mardi 24 octobre 2017 10:28:03

Le Premier ministre français dans la capitale de l’Ouest : Oran présente les exemples du partenariat algéro-français

M. Montebourg, ministre français du Redressement productif : « Un partenariat de colocalisation exemplaire »

PUBLIE LE : 18-12-2013 | 0:00
D.R

Au  troisième et dernier jour de sa visite officielle en Algérie, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, accompagné d’une délégation composée de neuf ministres ainsi que de parlementaires et entrepreneurs, a été accueilli à l’aéroport international d’Oran Ahmed Ben-Bella,  par le Premier ministre Abdelmalek Sellal.

Le choix d’Oran considéré comme le poumon économique du pays n’est pas fortuit, puisque la présence économique de la France est matérialisée dans cette ville par des réalisations jugées « emblématiques » de l’expression même de Jean-Marc Ayrault. La délégation s’est d’abord rendue dans la localité d’Oggaz dans la wilaya de Mascara où elle a visité la cimenterie La Farge, fuit d’un investissement français. D’une capacité de production  de 3 millions de tonnes par an avec en plus  un volume appréciable de ciment blanc destiné à l’exportation cette usine satisfait à hauteur de 15% le marché national. Le ciment blanc est très rare, y compris en Europe. Aussi, cette usine qui comprend en outre une  chaîne de production du ciment gris (2,5 millions de tonnes/an) est un  élément essentiel dans cette stratégie de diversification des exportations algériennes n’a-t-on pas manqué  d’expliquer à la délégation. M. Sellal a suggéré à l’encadrement technique de l’usine l’utilisation des déchets de la station de dessalement d’eau de mer de Mostaganem dans la fourniture d’une partie de l’énergie utilisée par la cimenterie. Engagée dans un important programme de construction, le ciment revêt un caractère stratégique pour l’Algérie. Ceci dit, l’industrie du ciment fait appel à des compétences spécifiques. Lafarge a  investi un budget de plus de 60 millions de dinars pour la mise en place d’un protocole de travail qui intègre aussi bien la sécurité industrielle que les comportements de production. Sur le  site de la future usine de montage de l’usine Renault, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et son homologue français, Jean-Marc Ayrault, ont pris connaissance de l’état d’avancement des travaux. Prévue de livrer son premier véhicule en novembre 2014, cette usine s’inscrit en droite ligne de l’accord signé le 19 décembre 2012 à Alger à l’occasion de la visite d’Etat du président français, François Hollande. Le modèle algérien de la marque au losange « made in Algeria » sera celui de la nouvelle Symbol qui aura une qualité égale, voire supérieure à celle produite dans d’autres pays, soutiennent les responsables de la société Renault-Algérie Production. Cette future usine de montage de véhicules Renault implantée dans la nouvelle zone industrielle de Oued Tlélat (Oran) n’est pas conçue pour un seul produit, en l’occurrence la nouvelle Symbol (prévue pour être la première voiture à sortir de la chaîne) mais pour deux ou trois autre modèles en fonction de l’évolution du marché a affirmé à El Moudjahid M. Bernard Sonilhac, P-DG de RAP.
Cette usine, qui produira, dans une première phase, 25.000 unités et emploiera 350 travailleurs, va axer ses efforts sur le profil des opérateurs et des agents qui seront amenés à travailler sur les chaînes de montage. Au bout de deux ans, la quasi-totalité des techniciens et opérateurs seront Algériens. Les agents retenus suivront, en fonction, des tâches qui leurs seront demandés, une formation dans les centres d’apprentissage de la région (certains de ces centres ont déjà recu les modules de formation fournis par le groupe Renault), un apprentissage permanent sur site et un approfondissement de leur compétence par un passage dans l’usine du  groupe implantée en Roumanie. C’est d’ailleurs, à quelques détails près, la même Symbol actuellement produite en Roumanie qui sera fabriquée à Oued Tlelat,
Dans la première phase de production, de nombreuses pièces (sur les 5.000 que compte une voiture) seront importées. En parallèle, le groupe a déjà identifié une soixantaine de sous-traitants locaux parmi eux, bien évidemment, la SNVI qui aura la mission d’adapter ses outils de production pour s’intégrer en qualité, en quantité, en délais… dans le circuit automobile.   Si la première phase de ce projet vise la production de 25.000 unités avec un taux d’intégration bas, la seconde phase qui débutera en 2019 (soit cinq ans après la sortie de la première voiture) complétera les installations et permettra sur le site même les opérations liées à la peinture et à la tôlerie. 75.000 voitures seront alors produites avec un taux d’intégration de 42%. Rappelons que  la production de cette Nouvelle Symbol, qui sortira en novembre 2014, sera destinée au marché national, le deuxième plus grand marché du continent avec plus de 300.000 véhicules vendus depuis le début de 2013).
M. Koursi

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M.  Montebourg, ministre français du Redressement productif
« Un partenariat de colocalisation exemplaire »
L’usine Renault-Algérie constitue « un partenariat  de colocalisation exemplaire », a déclaré, hier, à Oran, le ministre français du  Redressement productif, Arnaud Montebourg.
L’usine Renault-Algérie est « un partenariat de colocalisation exemplaire,  gagnant pour la France, gagnant pour Renault et gagnant pour l’Algérie », a indiqué M. Montebourg dans une déclaration à la presse en marge de la visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et de son homologue français, Jean-Marc Ayrault, sur le site de cette usine implantée à Oued Tlélat.   
 « Le gouvernement français a veillé à ce qu’il n’y ait pas de clause de réexportation des véhicules produits ici (usine de Oued Tlélat) vers la France  de manière à ce que ce soit un partenariat gagnant-gagnant », a fait savoir M. Montebourg, ajoutant que « la France et l’Algérie s’unissent à travers Renault pour conquérir des marchés nouveaux en Afrique ». Il a expliqué à ce titre que « le choix qui a été fait est de construire  ici (en Algérie) une usine qui va développer des véhicules pour l’Afrique et le monde arabe, puisque la Clio Symbol est aujourd’hui vendue exclusivement  en Afrique et pas en Europe».
« Renault est numéro 1 en Algérie. C’est un marché en grande croissance »,  a encore rappelé le ministre français du Redressement productif.          La sortie du premier véhicule Renault (Clio Symbol) « made in Algeria »  est prévue le 20 novembre 2014 à partir de l’usine de Oued Tlélat.

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Mascara
MM. Sellal et Ayrault visitent la cimenterie d’Oggaz
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et son  homologue français, Jean-Marc Ayrault, ont visité, hier, la cimenterie de la région d’Oggaz, dans la wilaya de Mascara.          
Accueillis par les autorités locales et les responsables de cette usine, représentant un investissement du groupe français Lafarge, les deux Premiers  ministres ont visité les différentes parties de cette installation et suivi les explications données, notamment au sujet de la protection de l’environnement et de la récupération des déchets.  Dans ce contexte, M. Sellal a suggéré aux responsables de l’usine l’utilisation des déchets de la station de dessalement d’eau de mer de la wilaya voisine de Mostaganem, dans la fourniture d’une partie de l’énergie utilisée par la cimenterie. Cette cimenterie a réalisé des résultats positifs dans la production de ce matériau de construction, très demandé sur le marché national, concrétisant un investissement réussi et profitable pour les deux pays.         
 Selon les données communiquées par les responsables de l’usine, celle-ci a contribué, ces dernières années, à la couverture de 15 % des besoins du marché national par une production dépassant 3 millions de tonnes/an et à l'exportation  entre 50.000 et 100.000 tonnes de ciment blanc.         
 Implantée au nord de la wilaya de Mascara non loin des ports d'Oran et de Mostaganem, cette usine s'est lancée dans la production du ciment blanc et gris, respectivement en 2007 et 2008. La réalisation de la chaîne de production du ciment gris (2,5 millions  de tonnes/an) a nécessité un investissement de 25,35 milliards de dinars et les travaux ont duré 20 mois. Les coûts de réalisation de la chaîne de production du ciment blanc (550.000 tonnes/an) ont atteint 13,65 milliards de dinars.

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L’épouse du Premier ministre français visite des sites et monuments de la ville d’Oran
L’épouse du Premier ministre français, Brigitte Ayrault,  a visité, hier, des sites et monuments de la ville d’Oran où elle a eu un aperçu de l’histoire et la richesse du patrimoine culturel de cette région, marquée  par la succession de nombreuses civilisations. Mme Ayrault a visité une exposition sur le patrimoine matériel et immatériel d’Oran, mise sur pied au siège de l’association « Santé Sidi Houari ».   
A cette occasion, elle a souligné que la ville d’Oran, riche de son patrimoine et de sa longue histoire, a été le carrefour de nombreuses civilisations  et a su rassembler diverses cultures. L’épouse du Premier ministre français a suivi avec intérêt les explications qui lui ont été fournies sur les différents ateliers de métiers traditionnels initiés par cette association au profit des jeunes. Mme Ayrault s’est félicitée de l’expérience de l’association « SDH » qui a permis la formation de dizaines de jeunes dans des métiers manuels liés au patrimoine.  Elle a considéré que cette expérience est réussie du fait qu’elle suscite l’intérêt de la jeune population de la ville. Des présents ont été offerts à cette invitée de marque. D’autre part, Mme Ayrault, accompagnée d’une représentante du ministère de la Culture et de l’épouse de l’ambassadeur de France en Algérie, s’est rendue à la chapelle Santa Cruz, nichée sur le mont Murdjadjo, surplombant la ville  d’Oran et sa baie. Sur place, elle a admiré la vue qu’offre la capitale de l’Ouest,  métropole méditerranéenne par excellence.  
L’épouse du Premier ministre français a également visité le musée national Ahmed-Zabana et découvert ses fonds historiques et artistiques qui reflètent  la diversité et la richesse du patrimoine de la région. Elle s’est rendue ensuite à l’Institut français (ex-CCF), où elle a été informées des activités programmées par cet établissement. Mme Ayrault accompagne le Premier ministre français qui effectue une visite officielle de trois jours en Algérie à l’occasion de la tenue de la 1re réunion du comité intergouvernemental de haut niveau.

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MM. Sellal et Ayrault empruntent le tramway
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et son homologue français, Jean-Marc Ayrault, ont pris, à Oran, le tramway  à partir de la station mosquée Ibn Badis, près de la cité Mahieddine jusqu’ à la place du 1er-Novembre 1954, au centre-ville d’Oran. Le tramway, qui a bouleversé les habitudes de transport des Oranais en apportant un plus esthétique aux riverains, est un exemple réussi du partenariat algéro-français. L’exploitation et la maintenance du tramway sont prise en charge par La Setram, une société  née d’un accord entre l’ETUSA, l’entreprise de Métro d’Alger et le groupe français RATP.  Long d’un peu plus de 18 km, le tramway dessert plusieurs quartier de la ville d’est en ouest, autrement dit d’Es Senia jusqu’à l’UUSTO  rendant un énorme service aux étudiants des universités de la ville. La décision a été prise de procéder a son extension : côté Ouest vers haï Benarba, côté Sud vers l’aéroport international Ahmed Ben Bella (Es-senia) et côté est vers le nouveau pôle universitaire de Belgaïd. Sa distance globale sera  alors de 40 km, le plus long du pays…Puisque l’Etat projette d’introduire ce mode de transport dans la quasi-totalité des villes moyennes du pays.  Ainsi, des projets de création de réseaux de tramway ont été  validés pour  Sétif, Annaba, Batna, Sidi Bel-Abbès, Ouargla et Mostaganem, en attendant, la seconde vague qui verra l’arrivée du tramway à Tébessa, Biskra, Djelfa, Skikda, Béchar, Bejaia, Blida et Tlemcen. A Oran, plus de 4 millions de voyageurs ont emprunté le tramway depuis sa mise en service jusqu’à fin octobre dernier, avec une moyenne de plus de 20.000 titres vendus/jour. Le groupe français Alstom dont le PDG  accompagnait cette délégation a décroché des contrats de réalisation de ce mode de transport dans plusieurs villes du pays. Ce groupe  est, par ailleurs,  associé à la société nationale « Ferrovial » pour monter une usine d’assemblage de rames de tramways à Annaba, visant à équiper les futurs tramways algériens.
M. K.

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