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Le président de la FIJ : La liberté de la presse en Algérie a « évolué »

La liberté de la presse en Algérie a enregistré une "évolution", a indiqué le président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Jim Boumelha, soulignant, à ce propos, que les journalistes font un "très bon travail", même s'il y a parfois des obstacles.

PUBLIE LE : 21-12-2013 | 0:00

La liberté de la presse en Algérie a enregistré une "évolution", a indiqué le président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Jim Boumelha, soulignant, à ce propos, que les journalistes font un "très bon travail", même s'il y a parfois des obstacles. Présent en Algérie dans le cadre de la célébration de la création du journal El Mihwar, le président de la FIJ a estimé, dans un entretien à l'APS, qu'il était "merveilleux" de constater l'inexistence de journalistes dans les prisons algériennes. "Je ne suis pas au jour le jour, ce qui se passe en Algérie, mais je pense qu'il y a une évolution. Cela dépend de plusieurs critères, mais je peux dire déjà qu'en comparaison avec beaucoup de pays, les journalistes font un très bon travail, même s'il y a parfois des obstacles", a-t-il affirmé, en réponse à une question sur l'évaluation de la liberté d'expression en Algérie. "En Turquie, par exemple, nous avons enregistré 60 journalistes emprisonnés, en Iran aussi, en Algérie, il n’y a aucun, nous pouvons dire que c'est un pays de merveille", a-t-il poursuivi, relevant l'existence d'"un pluralisme journalistique" en Algérie. Évoquant la loi sur l'information, adoptée en janvier 2012, M. Boumelha a expliqué que même si cela reste une évolution, "la liberté de la presse demeure une question de culture". "Il faut faire la distinction entre la liberté d'expression et la liberté de la presse ; quand on est journaliste, on a une responsabilité, c'est pour cette raison qu'il faut avoir la culture de la salle de rédaction, de la déontologie et de l'éthique, ainsi qu'une solidarité entre journalistes", a-t-il expliqué. Selon lui, "les lois sont partout les mêmes", et l'idée répandue consistant à dire qu"'on pouvait écrire ce qu'on voulait est totalement erronée". M. Boumelha, qui a indiqué qu'il ne pouvait pas se "prononcer" article par article sur la loi de janvier 2012, a estimé pour que cette évolution soit "beaucoup plus rapide", cela dépendait des capacités des journalistes et de leur organisation, à engager une réflexion sur les moyens susceptibles de faire avancer les choses et à améliorer la qualité du produit journalistique. Interrogé aussi sur la décision du gouvernement algérien d'ouvrir l'audiovisuel au secteur privé, il a considéré que l'existence d'un projet de loi au niveau du Parlement "dénote la bonne volonté" du gouvernement à ce sujet. "Dans tous les pays du monde, y compris les plus développés, il y a une polémique autour de la manière de transformer, financer et faire fonctionner le secteur de l'audiovisuel", a-t-il souligné, précisant que "les gens de la profession doivent s'impliquer davantage dans ces changements".

"Il est très important d'avoir un syndicat qui fonctionne"
À une question sur les capacités des journalistes à faire face à tous ces bouleversements avec ce qui en découle comme précarité et menace socio-professionnelle, le président de la FIJ a mis en avant la nécessité d'avoir une organisation syndicale "forte". "Il est très important d'avoir un syndicat qui fonctionne avec ces bouleversements technologiques. Il est utile que tout le monde soit ensemble. Il y aura énormément de changements", souligne-t-il, avant d'évoquer le cas du Syndicat national des journalistes (SNJ). "Pour l'instant, le SNJ ne fonctionne pas", a-t-il jugé, précisant toutefois qu"'il ne s'agit pas d'une critique à la direction actuelle de ce syndicat qui fait ce qu'elle peut". "La famille des journalistes n'a pas trouvé les moyens pour se rassembler, au sein de cette organisation. Ce syndicat a toujours existé, et il a une histoire. Maintenant, s'il y a d'autres alternatives, nous sommes prêts à les explorer", a-t-il poursuivi. M. Boumelha a estimé que "l'essentiel est qu'il y ait un cadre et une vie démocratique, et que les journalistes se sentent représentés et disposent d'un moyen pour discuter de leurs aspirations et de leurs situations, pas uniquement en temps de crise, mais à long terme".

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