mercredi 18 septembre 2019 08:07:01

ANDI : Les investissements ont plus que doublé en 2013

Marché algérien : Potentiellement le plus attractif

PUBLIE LE : 26-01-2014 | 23:00
D.R

Les investissements déclarés en 2013 auprès de l'Agence nationale de développement de l'investissement (ANDI) ont atteint 1.716 milliards DA (plus de 22,5 milliards de dollars), contre 816 milliards DA en 2012, en hausse de 110 %, a-t-on appris dimanche, auprès de cette agence.

Les investissements déclarés durant l'année dernière ont connu des hausses  «sensibles» en termes de valeur, de projets et d'emplois créés, comparativement  à 2012, selon l'ANDI. Le nombre de projets est passé de 7.715 à 8.895, en hausse de 15%, a souligné l'ANDI qui table sur la création de 149.000 nouveaux postes d'emploi, en augmentation de 63 %. S'agissant des projets d'investissement déclarés en partenariat avec des étrangers, leur nombre a presque quadruplé passant de 17 à 65 projets en  2013, en hausse de 282 % par rapport à 2012 pour un montant de 331,8 mds DA (4,5 mds de dollars) et devraient créer 17.082 nouveaux postes de travail. Cette «importante» reprise des investissements est due à la stabilité de la législation, ainsi qu'aux mesures prises par le gouvernement pour encourager les investissements, notamment les aides et les facilitations introduites à travers les lois de finances, décrets exécutifs et divers arrêtés interministériels et ministériels, a déclaré à l'APS le DG de l'ANDI, Abdelkrim Mansouri.                               

2013, année du retour de la confiance des investisseurs            
2013, qui a vu la mise en œuvre de plusieurs dispositions visant le développement et la facilitation de l'acte d'investir, a été l'année «du retour  de la confiance des investisseurs nationaux et étrangers», a estimé le premier responsable de l'ANDI. Ces dispositions, a-t-il poursuivi, ont essentiellement pour objectif  de booster l'investissement, de créer de l'emploi, de réduire la facture des importations et enfin assurer un développement harmonieux des territoires. Partant de ce constat, M. Mansouri a affirmé que l'année 2014 s'annonce «prometteuse» en matière d'investissement, compte tenu des nouvelles mesures de facilitations et d'encouragement supplémentaires décidées au titre de la loi de finances 2014. «La volonté des pouvoirs publics de relancer l'industrie nationale à travers notamment la définition des filières industrielles stratégiques, la relance des plans de développement des entreprises publiques industrielles, ainsi que la création du comité doing business avec la participation active de la communauté des hommes d'affaires, a également contribué à l'augmentation des projets d'investissement», a-t-il soutenu. D'autres mesures ont fait de 2013, l'année record en matière d'investissement, a ajouté M. Mansouri qui a cité la mise en place d'espace de concertation et de dialogue entre les différents acteurs de la sphère économique et organes de facilitation et de soutien aux entreprises au niveau des wilayas, ainsi que le lancement de plusieurs actions de promotion de l'investissement dans les divers secteurs productifs à travers des séminaires d'information à l'intérieur du pays et à l'étranger et le lancement des appels à projets.

Investissement déclarés : prédominance du privé            
Le bilan de l'ANDI a relevé une prédominance du secteur privé avec 96 % en termes de nombre de projets et 48 % en valeur contre seulement 3 % en nombre de projets et 36 % en termes de montants pour le secteur public. Les données de l'agence montrent une concentration des projets d'investissements  au nord du pays avec plus de 67% de l'ensemble des projets déclarés. Par secteur d'activité des projets déclarés, les projets industriels arrivent en tête, suivis de ceux du secteur du BTPH avec consécutivement 63 % et 11 % du volume des investissements déclarés en 2013.           
Selon l'ANDI, 26 pays étrangers ont déclaré des projets d'investissement en Algérie durant 2013 contre seulement 8 en 2012. Ces projets de partenariat sont concentrés dans les filières industrielles, notamment les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques avec 31% en termes de nombres de projets, 82% en termes financiers et plus de 50% en termes d'emplois.

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Marché algérien : Potentiellement le plus attractif
Les investissements déclarés en 2013 auprès de l'Agence nationale de développement de l'investissement (ANDI) ont atteint 1.716 milliards de DA (plus de 22,5 milliards de dollars), contre 816 milliards de DA en 2012,  en hausse de 110%. Ces bons résultats, annoncés par l’ANDI, montrent que l’activité économique algérienne n’a pas reculé et plusieurs secteurs de développement présentent un fort potentiel pour l’avenir, outre l’environnement des affaires qui est plutôt stable et a tendance à s’améliorer, c’est ce que montre le rapport de l’ANDI sur le contexte des investissements en Algérie. Cette situation plutôt favorable à l’économie algérienne est confirmée par le maintien par la Coface de la note A4 de l’Algérie, tout porte à croire, en tout cas, que le pays ne semble pas répugner les investisseurs. L’Algérie reste potentiellement le plus attractif marché de la région. D’autant plus que les résultats des entreprises étrangères ayant investies en Algérie sont bons et ont vu leurs bénéfices augmenter. Ses résultats contrastent aussi avec les inquiétudes soulevées par certains sceptiques et sont considérés comme une aubaine pour nombre d’entreprises qui opèrent dans des activités prometteuses. Il convient de noter également que malgré le chaos qui a secoué et fait planer un risque pour la région, l’Algérie qui n’a pas cessé d’appeler à développer de nouveaux partenariats économique, a pu réaliser une nette amélioration du climat des affaires, suite aux différentes mesures d’incitations et d’encouragement à l’investissement et aux porteurs de projets, prises par les pouvoirs publics, notamment dans les régions des Hauts Plateaux et du Sud. Les mesures de débureaucratisation de l’acte d’investissement prise par le Premier ministre, la redynamisation du rôle des CALPIREF, le plan de développement des entreprises publiques ainsi que les rencontres de vulgarisation, organisées dans une trentaine de wilayas ont aussi contribué à cette performance. Plus de la moitié des investissements vont à l’industrie. Il est à rappeler que le nouveau dispositif d’investissement octroie en plus des avantages fiscaux et parafiscaux, tels que l’exonération de l’IBS et de la TAP pour une durée de 10 ans, d’autres avantages touchant le foncier économique, notamment la concession au dinar symbolique et des réductions importantes de la redevance locative. A cet effet, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal avait instruit en juin dernier, les walis lors d’une rencontre à Alger en vue d’accorder une attention particulière aux dossiers d’investissements examinés par les CALPIREF, présidés par les walis. Il a, ainsi, insisté sur un réel accompagnement de l’administration des dossiers d’investissement et d’œuvrer à faciliter la mise en œuvre des projets tout en levant les obstacles à travers l’allègement des procédures et la réduction du temps de traitement des dossiers. Les décisions qui ont été prises pour relancer davantage l’investissement, lors de la dernière tripartite, ainsi que les mesures inscrites dans le projet de la loi de finances 2014, sont de nature à booster les investissements à l’avenir en Algérie. Si le pays s’affiche en champion et dépasse d’une courte tête plusieurs pays de la région en matière d’investissements. En dépit du Printemps arabe, la confiance des investisseurs semble être revenue sur l’Afrique du nord, en particulier l’Algérie, qui fait valoir son potentiel au vu de la taille de son économie et de ses ressources, parmi les plus importantes de la région.
Farid Bouyahia

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