mercredi 14 novembre 2018 17:29:01

L’association Nassim El-Andalouss d’Oran anime une soirée à la salle Ibn Zeydoun : Le patrimoine andalou dans toute sa splendeur

L’association culturelle Nassim El-Andalouss a donné un concert, samedi dernier à l’Office Riadh El-Feth d’Alger. Un récital parrainé par l’Office national des droits d’auteur et droits voisins où régnait une atmosphère de solennité et de silence quasi religieux, rehaussé par la présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi. L’Oranie n’est pas seulement, comme on aurait trop souvent tendance à le croire depuis quelques décennies, le temple de la musique raï sortie des bas-fonds des faubourgs de la ville côtière. Tout comme ses voisines du Centre et de l’Est réputées pour êtres depuis des lustres les gardiennes sacrées du genre andalou dans toutes ses variétés, elle a produit depuis l’indépendance des orchestres de cette musique classique que des maîtres de l’école de Tlemcen avaient introduite à Oran en créant des cercles prestigieux pour perpétuer l’héritage de ce patrimoine arabo-berbère si cher aux nombreux mélomanes de ce genre qui reste à ce jour très prisé par quelques rares férus de cette musique qui possède toutes les caractéristiques et modes de la musique savante transmise depuis des générations.

PUBLIE LE : 27-01-2014 | 0:00
Ph. : Wafa

L’association culturelle Nassim El-Andalouss a donné un concert, samedi dernier à l’Office Riadh El-Feth d’Alger. Un récital parrainé par l’Office national des droits d’auteur et droits voisins où régnait une atmosphère de solennité et de silence quasi religieux, rehaussé par la présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi.

L’Oranie n’est pas seulement, comme on aurait trop souvent tendance à le croire depuis quelques décennies, le temple de la musique raï sortie des bas-fonds des faubourgs de la ville côtière. Tout comme ses voisines du Centre et de l’Est réputées pour êtres depuis des lustres les gardiennes sacrées du genre andalou dans toutes ses variétés, elle a produit depuis l’indépendance des orchestres de cette musique classique que des maîtres de l’école de Tlemcen avaient introduite à Oran en créant des cercles prestigieux pour perpétuer l’héritage de ce patrimoine arabo-berbère si cher aux nombreux mélomanes de ce genre qui reste à ce jour très prisé par quelques rares férus de cette musique qui possède toutes les caractéristiques et modes de la musique savante transmise depuis des générations.
L’association culturelle  Nassim El-Andalouss  a donné un concert samedi dernier à l’office Riadh El-Feth d’Alger, un récital parrainé par l’office national des droits d’auteur et droits voisins où régnait parmi le public une atmosphère de solennité et de silence quasi religieux, rehaussé par la présence de la ministre de la Culture Khalida Toumi et du responsable qui dirige cet orchestre, ainsi que de nombreuses personnalités du monde de la culture et des lettres. Le concert qui s’est tenu à l’occasion de la sortie d’un coffret de musique qui est une compilation des meilleurs morceaux interprétés par l’orchestre depuis sa création en 1969 et qui a donné lieu à une grande cérémonie était l’occasion pour ses musiciens, dont un bon nombre arborait un âge mûr et étaient habillés pour la circonstance d’une ancienne tenue vestimentaire typique de la région de couleur noire avec serwals et chéchias brodés de fils jaunes, de donner à la capitale une prestation de choix donnant à voir toute la maîtrise de ce genre traditionnel.  La soirée fut ponctuée de longs et langoureux préludes musicaux que les quatorze musiciens accompagnés d’une jeune fille ont exécutés avec une certaine aisance dans le jeu en commençant le récital par un rythme lent joué par des instruments qui voilaient au départ leur sonorités pour en accélérer ensuite la cadence et le son.
 Les spécialistes de l’andalou auront su reconnaître les principaux mouvements du programme de la soirée avec ses différentes étapes,  ainsi que les textes célèbres chantés exaltant l’amour, la vie et l’amitié  par des voix d’hommes mêlées à celle de l’unique femme qui participait au concert. Il faut reconnaître à cet orchestre venu de l’ouest du pays, une troupe de musiciens dont l’interprétation musicale et vocale n’avait d’égal que le talent et le perfectionnement de ce genre, qu’il a été à la bonne école de ses maîtres tlemcéniens qui ont su l’initier et lui apprendre tous les menus secrets des trésors de cette  musique, à l’instar de Cheikh Mahmoud Sari, Cheikh Abderrahmane Sekkal, puis du cheikh Bachir Zerrouki qui avaient inculqué autrefois à leurs élèves oranais tout un précieux savoir-faire pour permettre un réel enrichissement et un authentique raffinement pour perpétuer l’esprit et la connaissance de ce patrimoine musical. On sait que cette association fut par ailleurs créée grâce à la volonté d’une poignée de mélomanes universitaires curieux et avides d’explorer cet héritage musical et qu’elle a dû batailler dur pour surmonter toutes les difficultés rencontrées en chemin pour imposer l’enseignement de cette musique en multipliant les sources d’apprentissage avec l’acquisition de plusieurs bandes audio du cheikh Larbi et des disciples de ce dernier malgré de maigres ressources financières.
Aujourd’hui, l’association peut se vanter d’avoir accompli son devoir en transmettant son enseignement à travers un travail continu et assidu à plus de 7.000 élèves, à telle enseigne qu’elle recevra dès l’été 1971 le prix spécial  à la fête de la jeunesse entrant ainsi dans la grande famille algérienne de la musique andalouse et sous l’égide du ministère de la Culture, la troisième place, lors du troisième festival consacré à cette musique à Alger.
Lynda Graba

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