mercredi 05 aot 2020 19:59:51
D.R

 Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, compte renforcer le dispositif régissant le marché du travail. Lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale Chaîne III, le premier responsable du secteur M. Mohamed Benmeradi a annoncé en ces termes : «Un nouveau dispositif de contrat premier emploi jeune», sera soumis prochainement au gouvernement». Il a fait savoir que «ce nouveau dispositif remplacera graduellement l’actuel dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP)». 

Ce dispositif permettra aussi a-t-il ajouté «au jeune recruté d’avoir le droit d’être affilié à un syndicat et de bénéficier de l’assurance chômage en cas de licenciement».
 Concernant ceux  qui sont actuellement dans le DAIP,  il a souligné   qu’«on ne peut pas les faire intégrer par la force, mais on leur proposera. Donc, c’est une faculté que nous présenterons aux jeunes et nous pensons fortement qu’ils vont accepter». Il  dira, dans ce cadre, que «ce contrat permettra au jeune d’avoir le salaire prévu par la convention collective de l’entreprise qui le recrute avec tous les avantages de l’assurance sociale». L’invité de la Rédaction a rappelé  «qu’aujourd’hui au niveau de DAIP  c’est 15.000 DA pour les diplômés et 12.000 DA pour les techniciens supérieurs. Et dans le cadre de ce que nous allons faire, c’est de systématiser ce que nous avions sous la forme de contrat de travail aidé». Celui-ci   a-t-il  expliqué «est une formule où les 15.000 DA étaient versés par l’Etat et la différence versée par l’employeur», par contre a-t-il précisé «aujourd’hui nous allons plus loin, puisque la différence qui est  entre la subvention de l’Etat et le salaire de poste sera compensée par un crédit d’impôt et en fin d’exercice l’entreprise qui a recruté des jeunes dans  le cadre de  ce  dispositif  bénéficiera de ce crédit d’impôt ».  
Il poursuivra dans ce sens que «l’Etat prendra en charge, durant les trois ans, l’intégralité du salaire de  poste de tous les jeunes qui seront entrés dans le cadre de ce dispositif ».  Pour ce qui est du deuxième avantage et qui faisait l’objet d’une revendication très forte de la part des jeunes, le ministre a souligné que «la couverture sociale qui ne couvrait jusqu’à ce jour,  que très peu d’aspects essentiellement, la maladie sera étendue à plusieurs avantages dans le cadre de dispositif de la sécurité sociale y compris la retraite et les accidents de travail». Là aussi a-t-il encore ajouté «l’assiette qui était seulement de 13%, l’Etat versera 18% et le jeune versera 8% et ils auront l’ensemble de prestations prévues dans ce dispositif social».

320.000 emplois créés par l’ANEM en 2013
Donc a-t-il dit «c’est un dispositif  qui durera trois ans et nous pensons  qu’avec la reprise de l’économie nationale que d’ici trois ans, les contrats seront systématiquement renouvelés par les entreprises».
S’agissant des crédits d’impôt de l’entreprise il a indiqué qu’«il sera à la hauteur de la différence que prendra en charge l’employeur».
Pour appuyer ses dires, il a cité à titre d’exemple que si l’employeur   doit verser un salaire d’un ingénieur  de 35.000 DA, s’il prend 20.000 DA,  le crédit de l’impôt sera exactement égal à ce dernier.
Donc les déclarations salariales qui sont déposées au niveau de la sécurité sociale qui viennent en déduction d’impôt, va susciter une mesure dans la loi de finances que nous avons déjà proposée et le décret  DAIP a été également proposé à la révision». Il a relevé dans ce sens que son département à proposé au Premier ministre de mettre en place ce dispositif durant le premier trimestre de cette année.  S’il y a des surplus aujourd’hui à titre d’exemple les 5. 000 jeunes qui sont dans les circuits administratifs auront également la priorité pour être versés dans le monde économique à chaque fois que les entreprises sont prêtes de recruter dans le cadre de ce dispositif. Nous essayons avec l’ANEM d’orienter les jeunes qui sont dans ce cadre».
Le ministre a rappelé que le DAIP, qui fixe le salaire maximum à 15.000  DA, avait été mis en place en 2008, pour atténuer la tension sur le marché de l’emploi, relevant, toutefois, que «ce dispositif intermédiaire présente un certain nombre de problèmes comme l’insuffisance de la couverture sociale».
A une question relative au nombre de postes d’emplois créés durant l’année 2013, le ministre a répondu que pour  la première fois dans le secteur économique  l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) a enregistré  quelque 320.000 emplois créés».
Il qualifiera dans ce contexte,  cette année «d’exceptionnelle». Il dira dans ce sens que «dans le cadre, du  Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) le nombre de postes qui ont été créés se répartit comme suit : plus de 70% d’emplois dans les entreprises économiques  et, pour la première fois, 30% d’emplois dans le secteur industriel». Le ministre a relevé par ailleurs, des facilitations «très importantes qui ont été  introduites dans la constitution des dossiers pour un éventuel recrutement», tout en  précisant qu’«au niveau  de l’ANSEJ et de la CNAC, des mesures ont été prises pour limiter à 5 au lieu de 14 le nombre de document à déposer». Pour appuyer ses dires, l’invité de rédaction a fait savoir  qu’aujourd’hui, «il n’est exigé qu’un document justifiant l’état civil,  une copie de la pièce d’identité non légalisée et une justification des références  universitaires ou scolaires non légalisée». Mettant l’accent sur le nombre de chômeurs, estimé par l’Office national des statistiques Benmeradi a relevé que «leur nombre qui était estimé à 1,2 million en septembre dernier, vient d’être établi par notre secteur, à 1,1 million à fin 2013». Il a précisé que selon les statistiques réalisées par ses propres services, le chômage des diplômés a baissé pour atteindre les 14,5%, avec un gain de 7%  en deux ans.
Il est à rappeler que  l’Office national des statistiques (ONS)  a  enregistré, quant à lui, une baisse continue du taux de chômage chez les universitaires qui est passé de 21,4% à 15,2% entre 2010 et 2012 pour atteindre 14,3% en 2013. Le taux de chômage en Algérie s’est établi en 2013  à 9,8%.

70% des crédits bancaires accordés dans le cadre de micro-entreprises recouvrés
Concernant la création de micros entreprises qui est un vecteur très important pour l’économie nationale, le ministre a souligné que «l’activité a également connu un développement très important», néanmoins, malgré la levée de certaines contraintes, il reste toujours des problèmes au niveau des banques », a admis le ministre.  
Au moment de l’éligibilité du dossier, a-t-il expliqué «les banques  sont associées». Il a indiqué qu’«aujourd’hui des efforts ont été faits pour que la validation des dossiers se fasse dès le départ. Mais malheureusement il reste encore des gains de temps à obtenir». Concernant les jeunes qui ne remboursent pas, il a relevé que «selon les informations que nous avons auprès des banques, 70% des prêts consentis par  les banques sont recouvrés». «Certains jeunes ont même remboursé par anticipation» a-t-il enfin conclu.
Makhlouf Ait Ziane
 

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