire goûter tous ces produits au client autrichien et l’orienter à consommer le label algérien ».
S. S.

M. Abdelwahab Nouri :
« L’Algérie produit 3,5 milliards de litres de lait et importe 2 milliards de litres de poudre de lait par an »
L’Algérie produit 3,5 milliards de litres de lait par an. C’est un immense exploit par rapport au passé, a déclaré M. Abdelwahab Nouri, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, en marge des travaux de la réunion du groupe de travail mixte algéro-autrichien mis en place dans le cadre de la mise en œuvre du mémorandum d'entente algéro-autrichien dans les domaines de l'agriculture et des forêts, qui se sont ouverts, hier, au siège du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Il a affirmé par ailleurs que l’Algérie importe entre 1,5 et 2 milliards de litres de poudre de lait par an. « Cette situation démontre que la production nationale a commencé à prendre sa place dans les marchés nationaux », a-t-il relevé tout en insistant l’importance de la coopération dans l’élevage bovin qui vise la multiplication de la production en matière de lait. Sur la crise du lait, qui est internationale, M. Nouri a assuré la population que la production du lait demeure subventionné par l’État est restera largement suffisante.
S. S.

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