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Éducation nationale, Snapest : une autre grève

Décidément, le secteur de l’éducation, qui n’en finit pas avec les annonces de débrayages et de mouvements de protestation, vit une fois de plus sous la menace d’une énième action de protestation durant ce deuxième trimestre de l’année scolaire en cours.

PUBLIE LE : 14-01-2014 | 0:00
D.R

Décidément, le secteur de l’éducation, qui n’en finit pas avec les annonces de débrayages et de mouvements de protestation, vit une fois de plus sous la menace d’une énième action de protestation durant ce deuxième trimestre de l’année scolaire en cours.

Le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) a programmé une grève de deux jours à partir de cette même date. Une grève pouvant être reconduite, chaque semaine, selon le syndicat, et cela « pour exiger la concrétisation des revendications socioprofessionnelles des travailleurs, dont la révision de leur statut ». Selon le porte-parole du Snapest, Meziane Meriane, la décision du débrayage a été prise à l’issue la réunion du conseil national du syndicat, organisée au lendemain de la dernière rencontre avec le ministre de l’Éducation.  Il estime que le ministère de tutelle n’a pas répondu à leurs revendications qui se résument en le règlement de la situation des professeurs de l’enseignement secondaire et technique et l’actualisation de la prime du Sud.
Le Snapest, faut-il le rappeler, exige la révision du décret n°204/12 du statut particulier des travailleurs du secteur de l’éducation et de combler ses lacunes, de la régularisation des enseignants du technique en les intégrant dans leur catégorie de base ou en tant qu’enseignants du secondaire et leur permettre la promotion et l’intégration, notamment en tant que formateurs, selon l’ancienneté exigée pour ces postes. Le syndicat dit aussi refuser les régularisations proposées par le ministère de l’Éducation. Le syndicat évoque également les revendications des postes aménagés et des heures supplémentaires qui restent en suspens. Pour sa part, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique élargi (Cnapest-élargi), qui n’écarte pas le recours à une éventuelle décision de débrayage, se prononcera sur cette question, à partir du 25 janvier prochain.  Selon ce syndicat le débrayage aura lieu vers le début février avec la levée du gel de la grève ouverte décidée au lendemain d’une rencontre avec la tutelle le 22 octobre 2013. Selon le secrétaire national et chargé de communication du Cnapest-élargi, M. Messaoud Boudiba : « C’est le conseil national qui a suspendu la grève du mois d’octobre dernier et c’est à lui de décider de la levée de ce gel, mais en consultant la base, c’est-à-dire les enseignants auxquels il faudrait faire un état des lieux détaillé de la revendication sociale. » Le Snapest énumère une bonne dizaine de revendications en suspens. Il s’agit entre autres : du maintien des postes d’enseignants principaux et formateurs comme des postes de promotion et ne pas les transformer en poste de recrutement ; de transformer les postes d’enseignants coordinateurs en postes de promotion dans les nouveaux grades ; de la tenue d’une rencontre tripartite tutelle-Fonction publique et Cnapest pour débattre des solutions au dossier des corps en voie de disparition ; l’intégration des enseignants-ingénieurs, diplômés des ENS, des suppléants dans les trois cycles, le dossier de la retraite ; la médecine du travail ; l’indemnité du Sud ; l’installation de la commission chargée de faire l’inventaire des biens des œuvres sociales du secteur et la révision des critères d’affectation des logements du Sud. Pour le ministère de tutelle « le secteur a répondu aux doléances des syndicats du secteur, suite à la réunion tenue le 29 décembre dernier qui s’est déroulée dans la sérénité et ce, même si les revendications légitimes des syndicats ont été réitérées avec force », précise le dernier communiqué du ministère de l’Education nationale. Loin de se délivrer un « auto-satisfecit », le ministère estime avoir répondu aux doléances (des syndicats), dont certaines remontent aux années 1990. »
Sarah SOFI

 

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