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Sur décision du premier ministre M. Abdelmalek Sellal : Augmentation de la production du lait subventionné

Soutien aux capacités nationales de production

PUBLIE LE : 19-01-2014 | 0:00
D.R

La poudre de lait n’a pas fait l’objet de détournement

L’enquête diligentée par le ministère du Commerce conséquemment à la tension sur le sachet de lait pasteurisé et l’augmentation des prix des produits dérivés, a concerné 133 unités de production, sur les 136 bénéficiant de l’accompagnement de l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL).
Les indicateurs présentés, hier, lors d’une conférence de presse animée conjointement par le directeur général de la régulation et de l’organisation, M. Aït Abderrahmane Abdelaziz, et le directeur général du contrôle économique et  la répression des fraudes au ministère du Commerce confirment que la poudre de lait importée par l’ONIL destinée à la production du lait en sachet pasteurisé n’a pas fait l’objet de détournement. Ecartant toute augmentation du prix du lait en sachet, il a tenu à préciser, que les raisons de la tension sur ce produit relevée ces derniers jours sont multiples, et renvoient essentiellement à l’augmentation des prix de la matière première sur le marché international. En décembre 2013, le prix de la tonne de poudre de lait a atteint 5.400 dollars alors qu’il était de 3.655 dollars à la même période de 2012, a affirmé M. Aït Abderrahmane. En novembre, il était de 5.125 dollars la tonne pour 3.577 dollars pour la même période de 2012. Aussi, les augmentations sont passées de 32% en septembre 2013, à 18% en octobre, et à 43% en novembre, pour grimper à 50% en décembre de la même année. Par conséquent, les quatre derniers mois ont connu des hausses sensibles, d’où les dysfonctionnements relevés sur le marché interne, dira-t-il. L’intervenant a tenu à souligner, à ce propos que la poudre de lait importée par les opérateurs privés est orientée vers la fabrication de produits laitiers dérivés non soutenus par l’Etat et dont les prix sont par conséquents libres.  Concernant les produits laitiers, le conférencier indiquera que le lait UHT a connu une augmentation de 10 DA alors que le lait de vache pasteurisé a enregistré une hausse de 15%, soit 1 DA/litre et le beurre de 3 DA.
Le fromage a augmenté de 6 à 13 DA pour la boîte de 16 portions, de 15 DA pour celle de 24 portions et de 19 DA pour la 32 portions. La bouteille de yaourt d’un litre a augmenté de 5 DA, et celle d’un demi-litre de 2 DA, le yaourt fruité de 0,30 DA en moyenne, le petit lait de 4 DA, à 5,25 DA, le lait caillé de 6 DA, et le camembert de près de 20 DA, a-t-il affirmé. Et de préciser que 24 unités sur les 133 ont opéré des augmentations sachant que les anciens stocks non épuisés ne sont pas concernés par cette mesure. Le lait en poudre en étui n’a pas fait l’exception puisqu’il augmentera de 24,75 DA en moyenne, et le lait en poudre importé en vrac par le privé de 370 à 510 DA/kg. Dans sa lancée, il a rappelé, que le soutien de l’Etat à la poudre de lait destinée à la production du sachet de lait pasteurisé a atteint 24,5 milliards de dinars en 2011 pour passer à 26 Mds en 2012 et 30 Mds en 2013. La quantité de lait pasteurisé produite, a affirmé M. Aït Abderrahmane, est de 1,5 milliard de litres, dont 850 millions produits par les unités publiques. L’intervenant soulignera, à ce titre, que les quantités de lait cru collectées ne couvrent pas les besoins nationaux, et que les fluctuations des prix sur le marché international génèrent une « répercussion évidente sur les prix » au niveau local. Aussi, a rassuré M. Boukahnoune, « les prix de la matière première importée n’influera aucunement sur le celui du sachet de lait pasteurisé » étant donné que celui-ci « ne changera en aucun cas » et qu’il  continuera d’être soutenu par l’Etat.  A propos de la crise sur le lait, M. Boukahnoune a affirmé que l’enquête a ressorti « qu’une catégorie de citoyens qui consommaient le lait en étui (Loya,  Nespray, Célia…) dont les prix ont sensiblement augmenté  (de 280 DA à 260 DA) se sont orientés vers le sachet de lait pasteurisé, notamment dans la région algéroise. « Il y a réorientation de cette catégorie vers le LSP  alors que la production de ce dernier n’a pas suivi, d’où la perturbation sur le marché » a-t-il précisé. Selon M. Boukahnoune, « la pénurie n’existe pas » et les « stocks au niveau de l’ONIL sont suffisant pour couvrir la période allant jusqu’au Ramadan ».
Aussi, des contrats d’approvisionnements sont engagés par l’Office et les négociations relatives aux prix d’achat sont en cours, a-t-il affirmé. M. Boukahnoune rappellera, les instructions données par le Premier ministre quant au renforcement des capacités de production des laiteries, la réhabilitation de la filière lait, l’amélioration du dispositif de collecte et l’augmentation des quantités de poudre de lait destinées aux producteurs.
L’ONIL a également été instruit pour la reconstitution des stocks. Les instructions ont également concerné les services de contrôle pour vérifier tout détournement de la poudre de lait vers des objectifs autres que la production du lait en sachet pasteurisé. M. Boukahnoune qui a déploré le comportement des citoyens qui « stockent » le lait par craintes de pénurie, a affirmé que  la crise du lait ne peut être résolue que par la consolidation de la production de lait cru de vache. Sur un autre registre, M. Boukahnoune a affirmé que le prix du sucre est plafonné à 90 DA et qu’il est écoulé sur le marché entre 70,5 DA et 80,5 DA, son prix de revient étant fixé à 60 dinars sachant que le prix de la tonne sur le marché international a atteint 400 dollars la tonne.
Il estime, à ce propos « qu’il n’y a pas de pratiques frauduleuses sur le prix du sucre, contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias. « Notre réseau de distribution est déstructuré d’où les dysfonctionnements sur le marché », il faudra agir à ce niveau pour assainir le circuit et stabiliser le marché, conclura M. Boukahnoune.
D. Akila

Soutien aux capacités nationales de production  
Le Premier ministre Abdelmalek sellal a décidé de soutenir les capacités nationales de production du lait et d'augmenter la production du lait en sachet subventionné pour couvrir la demande supplémentaire de ce produit de large consommation, ont affirmé, hier à Alger, des responsables  au ministère du Commerce. Le Premier ministre "a ordonné l'augmentation de la production du lait  pasteurisé en sachet à travers l'accroissement des quotas de matière première livrés aux producteurs pour répondre à la demande supplémentaire", a indiqué le directeur général de régulation et d'organisation des activités au ministère du Commerce, Abdelaziz Aït Abderahmane.          
M. Sellal a ordonné également "l'encouragement et la dynamisation de la filière lait, ainsi que l'amélioration de la collecte du lait frais et le soutien des capacités nationales de production à travers la mise à niveau  de la filière lait et la mise en place d'un stock suffisant par l'Office interprofessionnel du lait et dérivés (ONIL)", a ajouté le même responsable. Par ailleurs, le Premier ministre a donné des instructions aux services  du contrôle au ministère du Commerce, "pour faire échec à toute tentative de détournement de la poudre de lait subventionné pour produire d'autres produits".        

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