mercredi 18 octobre 2017 12:05:20

Soudan du Sud : Bataille de chars à Malakal

L’UA souhaite un accord de cessez-le-feu rapide

PUBLIE LE : 16-01-2014 | 0:00
D.R

Une bataille de chars opposait hier l’armée sud-soudanaise aux rebelles pour le contrôle de la ville pétrolière de Malakal, alors que le conflit dans le jeune pays entre dans son deuxième mois.

Les affrontements entre les deux camps pour le contrôle de cette cité stratégique, capitale de l’Etat du Haut-Nil (nord-est), semblent être désormais parmi les plus intenses depuis que les combats ont débuté au Soudan du Sud le 15 décembre. Les Nations unies font état de batailles de chars en pleine ville. “Il y a des combats intenses à Malakal”, a confirmé le porte-parole de l’armée, Philip Aguer. Selon lui, les rebelles menés par l’ex-vice président Riek Machar n’ont, contrairement à ce qu’ils disent, pas pris le contrôle de la capitale régionale.
Ils avaient lancé une nouvelle attaque mardi pour tenter de s’emparer de la ville, qui a déjà changé de mains deux fois depuis le début du conflit. Selon des sources humanitaires et des analystes, ce conflit, parti d’une rivalité entre le président Salva Kiir et son ex-vice président, limogé en juillet, pourrait avoir déjà fait 10.000 morts, dont au moins 200 civils noyés dans le naufrage du bateau sur lequel ils avaient embarqué pour fuir les combats à Malakal. Les Nations unies parlent elles d’environ 400.000 déplacés. Nombre d’habitants fuient des affrontements à caractère ethnique opposant la tribu dinka du président Salva Kiir aux Nuer de son rival Riek Machar. Des dizaines de milliers de personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins, en particulier en Ouganda. L’armée sud-soudanaise essayait aussi toujours hier de reprendre la ville de Bor, capitale de l’Etat chroniquement instable du Jonglei (est). Répétant ce qu’il dit déjà depuis une semaine, Philip Aguer a affirmé que les troupes sud-soudanaises “marchaient sur Bor”. “La ligne de front est (de ce côté des opérations) pour l’instant calme ce matin (hier ndlr), mais des heurts peuvent éclater à n’importe quel moment”, a-t-il estimé. Parallèlement aux combats, les deux parties tentent depuis dix jours de se mettre d’accord sur l’instauration d’un cessez-le-feu.
Elles discutent dans la capitale éthiopienne Addis Abeba sous l’égide de pays d’Afrique de l’Est, mais les pourparlers trainent en longueur : ils butent notamment sur la question de la libération de onze personnes proches de Riek Machar faites prisonnières au début des combats. Pou sa part, le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon a accusé l’armée et les rebelles sud-soudanais de voler des vivres et de l’aide humanitaire dans le pays où les combats s’intensifient. Le secrétaire général de l’Onu “condamne fermement la réquisition de véhicules humanitaires et le vol de stocks de nourriture et autres matériels humanitaires que ce soit par les forces gouvernementales ou les forces anti-gouvernementales”, a déclaré mardi son porte-parole Martin Nesirky.

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L’UA souhaite un accord de cessez-le-feu rapide
La présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a réaffirmé ses appels à conclure au plus vite un accord pour une résolution pacifique du conflit au Sud-Soudan qui a déjà coûté plus de 1.000 vies. La présidente de la commission s’est dite encouragée par les négociations avec les dirigeants du Mouvement populaire de libération du Soudan, qui ont lieu à Addis Abeba en Ethiopie sous la médiation de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), a déclaré l’UA mardi dans un communiqué.
 

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