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Respect des Droits de l’homme : L’Algérie classée deuxième en Afrique

Ksentini : les propos du président français sont «provocateurs pour l’Algérie»

PUBLIE LE : 21-12-2013 | 23:00
D.R

Le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a plaidé, hier, pour «la limitation de la peine de mort aux seuls crimes liés au meurtre prémédité».

Intervenant au cours d’une conférence sur les droits de l'homme organisée par le Mouvement de la société pour la paix (MSP), Me Ksentini a estimé que l’abolition de la peine de mort exige «l’ouverture d’un large débat avec toutes les sensibilités de la société algérienne», affirmant que l’annulation de la peine capitale constitue une «protection des droits de l'homme».
Aussi, «même si nous ne pouvons pas l’annuler en Algérie, nous devons la limiter dans le seul cas d’homicide volontaire», a-t-il expliqué à cet égard. Le président de la CNCPPDH à appelé également à la nécessité de «respecter toutes les opinions concernant les propositions visant à abolir la peine de mort», affirmant que «le dernier mot dans ce sujet revient au législateur».

Un procès équitable pour Abdelmoumène Khelifa
De son côté, Fatma-Zohra Benbraham, avocate près la cour d'Alger, a considéré que «le maintien de la peine de mort, dont l’exécution a été gelée en 1993, est difficile», notamment, dit-elle, «si l’on découvre l’innocence de l’accusé après l’exécution du jugement». Interrogé sur le procès d’Abdelmoumène Khelifa, le président de la CNCPPDH, Farouk Ksentini, a déclaré que «la justice algérienne va sans doute garantir un procès équitable» pour l’ex-golden boy, dont l’extradition vers l'Algérie est attendue avant la fin de décembre. «La justice algérienne est, sans aucun doute, en mesure de garantir un procès équitable pour Abdelmoumène Khelifa», a-t-il dit.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, avait affirmé, cette fin de semaine, en marge d'une séance plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN), que «conformément aux procédures judiciaires du Royaume-Uni, l'extradition d'Abdelmoumène Khelifa devrait intervenir avant le 31 décembre 2013, sauf appel auprès de la Cour européenne des droits de l'homme». «Les délais prévus par la loi britannique, ainsi que les recours ont tous été épuisés», a précisé le ministre, ajoutant que «dans le cadre des procédures prévues par les lois du Royaume-Uni, l'extradition d'Abdelmoumène Khelifa devrait se faire avant la fin de l'année».
Salima Ettouahria

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L’Algérie classée deuxième en Afrique en matière de respect des droits de l’homme
Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini, a affirmé, hier à Alger, que l’Algérie était classée deuxième en Afrique en matière de consécration du principe des droits de l’homme. «L’Algérie vient en tête des pays musulmans et arabes en matière de consécration du principe des droits de l’homme, et occupe la deuxième place sur le plan africain, après l’Afrique du Sud», a souligné Me Ksentini, lors d’une conférence sur «Les droits de l’homme en Algérie», organisée par le Mouvement de la société pour la paix (MSP) au siège national du parti à Alger. Le classement de l’Algérie en première place sur le plan arabe et musulman «n’est pas exagéré», a estimé Me Ksentini, arguant cela par son élection, le 12 novembre dernier, membre du Conseil des droits de l’homme de l’Onu. Dans ce contexte, le juriste a qualifié la situation actuelle des droits de l’homme en Algérie de «modeste», mais qui a connu «une nette amélioration par rapport aux années précédentes», eu égard à l’intérêt accordé par tous les acteurs (pouvoirs publics, peuple, société civile) à l’édification de «l’État de droit». L’édification de l’État de droit exige, a-t-il dit, «une participation efficace» de l’appareil de justice, appelant à la nécessité d’adopter le principe d’autonomie de la justice qui met le magistrat à l’abri de toute pression, pour lui permettre de s’acquitter de ses fonctions en toute liberté. En dépit d’une nette amélioration, la situation des droits de l’homme en Algérie exige cependant «une culture, des efforts importants et une lutte au sens propre du terme pour sa concrétisation», a-t-il indiqué, réaffirmant que les textes juridiques qui consacrent les droits de l’homme existaient, et que le manque résidait dans l’application de ces lois. Me Ksentini a réaffirmé que la «bureaucratie et le non-respect mutuel entre le citoyen et l’Administration sont des facteurs qui ont contribué à l’obstruction de la consécration du principe des droits de l’homme en Algérie». Pour sa part, le président du MSP, Abderrezak Mokri, a proposé la création d’un observatoire des droits de l’homme qui œuvrera à travailler en coordination avec le parti et la CNCPPDH, pour militer dans ce sens.

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Algérie-France
Ksentini : les propos du président français sont « provocateurs pour l'Algérie »
Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a appelé, hier, le président français François Hollande à présenter des excuses pour ses propos "provocateurs à l'encontre de l'Algérie", tenus lors d'une rencontre officielle du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
Les propos du président français "relèvent de la provocation et constituent une grave atteinte à l'Algérie", a souligné Me Ksentini dans une déclaration à la presse en marge d'une conférence sur "Les droits de l'homme en Algérie".
Le président de la CNCPPDH a interpellé les autorités algériennes "pour qu'elles ne laissent pas passer une telle atteinte sous silence".
De son côté, l'avocate Fatima Zohra Benbraham a estimé "très grave", le fait que le président français ait soulevé la question du retour de son ministre de l'Intérieur d'Algérie", rappelant que la visite de ce dernier a été couronnée par la signature de plusieurs accords.
La politique de l'Algérie à l'égard de la France "doit être revue", a-t-elle martelé.
Pour sa part, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderezzak Mokri, a appelé, lui, les autorités algériennes à réagir à ces propos qui constituent, a-t-il dit, "une atteinte flagrante à l'Algérie". Le président français avait, rappelle-t-on, évoqué, lors d'une rencontre officielle du CRIF, le retour "sain et sauf" de son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui était en mission en Algérie.
APS

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