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Clôture du colloque international des politiques de santé, M. Boudiaf : « Le projet de santé est un projet de société »

Actualisation du programme national élargi de vaccination conformément aux recommandations de l'OMS

PUBLIE LE : 19-01-2014 | 23:00
D.R

L’application d’une politique de santé totale et globale répondant à tous les défis auxquels le secteur fait face et l’élaboration d’un cadre structurant assurant la continuité et la durabilité des mesures déjà entamées pour réduire les problèmes ont été les principales recommandations du colloque international des politiques de santé dont les travaux ont pris fin hier.

au cours de cette rencontre de deux jours les participants nationaux et étrangers ont débattu de plusieurs axes liés à la politique de santé pour une nouvelle approche qui repose essentiellement sur une prise en charge réelle du patient.  
Selon le ministre de la Santé qui a suivi les travaux du colloque, cette rencontre a permis non seulement « de mieux préciser la vision » mais aussi    « de mettre en exergue les chantiers prioritaires » afin d’entamer l’élaboration et l’application d’une politique de santé « totale et globale » répondant à tous les défis auxquels fait face le pays. Il s’agit aussi, dira le ministre, de poser « un cadre structurant assurant la continuité et la durabilité des mesures » déjà entamées pour sortir le secteur de la tourmente des problèmes, notamment en matière de disponibilité des médicaments et des vaccins et d'organisation des soins et de réorganisation de la carte sanitaire pour assurer des services de proximité dans un cadre réhabilitant la pyramide de la santé.
Évaluant ces deux journées « d’intenses travaux », le premier responsable du secteur a longuement insisté sur l’objectif visé par cette rencontre qui a permis aux participants d'aborder          « tous les aspects relatifs à l'élaboration d'une vision globale et harmonisée d'un projet radical et durable de redressement du secteur de la santé en Algérie », et ce en impliquant toutes les parties qu'elles soient institutionnelles ou de la société civile, « car le projet de santé est un projet de société et il ne peut réussir en dehors d'un partenariat global entre tous les acteurs », a-t-il notamment relevé.
Il a indiqué à cet effet que les thèses et les expériences présentées lors de ce colloque ont montré que la réussite de toute politique nationale de santé repose sur deux aspects. Il s’agit en premier lieu de la contribution de tous les secteurs concernés par la promotion de la santé et par la prise en charge de ses déterminants (comme les ressources hydriques, le commerce, le logement, l'environnement, l'agriculture, la communication, les finances, l'éducation et la recherche scientifique) et en deuxième lieu, le recours à des méthodes modernes et pertinentes pour organiser et gérer un système de santé visant à la protection et à la promotion de la santé du citoyen sur la base de la justice et de l'équité. Le ministre n’a pas omis de rappeler que cette politique globale de santé permettra aussi de consolider le travail entamé en matière de prise en charge de la transition épidémiologique que connaît l'Algérie et qui se caractérise par le développement des maladies non transmissibles comme les cardiopathies, le cancer et le diabète.
Abordant le domaine du cancer, M. Boudiaf a précisé que la politique à venir permettra de réunir toutes les conditions de réussite du Plan national cancer, tout en rappelant que le secteur a  réglé le problème de la radiothérapie grâce au partenariat stratégique conclu avec l'entreprise VARIAN et au contrat signé avec la société ELEKTA qui ont permis de commencer l'élargissement progressif des services de radiothérapie à travers toutes les régions du pays. Le ministre n’a pas omis de préciser que ce colloque a montré « de manière claire » la nécessité d'un changement radical des modes de gestion et de financement des activités médicales à l'effet d'assurer leur bonne gouvernance et d'en maîtriser les coûts en quittant le financement global et forfaitaire pour aller au financement des activités en introduisant des mécanismes incitatifs au titre de la réhabilitation des compétences et de la valeur travail. Au cours de la deuxième journée les participants ont plaidé pour vision et une approche largement partagées, voire consensuelles, des principes devant animer la tâche centrale de sortie de la crise. Il s’agit de considérer la santé comme un droit des citoyens qui doivent être égaux dans la prise en charge de leur santé. Sur un autre plan, l’amélioration du niveau de santé des citoyens et des performances du système de santé nécessite l’élaboration d’une politique nationale de santé, s’appuyant sur l’identification scientifique des besoins et sur la définition d’objectifs, de stratégies et de plans d’action visant la satisfaction de ces besoins. Au cours des débats, l’accent a été mis sur les mesures de redressement qui doivent s’articuler autour de deux questions, à savoir la définition d’une politique de santé et les éléments d’une politique de santé.
Par ailleurs, l’élaboration de cette politique doit s’effectuer à partir d’une identification rationnelle des besoins et problèmes de santé ; elle doit fixer les objectifs et déterminer les stratégies en s’appuyant sur les progrès des sciences et des techniques (épidémiologie, bio statistiques, gestion, démographie, etc.).
La mise en œuvre de cette politique nécessitera l’établissement d’une programmation sanitaire nationale basée sur les priorités identifiées et à partir de laquelle seront élaborés les programmes régionaux et locaux.
Sarah Sofi

Actualisation du programme national élargi de vaccination conformément aux recommandations de l'OMS
Le programme national élargi de vaccination des enfants sera actualisé conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé, a indiqué le Pr Ismail  Mesbah, directeur de la prévention au ministère  de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Il a précisé que le secrétariat de l'OMS est en passe de mettre en place une nouvelle stratégie sur la vaccination  devant être présentée en  avril 2014 et l'Algérie procédera, à cet effet, à l'actualisation de son programme élargi de vaccination des enfants conformément à cette nouvelle stratégie. Concernant les maladies contagieuses enregistrées récemment au niveau  de la frontière, le même responsable a précisé que le ministère a pris toutes  les mesures nécessaires en collaboration avec d'autres secteurs pour y faire face.  
Il a ajouté dans le même contexte que des chercheurs de l'université  de Bab Ezzouar sont intéressés par des études sur ces maladies, soulignant   l'importance d'adopter une stratégie nationale pour y faire face.
 

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