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Le premier ministre inaugure la 22e foire de la production nationale : Une opportunité pour faire face à la concurrence étrangère

Sidi Said : « Il existe une volonté politique très forte pour développer et protéger la production nationale »

PUBLIE LE : 18-12-2013 | 23:00
D.R

Retour du crédit à la consommation en 2014

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé, hier, à l’inauguration de la 22e édition de la foire de la production nationale. Accompagnée d’une forte délégation composée de plusieurs ministres, de membres de son département et de responsables des collectivités locales, Abdelmalek Sellal a sillonné les allées du pavillon central, n’a pas manqué d’encourager les entreprises algériennes à améliorer la qualité de leurs produits et à respecter les normes internationale pour les rendre plus compétitifs.
Il invitera à cette occasion les opérateurs nationaux à investir sur la matière première des produits au lieu de recourir à l’importation, chose qui se répercute sur les prix de vente. Discutant avec les uns, s’intéressant à la production de diverses entreprises relevant des secteurs publics et privé, le Premier ministre tiendra à s’enquérir des produits désormais fabriqués en Algérie, tout en écoutant les doléances des uns et des autres quant aux contraintes qu’ils rencontrent dans leurs divers domaines d’activités.
Présent à la cérémonie d’inauguration, le ministre du Commerce a déclaré que le crédit à la consommation, suspendu depuis 2009, reviendra en 2014. Mustapha Benbada a tenu toutefois à préciser que seuls « les produits nationaux sont concernés par cette mesure ».                                                                                         
Au cours d’un point de presse, il a confié que ce dispositif sera officialisé dans la loi de finances complémentaire de 2014. « Nous avons installé un sous-groupe de travail qui se penche sur les dispositions à entreprendre et pour préparer le terrain, mais, aussi, sur les meilleurs moyens de promouvoir la production nationale. On pense notamment aux entreprises éligibles à ce crédit à la consommation ainsi qu’aux produits concernés », a-t-il expliqué .
      
« Nous sommes pour un partenariat public-privé »
  Réaffirmant la volonté de l’Etat d’améliorer le produit national, il a révélé également que des mesures seront prises pour stopper l’introduction en Algérie des produits de mauvaise qualité et insisté à ce propos sur la nécessité de renforcer les outils du contrôle qui restent insuffisants dans notre pays.
« Nous avons besoins dans ce domaine d’être accompagnés pour moderniser nos outils du contrôle des produits, à l’image du laboratoire national du contrôle de qualité », a affirmé le ministre du Commerce, récusant dans la foulée ce qu’il qualifie « d’allégations » sur un prétendu favoritisme qu’accorderait le gouvernement aux entreprises publiques au dépend du secteur privé.
« Au contraire, nous sommes pour le partenariat public-privé et le fait de réunir aujourd’hui dans cette foire autant d’entreprises privées confirme la volonté du gouvernement de traiter les deux secteurs sur le même pied d’égalité. « Pour nous, le monde économique n’a pas de barrières, car seule la compétence compte », a-t-il soutenu.                                                       
La 22e édition de la foire de la production nationale qui s’étalera jusqu’au 22 décembre, constitue une excellente opportunité pour faire connaître aux citoyens algériens la qualité des produits nationaux. « Il faut savoir que lors de la dernière tripartite, il a été décidé de tout mettre en œuvre pour soutenir la production nationale.
D’ailleurs, un rapport à cet effet sera fin prêt et déjà, 25 mesures d’urgence seront appliquées dès le mois de janvier prochain », a noté Mustapha Benbada. Il est question, entre autres, de la modernisation pour faire face à la concurrence internationale, à la régulation du marché national pour faire barrage à la sous-qualité et surtout à l’investissement dans l’information économique à travers la création d’une base de données.
« Ce dernier point constitue le parent pauvre des entreprises privées lesquelles, et contrairement à leurs homologues publiques, accordent peu d’intérêt au volet de l’information économique », a regretté le ministre du Commerce.                                                                
L’édition de cette année, organisée sur le thème de « L’industrie algérienne : les défis de la relance », est marquée par la participation de 200 exposants et se distingue cette année par une déclinaison de l’événement de son caractère généraliste vers une évolution plus professionnelle.
Ainsi, les entreprises seront scindées en secteurs d’activités dont 5 ont trait à l’industrie, en l’occurrence les industries manufacturières, électriques et électroniques, agroalimentaires et de l’emballage, mécaniques, métallurgiques et sidérurgiques, et, enfin, les industries chimiques et pétrochimiques. Les deux autres filières concernent les services et les banques et assurances.
S. A. M.

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Sidi Said :  « Il existe une volonté politique très forte pour développer et protéger la production nationale »
Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs  algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said, a affirmé, hier,  à Alger, qu’une forte volonté animait les autorités publiques pour développer et protéger la production  nationale. Le secrétaire général de l’UGTA a déclaré à l’APS, en marge de l’inauguration par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de la 22e édition de la foire de la production nationale que « les autorités publiques sont animées d’une très  forte volonté de développer la production nationale, aussi bien publique que  privée et ce, en application des orientations du Président de la République  M. Abdelaziz Bouteflika. « L’UGTA se félicite de cette volonté qui a été une revendication maintes fois exprimée par le passé par les partenaires du gouvernement à leur tête  l’UGTA pour la sauvegarde des intérêts de la nation et ceux du travailleur algérien de manière générale », a-t-il ajouté. « Le développement de la production nationale, a-t-il poursuivi, ne relève pas des prérogatives des autorités publiques, mais incombe aux organisations  patronales et de l’UGTA » soulignant que « tous les efforts doivent être consentis  pour atteindre les objectifs fixés dans ce sens ».        
 

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