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Expositions au musée d’art contemporain d’Alger : Les performances visuelles de la photographie

Dans le cadre du 5e festival international d’art contemporain ouvert depuis le 15 décembre dernier et qui fermera ses portes dans quelques jours, vers la fin du mois, trois expositions qui ne semblent pas drainer beaucoup de visiteurs à l’exception de quelques rares curieux, se tiennent au MaMa et occupent les trois paliers du grand édifice des anciennes Galeries algériennes transformées en musée.

PUBLIE LE : 21-01-2014 | 0:00
Ph : Louisa

Dans le cadre du 5e festival international d’art contemporain ouvert depuis le 15 décembre dernier et qui fermera ses portes dans quelques jours, vers la fin du mois, trois expositions qui ne semblent pas drainer beaucoup de visiteurs à l’exception de quelques rares curieux, se tiennent au MaMa et occupent les trois paliers du grand édifice des anciennes Galeries algériennes transformées en musée. Cette nouvelle édition de haute facture et qui présente une exposition d’art contemporain et deux autres expositions photographiques entièrement dédiées à la pratique de l’art de l’image dans ses tendances les plus actuelles avec pour thème générique l’art contemporain comme outils de mémoire contre l’absence, devrait  pourtant susciter le regard mais il faut dire que dans ces cas se sont surtout les spécialistes qui font le déplacement. Le MaMa a pour sa part et à cette occasion pris attache avec des écoles d’art les plus renommées dans le monde européen et arabe avec des artistes qui ont produit des œuvres sur la ville d’Alger et de ses banlieues qu’ils connaissent bien pour avoir fait de nombreux  séjours dans notre pays. C’est pratiquement tous les travaux effectués comme une réponse manufacturée à l’absence, une sorte de musée imaginaire qui ne possède pas encore de structure muséale fixe, qui a élit domicile à Alger avec la présentation d’une collection d’objets retraçant l’âge d’or de la société palestino-koweïtienne. On découvre dans l’un des étages une multitude d’objets symbolisant les maisons palestinienne au Koweït, objet qui sont une sorte de tracé commun des deux cultures qui ont grandi dans le même moule, un mixage de civilisations arabo-islamiques qui se lit à travers les effets vestimentaires traditionnels où la fragilité et l’évanescence d’une mémoire plusieurs meurtrie constituent le corps de l’exposition. Mais les premières images qui attirent l’attention du visiteur sont celles que l’on retrouve accrochées sur les cimaises à l’entrée du musée au niveau du premier palier. Cette exposition où l’on retrouve dans des instantanés de clichés sur la capitale dont on retrouve l’esprit dans sa quotidienneté même. Cette exposition saluée par la ministre de la culture Mme Khalida Toumi pour son style innovateur et recherché lors de l’inauguration du festival, est l’œuvre de l’universitaire et photographe américain Charles Gaines Martin. Elle porte pour intitulé «Because of Algiers» (en français : à cause d’Alger) et affiche une panoplie de photographies en couleur et de dimensions variables, des photos représentant divers lieux qui ont séduit l’œil de l’artiste. Ce sont ici autant d’images très expressives et qui portent un cachet contemporain et familier pour les Algérois qui retrouveront des prises de la capitale au niveau de la Grande Poste avec ses intérieurs architecturaux mauresques, des voitures circulant au centre- ville où le regard du photographe s’est arrêté sur des panneaux de signalisation, des marchés couverts qui grouillent dans les matinées de vie et de mouvements. Une seconde exposition qui occupe une bonne partie du musée et intitulée «Niemeyer revisité» qui est l’œuvre du travail photographique de l’Allemand Andréas Helmut Rost, rend hommage aux travaux de l’architecte et designer brésilien Oscar Niemeyer qui avait représenté des images d’édifices algériens, particulièrement ses réalisations imagées de l’université des sciences et technologies Houari-Boumediene et la salle omnisports La Coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf et l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, l’université Mentouri de Constantine    .
À noter que le photographe allemand Rost qui effectue régulièrement des voyages en Algérie est un artiste qui est en quête perpétuelle des moments exceptionnels où sa caméra capte une réalité qui parle d’elle-même. Pendant des années, il a photographié les villes d’Allemagne de l’Est de Berlin, à la recherche d’images de personnes, guettant la relation chargée de tentations et d’émotions des uns avec les autres, celle que réservent les grandes villes à leurs habitants.
Lynda Graba

 

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