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Le 16 janvier 2013, l’attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine : Une riposte cinglante au complot

Le porte-parole des Affaires étrangères : « L’Algérie déplore l’agitation médiatique étrangère »

PUBLIE LE : 11-01-2014 | 0:00
D.R

Le 16 janvier 2013, un groupe de  terroristes a investi et pris d’assaut le site gazier de Tiguentourine à In Amenas, dans la wilaya d’Illizi.  Dans ce complexe géré conjointement par Sonatrach, le britannique BP et le norvégien Statoil, le commando avait orchestré une sanglante prise d’otages. Le bilan de cet acte terroriste odieux s’est soldé par la mort de 37 otages étrangers, un Algérien, et l’élimination de 29 ravisseurs.   

Pour les autorités algériennes,  confrontées à une  grave prise d’otages jamais enregistrée sur son territoire, et au risque avéré d’une catastrophe humaine, écologique et économique majeure, le dilemme ne s’est posé à aucun moment. Transiger avec ces assassins aurait ouvert la porte de facto, à d’autres opérations meurtrières similaires.  
Les forces spéciales algériennes s’étaient entourées du maximum de précautions et de garanties pour minimiser autant que faire se peut, les pertes humaines. L’Algérie avait réagi dans un cas de légitime défense et la fermeté avait prévalu. Reculer devant les terroristes, c’était les autoriser à perpétrer d’autres actes terroristes.
La décision des autorités algériennes d’intervenir rapidement, a été extrêmement efficace dans la mesure où elle n’a pas permis aux terroristes de bénéficier de l’écho médiatique qu’ils recherchaient, ni de préparer la mise en scène qu’ils avaient probablement planifiée.
De surcroît et au-delà des vies humaines qu’il fallait épargner, les terroristes auraient aussi pu faire sauter le complexe gazier. L’Algérie, qui a une nouvelle fois, assumé, en pleine souveraineté, une opération particulièrement complexe qu’elle a menée seule de bout en bout, sans aucune assistance technique de quelque nature que ce soit, a recueilli de précieux soutiens internationaux ainsi que de l’ONU.  
Il fallait impérativement panser les plaies et réparer les dégâts. Près d’un mois plus tard après l’attaque, un responsable du groupe algérien Sonatrach avait  affirmé que le site était prêt pour un redémarrage partiel.
« Le train n°1 (du site de Tiguentourine) a satisfait toutes les assurances techniques et sécuritaires relatives à sa remise en service. Il est mis sous gaz dans l’attente de l’aval de la structure mère de l’installation », a indiqué le chef de division exploitation du site, M. Slimane Benazou.  

Un partenariat étranger jamais remis en cause
Cette prise d’otage qui a pris une dimension internationale n’a laissé aucun pays indifférent et particulièrement les partenaires de l’Algérie. Ainsi, après BP, Schlumberger Europe et Afrique et l’Espagnol Gas Natural Fenosa, d’autres groupes pétroliers de dimension mondiale avaient  tenu à affirmer leur volonté de maintenir leurs investissements en Algérie.
L’Américain Anadarko, à l’origine de la découverte avec Sonatrach, entre autres, de trois grands gisements à Hassi Berkine, Ourhoud et El Merk. Son PDG avait  déclaré  que le groupe est toujours engagé en Algérie en partenariat avec Sonatrach. « Nous demeurons engagés en Algérie et dans notre partenariat avec Sonatrach et dans nos activités »,  a-t-il affirmé.
Les réactions des pays partenaires s’étaient donc   multipliées pour affirmer leur volonté de continuer leurs investissements et projets en Algérie.
Il faut dire au passage que cette attaque, qui a ciblé l’un des secteurs stratégiques du pays, a permis à l’Algérie de tirer des leçons sur plusieurs plans à commencer par le domaine de la sécurité des sites stratégiques.
L’Algérie a, par ailleurs, confirmé son expérience en matière de lutte antiterroriste. Mais un autre défi s’invitait aussi. Il s’agissait du  renforcement des mesures de sécurité.   
Mohamed Bouraib

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Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh :
« L’affaire instruite par un juge spécialisé »
L’attaque terroriste contre le complexe gazier de Tiguentourine  (w. d’Illizi), le 16 janvier 2013, est instruite par un juge spécialisé, a déclaré jeudi dernier à Alger le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh.  Dans une déclaration à la presse en marge d’une séance plénière du Conseil  de la nation consacrée au vote du projet de code pénal, le ministre a indiqué  que l’affaire de Tiguentourine est « entre les mains de la justice algérienne et l’instruction est confiée à un juge spécialisé comme l’exige la procédure  pénale.»  
 « Le code de procédure et la loi algérienne autorisent quiconque ayant  subi des préjudices suite de cette agression à se constituer partie civile  auprès du juge d’instruction ou du tribunal qui aura à statuer sur l’affaire »,  a précisé le ministre. « Laissons la juridiction spécialisée chargée d’instruire cette affaire poursuivre l’instruction conformément à la loi », a conclu le ministre de la Justice.

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Le porte-parole des Affaires étrangères :
« L’Algérie déplore l’agitation médiatique étrangère autour de l’attaque »
L’Algérie a déploré, jeudi dernier, par la voix du porte-parole  du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, l’« agitation tendancieuse » de certains médias étrangers autour de l’anniversaire du lâche attentat terroriste contre le site gazier de Tiguentourine (In Amenas). « Nous déplorons l’agitation tendancieuse de certains médias étrangers autour de l’anniversaire du lâche attentat terroriste perpétré contre le complexe  gazier de Tiguentourine », a indiqué M. Belani dans une déclaration à l’APS.
« Nous rejetons vigoureusement les présentations biaisées et les allégations absurdes émises par ces médias qui, de parti pris en préjugés, en viennent quasiment  à disculper les auteurs de cet odieux attentat terroriste et à faire d’une bande  de criminels, sans foi ni loi, des interlocuteurs potentiels avec lesquels il y aurait matière à négociation », a-t-il souligné. Il a rappelé que l’intervention des forces de sécurité algériennes « était  impérative pour sauver des centaines de vies humaines et pour protéger un site stratégique que les terroristes projetaient de faire exploser.»
Cette action « décisive », a précisé M. Belani, « était marquée du sceau du professionnalisme et elle répond à la nécessité impérieuse de préserver la souveraineté et l’intégrité de notre pays, qui ne saurait, en aucune manière,  devenir l’otage des forces du mal et de la destruction.»
Aujourd’hui, nous ne pouvons que nous interroger sur les desseins de ceux qui veulent occulter le fait que la responsabilité des décès, qu’on a eu  malheureusement à déplorer, est entièrement imputable aux terroristes et semer  le doute sur le succès d’une opération militaire, des plus complexes, qui a été unanimement reconnue par la communauté internationale comme étant la riposte la plus adaptée face à un véritable acte de guerre lâchement commis contre un Etat et un peuple qui resteront intransigeants face au terrorisme », a ajouté  le porte-parole.
 

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