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Déficit en personnel paramédical : M. Boudiaf rassure : le problème sera résolu à l'orée 2016

Mise en service de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) au CHU d’Oran

PUBLIE LE : 24-12-2013 | 23:00
D.R

16 établissements de formation paramédicale relevant du secteur privé sont recensés à travers le territoire. Ils dispensent des formations d’auxiliaires paramédicaux, d’aides-soignants et de nutritionnistes. Le déficit en personnel paramédical sera totalement résorbé à l'orée 2016, et ce dans le  cadre de la stratégie élaborée à cet effet. En effet, selon le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, «un intérêt accru est accordé au corps paramédical à l'effet de pallier les lacunes existantes».
Dans d’une de ses récentes déclarations, M. Boudiaf a indiqué qu’«environ 9.000 cadres paramédicaux seront diplômés cette année des instituts supérieurs qui auparavant étaient des écoles». Et d’ajouter : «Près de 1.500 cadres paramédicaux ayant atteint l'âge de la retraite au niveau national ont été autorisés à poursuivre le travail, sauf ceux qui désirent prendre leur retraite pour des raisons personnelles.»
 Il a précisé que «cette mesure intervient sur autorisation du ministre auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme du service public». Pour sa part, le directeur de la formation au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Moussa Arrada, avait quant à lui annoncé que «le secteur de la formation paramédicale a été doté de 3.110 nouvelles places pour l’année pédagogique 2013-2014». Il a expliqué que «ces places pédagogiques sont réparties sur plusieurs disciplines de la santé publique, précisant que 1.782 places sont affectées aux infirmiers, 480 aux laborantins, 405 aux manipulateurs en imagerie, 270 pour les sages-femmes, 125 pour les kinésithérapeutes, 18 pour les appareilleurs orthopédistes et 30 pour les ergothérapeutes».
M. Arrada a déclaré que «le secteur compte actuellement trois instituts nationaux de formation supérieure des sages-femmes à Tlemcen, Tizi Ouzou et Annaba, ainsi que sur 31 autres instituts supérieurs répartis à travers le territoire et une école de formation paramédicale». La nouvelle formation de 3 ans pour les personnels du paramédical et 5 ans pour les sages- femmes s’inscrit dans le cadre du nouveau plan mis en place par le ministère pour adapter la qualité des prestations aux exigences actuelles.
Dans ce contexte, le ministère avait informé les bacheliers des sessions 2012 et 2013 de l’ouverture des inscriptions pour l’accès aux instituts nationaux de formation supérieure des sages- femmes et du paramédical dans les corps sus- cités.
Le dossier de candidature doit comporter une demande manuscrite de participation, une copie certifiée conforme de l’attestation du baccalauréat ou d’un titre reconnu équivalent avec relevé de notes et de deux certificats médicaux (médecine générale et pneumo-phtisiologie).
Les candidatures doivent être déposées auprès des établissements de formation paramédicale et des sages-femmes ou des directions de la santé et de la population des wilayas ne disposant pas d’établissements de formation.
L’inscription est ouverte aux candidats titulaires du baccalauréat des séries sciences expérimentales, mathématiques et techniques mathématiques ou d’un titre équivalent. Dans la mesure où des places seraient encore disponibles, les bacheliers de la session 2012 auront, par ordre de mérite, la possibilité de s’inscrire. La sous-directrice de la formation, Louiza Asloune, a rappelé, pour sa part, que le ministère envisage de consolider de plus en plus cette formation pour pouvoir répondre aux besoins nationaux, soulignant que les établissements sanitaires en cours de réalisation nécessitaient un personnel paramédical. Il y a lieux de noter qu’il existe 16 établissements de formation paramédicale relevant du secteur privé qui sont recensés à travers le territoire. Ils dispensent des formations d’auxiliaires paramédicaux, d’aides-soignants et de nutritionnistes.
Ajoutons à cela, l’Institut national de formation supérieure paramédicale d’Alger (INFSPM) qui est un établissement public à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.
Les missions de ce centre est de former des professeurs d’enseignement paramédical de 1er degré, de former des paramédicaux diplômés d’État, des aides-soignants, et d’organiser des conférences, des séminaires et des sessions de formation continue.
Wassila Benhamed

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Mise en service de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) au CHU d’Oran
Le plateau technique du Centre hospitalo-universitaire d’Oran (CHUO) a été consolidé hier par la mise en service d’un premier équipement d’Imagerie par résonance magnétique (IRM).
Le CHU d’Oran est le premier établissement public dans la région ouest du pays à se doter de l’IRM qui permet de dresser un diagnostic précis, grâce aux images produites par cette technique d’imagerie, a indiqué le chef de service de radiologie, Pr Halima Mahmoudi, lors d’une séance de présentation à la presse. «Il s’agit d’une technique moderne utilisant l’aimant qui ne présente pas les contraintes du scanner liées aux radiations (rayons X) contre-indiquées à répétition chez l’enfant et la femme enceinte», a-t-elle expliqué.
«L’IRM et le scanner sont deux techniques complémentaires, la première étant conseillée quand à la seconde est contre-indiquée», a précisé cette responsable, avant de rappeler que l’accès à l’IRM exige au préalable de s’assurer de l’absence de tout objet métallique dans le corps du patient (pacemaker, implant, prothèse). Trois techniciens du service de radiologie du CHUO ont bénéficié d’une formation à l’exploitation de ce nouvel appareil acquis, selon la direction générale de cet établissement, pour un coût de 150 millions de dinars.
Une deuxième IRM sera également réceptionnée avant la fin de 2014, a fait savoir le chargé de la communication du CHUO, Kamel Babou, annonçant en outre la prochaine remise en service du scanner des Urgences médico-chirurgicales (UMC), ainsi que la réalisation de nouvelles structures spécialisées en pédiatrie (réanimation et urgences) et en pathologies infectieuses.
La séance de présentation de cette technique s’est tenue en présence du directeur général et du président du conseil scientifique du CHUO qui ont mis l’accent, en substance, sur les efforts consentis par l’État pour la modernisation des équipements et la nécessité de veiller à leur préservation par une exploitation optimale devant bénéficier à un maximum de patients.

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