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Loi de finances 2014 : Les indices sociaux en progression

Une lecture pour le moins attentive de loi de finances pour 2014, signée par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, permet d’affirmer, à l’évidence, que l’option est encore une fois prise en faveur de la relance de la croissance économique et une volonté d’améliorer, dans le cadre d’une démarche permanente, les indicateurs sociaux et humains de la population algérienne.

PUBLIE LE : 01-01-2014 | 23:00
D.R

Une lecture pour le moins attentive de loi de finances pour 2014, signée par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika,
permet d’affirmer, à l’évidence, que l’option est encore une fois prise en faveur de la relance de la croissance économique
et une volonté d’améliorer, dans le cadre d’une démarche permanente, les indicateurs sociaux et humains de la population algérienne. 

Ce sont, entre autres, deux axes essentiels d’un binôme qui inspire, dans une très large mesure, les efforts de l’État. Les faits et  les chiffres le démontrent amplement.                   
Dans le domaine du développement humain, les avancées et progrès sont extrêmement  perceptibles. À ce titre, les statistiques de l'ONS font foi et indiquent qu'au cours des cinq dernières années, le pouvoir d'achat des ménages a été multiplié par trois, provoquant un doublement des dépenses de consommation. L’amélioration du niveau de vie de la population a été rendue possible par un renforcement des enveloppes budgétaires consacrées aux transferts sociaux dont le montant avoisine le tiers du PIB.          
L'amélioration du vécu des Algériens est garantie également  par  la persistance d'une politique de soutien des prix des produits alimentaires de  première nécessité, la subvention du logement, de l'énergie et la gratuité de  l'enseignement et des soins.   Au chapitre des infrastructures de base, on peut relever que des  efforts considérables ont été également consentis par les pouvoirs publics. Près de 5.000 milliards de  dinars ont été ainsi alloués au secteur des travaux publics pour la réalisation  de 3.500 projets. Outre le projet phare de l'autoroute Est- Ouest, quasiment achevée, on mentionne un  total près de 1.800 km d'autoroutes et voies express, et 7.000 km de routes nationales et de chemins de wilayas qui ont été réalisés durant les dix dernières années.
Au titre des grandes infrastructures, les investissements réalisés  dans le domaine de la mobilisation des ressources en eau méritent par ailleurs d'être relevés.           
L'Algérie compte aujourd'hui 70 barrages d'une capacité de 7,1  milliards de mètre cubes. À l'horizon 2030, elle va disposer d'un patrimoine de 139 barrages d'une capacité de 12 milliards de mètres cubes. Au titre des grandes réalisations accomplies dans ce secteur, il convient de citer des mégaprojets  tels que les barrages de Taksebt,  Béni Haroun, et les grands transferts hydrauliques In Salah-Tamanrasset, ou les projets du couloir Mostaganem-Arzew-Oran  (MAO), ou encore de l'est du pays comme à Bouira et à Sétif.
                                
Percée probante de l’habitat
Ce secteur ne cesse de bénéficier  d'une attention soutenue des pouvoirs publics. Le plan quinquennal 2010-2014 a programmé  la réalisation de près de 2.6 millions de logements, toutes formules confondues.          
Les efforts soutenus de l'État visent à juguler la crise du logement. En sus de la réalisation de près d'un million de logements publics locatifs destinés aux citoyens démunis, les pouvoirs publics ont décidé de la relance de la formule location-vente ciblant les citoyens à revenus moyens. Près de 230.000 logements sont ainsi prévus d'être réalisés par le promoteur public AADL. Un autre segment d'offre de logement a été introduit avec la formule (logement promotionnel public (LPP) ciblant les citoyens disposant de revenus intermédiaires se situant entre six fois et douze fois le SNMG. La réalisation  de près de 150.000 logements est prévue dans le cadre de cette formule. Ces différentes mesures se conçoivent sous l’angle de la concrétisation des  directives  du Chef de l'État visant à faire de l'accès au logement urbain et rural, une réalité.  
                          
Promotion du service public
Au chapitre de ce secteur qui n’a jamais manqué de susciter l’attention et l’intérêt des citoyens, on relève qu’un projet de loi relative aux titres et documents de voyages a été examiné et approuvé par le Conseil des ministres. Il comporte  de nouvelles dispositions à même de promouvoir le service public et d'alléger les procédures de délivrance du passeport, dont la durée de validité passe, en vertu de ce nouveau texte, à 10 ans pour les citoyens âgés de plus de 19 ans.
Ce projet de loi qui porte, notamment, la durée de validité du passeport à dix années afin d'éviter la multiplication des procédures administratives lourdes et contraignantes donne un ancrage juridique au passeport biométrique électronique conformément aux recommandations de l'Organisation internationale de l'aviation civile.         
L'adoption du nouveau texte s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement  dans sa lutte contre la bureaucratie et pour assouplir certaines procédures, souvent jugées aberrantes par les citoyens.          
Outre la validité du passeport, le nouveau texte prévoit aussi d'assouplir les documents exigés pour l'obtention de ce document de voyage, ainsi que  le délai de sa délivrance. Il y a aussi du nouveau dans l'enquête administrative préalable à la délivrance du passeport.  À ce sujet, le directeur général des libertés publiques et des affaires  juridiques du ministère de l'Intérieur, Mohamed Talbi, avait annoncé la liaison de la direction des documents au système informatique, relié, à son tour, au fichier national du casier judiciaire au niveau des instances de la justice  afin d'accélérer la procédure de l'enquête. "Pour cela, des équipes spécialisées d'ingénieurs en informatique de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) ont été mobilisées."        
  Le remaniement ministériel opéré en septembre 2012 par  le Président Abdelaziz Bouteflika avait vu la création, pour la première  fois, du poste de ministre délégué chargé de la Réforme du secteur public. Ce poste est confié à Mohamed El-Ghazi.
Depuis la création de ce ministère, une commission intersectorielle a été installée et s'attelle actuellement à cerner les lacunes entachant le service public, dont les procédures administratives.  
Celle-ci devra achever ses travaux fin décembre ou en janvier 2014, selon M. El-Ghazi. Cette   commission recueille également  les propositions émanant des différents départements ministériels en vue  d'alléger les procédures administratives. En septembre et octobre derniers, les différents ministères ont été destinataires de deux instructions pour l'élaboration d'un programme sur les propositions susceptibles de mettre fin à la bureaucratie. Il est désormais question d’une   volonté avérée du gouvernement à mener de front une lutte résolue  contre les maux de la bureaucratie et ses dommages collatéraux. Il est inutile, dans ce cas de figure, d’énoncer les difficultés des citoyens face à un appareil bureaucratique assez tatillon, parfois outrageusement procédurier et budgétivore.
Pour le ministre en charge de cette indispensable mission,  «il ne s’agit point d’une campagne, mais d’une volonté politique. La création à cet effet, d’un ministère, est un gage de cette volonté d’en finir avec le clientélisme et les méfaits de la bureaucratie».   
M. Bouraib - APS

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