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Le Premier ministre français achève sa visite officielle en Algérie: L’Algérie et la France pour un renforcement de la coopération

Sahara occidental : L’Algérie et la France favorables à un règlement « juste et durable » permettant l’autodétermination

PUBLIE LE : 18-12-2013 | 0:00
D.R

La première réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français a permis de réitérer la volonté des deux pays de renforcer leur coopération bilatérale par la mise en place d’une «ambitieuse» feuille de route, a indiqué un communiqué conjoint rendu public hier au terme de la visite officielle en Algérie du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault.

Les travaux de cette première réunion ont été ouverts lundi à Alger sous la coprésidence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et de son homologue français.          Une dizaine d’accords de coopération entre l’Algérie et la France, englobant  divers secteurs d’activité, ont été signés lors de ces travaux. S’agissant du dialogue politique, le communiqué relève qu’Alger et Paris ont constaté avec «satisfaction» la multiplication des visites bilatérales depuis 2012, estimant que cette «intensification» des rencontres témoignait de la volonté  commune des deux pays de donner «une impulsion forte» à leurs relations bilatérales.             

Les archives, une question  importante
Les deux pays se sont félicités également de la «convergence de vues» qui s’est dégagée dans le cadre de la préparation du dernier sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, saluant les «avancées» réalisées dans le dialogue sur la coopération en matière de sécurité et de lutte contre le  terrorisme.          
Alger et Paris ont, cependant, accordé un «intérêt particulier» à la  problématique des archives, soulignant «les progrès» enregistrés dans la prise en charge de cette importante question par le groupe de travail y afférant. Le communiqué souligne, par ailleurs, que les deux pays sont convenus de poursuivre les discussions et de déployer leurs efforts en vue d’améliorer et de faciliter les conditions pratiques de la mobilité des Algériens en France  et des Français en Algérie.
Concernant la coopération judiciaire, les deux parties ont insisté sur la nécessité de poursuivre les discussions pour parvenir à un accord, et sont convenues de se revoir à Paris en 2014 dans le cadre d’une 6e session de renégociation.          
Les participants à la première réunion du Comité intergouvernemental  algéro-français ont aussi convenu de tenir prochainement à Paris une réunion du mécanisme bilatéral pour échanger sur les conditions de présentation des dossiers d’indemnisation des victimes algériennes des essais nucléaires français dans le Sud algérien ou leurs ayants droit.                   

Coopération technologique plus accrue
S’agissant de la coopération algéro-française dans le domaine de la  santé, les deux parties ont convenu de poursuivre les efforts consentis de part et d’autre, en réunissant, au cours du premier trimestre 2014, la Commission mixte sur les affaires sociales pour parachever l’assainissement des comptes découlant de l’application de la Convention bilatérale de sécurité sociale et du protocole de soins y annexé. Dans les domaines de la culture, de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Alger et Paris ont réaffirmé leur volonté de «poursuivre» et «d’intensifier» la coopération bilatérale, sur la base des axes prioritaires identifiés dans le Document cadre de Partenariat, signé le 19 décembre à Alger, au bénéfice des deux pays. Aux plans économique et technologique, l’Algérie et la France ont exprimé leur volonté de continuer à soutenir le développement de partenariats économiques devant aboutir à de nouveaux projets et accords industriels et technologiques. Alger et Paris souhaitent également développer leur coopération dans le domaine spatial, a fait savoir le communiqué, précisant que la France était «prête à apporter son support à des initiatives favorisant le développement de l’activité spatiale en Algérie».          
Les deux parties conviennent, dans cette même perspective, d’«approfondir» leur coopération dans le domaine des applications civiles des technologies nucléaires par le renforcement de leurs expertises scientifique et technique.                        

Pour une paix régionale  et internationale
Sur les questions internationales d’intérêt commun, l’Algérie et la France  réitèrent, selon le même texte, leur volonté d’œuvrer ensemble en faveur de la paix et de la sécurité régionale et internationale, réaffirmant leur volonté de contribuer à l’émergence d’«un espace de paix, de stabilité et de prospérité en Méditerranée».    L’Algérie et la France ont réaffirmé, d’autre part, leur «soutien» à la tenue de la conférence de Genève-II pour parvenir à une solution politique négociée répondant aux aspirations du peuple syrien.          
Selon le même document, M. Sellal et son homologue français qui se sont félicités de l’accession de la Palestine au statut d’État non membre observateur  de l’ONU ont salué la relance du processus de paix en marquant la nécessité de parvenir, dans les délais impartis, à un accord définitif qui permettra la création de deux États indépendants et vivant côte à côte, dans la paix et la sécurité.

Volonté commune de maintenir un « haut niveau » d’échanges  économiques
L’Algérie et la France ont exprimé leur volonté de  maintenir un «haut niveau» d’échanges en «valorisant» la dimension partenariale de leur relation économique.
Dans un communiqué conjoint rendu public hier au terme de la visite officielle du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, en Algérie, les deux pays «ont fait part de leur satisfaction devant les progrès accomplis dans le cadre du renforcement du partenariat économique entre la France et l’Algérie».   Ce partenariat a été notamment marqué par la tenue de la 1re session du comité mixte économique franco-algérien (COMEFA) le 28 novembre à Paris, et par les nombreux partenariats noués entre entreprises françaises et algériennes au cours de l’année 2013. L’Algérie et la France «ont ainsi salué les avancées enregistrées dans le cadre de la mission confiée aux hauts responsables chargés de la coopération industrielle et technologique».   Celles-ci «augurent d’une intensification et d’une diversification des liens, non seulement entre entreprises, mais aussi entre institutions algériennes et françaises, tel que prévu par la déclaration conjointe sur le partenariat industriel et productif, signée le 19 décembre 2012 à Alger». Les deux parties ont exprimé, également, «leur engagement à poursuivre leur soutien au développement de partenariats économiques mutuellement bénéfiques,  en Algérie et en France, et devant aboutir, dans les secteurs identifiés comme stratégiques, à de nouveaux projets et accords industriels et technologiques».          
Ceux-ci «doivent favoriser le développement et la diversification de  l’économie algérienne, le renforcement de la compétitivité des entreprises algériennes et créer les conditions d’un développement des échanges et des investissements  entre les deux pays, notamment en améliorant l’environnement des affaires».          
Les deux parties «s’accordent, notamment, à faire progresser leur collaboration dans le domaine du calcul haute performance pour appuyer les capacités de recherche, mais aussi améliorer la compétitivité du secteur industriel». Elles s’entendent, également, pour «faire avancer les discussions sur un projet de coopération relatif à la mise en place d’infrastructures de calcul,  la formation et la recherche, impliquant notamment l’INRIA et la société Bull».         
 L’Algérie et la France «souhaitent développer leur coopération dans  le domaine spatial, notamment entre leur deux agences, le CNES et l’ASAL». Ainsi, la France «est prête à apporter son support à des initiatives  favorisant le développement de l’activité spatiale en Algérie, à l’instar de  la coopération industrielle engagée entre Astrium et l’ASAL dans le cadre du programme ALSAT-2 d’observation de la Terre par satellite». Les deux pays «conviennent d’approfondir leur coopération dans le domaine  des applications civiles des technologies nucléaires par le renforcement de  leur expertise scientifique et technique, et, à cette fin, mettent en place un  partenariat structuré entre le CEA et le COMENA».

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Lutte contre le terrorisme
L’Algérie et la France en faveur d’ une action « déterminée  et soutenue »
L’Algérie et la France ont souligné l’importance d’une action «déterminée et soutenue» dans la lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé, notamment dans la région du Sahel. «L’Algérie et la France soulignent l’importance d’une action déterminée et soutenue à cet effet, et la nécessité d’une lutte résolue contre le terrorisme et le crime transnational organisé, notamment le trafic de drogues, dans la région du Sahel», indique le communiqué conjoint. Les deux parties ont salué aussi le lancement du processus de Nouakchott sur la coopération sécuritaire et l’opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APS) dans la région sahélo-saharienne, tout en rappelant leur «engagement» en faveur de la stabilité de la Libye et de la sécurité de  ses frontières, conformément aux conclusions des conférences de Tripoli du 12 mars 2012 et de Rabat du 14 novembre 2013, a-t-on noté de même source.
Dans le même sillage, les deux parties se sont «félicitées» des résultats «positifs et concrets» du sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en  Afrique, tenu à Paris les 6 et 7 décembre 2013. À cet effet, elles ont réitéré leur «engagement» à œuvrer de concert pour que la communauté internationale apporte à l’Afrique «l’assistance et l’appui nécessaires» pour lui permettre de renforcer les outils et mécanismes existants pour la préservation de la paix et de la sécurité de ses peuples, et d’assurer ainsi les conditions de la réalisation du développement économique et social auquel ils aspirent. Pour ce qui est de l’Union africaine, l’Algérie et la France ont affirmé leur soutien à l’action de l’Organisation panafricaine en République Centrafricaine, en particulier à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et à l’opération de la France en soutien à celle-ci, sur mandat du Conseil de sécurité, pour rétablir la sécurité, protéger les populations et permettre la reprise de l’assistance humanitaire.

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Mali
« Satisfaction » des développements  « positifs » intervenus
L’Algérie et la France ont noté «avec satisfaction»  les développements «positifs» intervenus récemment au Mali. «Les deux pays ont noté avec satisfaction les développements positifs intervenus récemment au Mali, notamment à travers la réussite de la tenue de l’élection présidentielle et des élections législatives qui représentent une étape décisive pour le parachèvement du processus de retour à la légitimité  démocratique».    
L’Algérie et la France ont souligné aussi «l’importance d’un dialogue national inclusif entre les Maliens, de nature à aboutir à l’établissement d’une paix durable, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale  de ce pays, à assurer la réconciliation nationale et à permettre aux populations de toutes les régions du pays de bénéficier de l’effort de développement économique et social».   
Les deux parties «se sont félicitées», en outre, de l’engagement de la communauté internationale, et singulièrement des pays de la région en faveur du développement, de la stabilité et de la sécurité au Mali. 

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Sahara occidental
L’Algérie et la France favorables à un règlement « juste et durable » permettant l’autodétermination
L’Algérie et la France ont salué la «constance» de «l’engagement» des Nations unies et de la communauté internationale pour un règlement «juste et durable» permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.          
 Les deux pays «se félicitent de la constance de l’engagement de l’ONU et de la communauté internationale pour un règlement juste et durable» de la question du Sahara occidental.
Ce règlement doit être «basé sur une solution politique mutuellement  acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations unies, ainsi que des résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité» de l’ONU, ont souligné les deux parties.
 À cet effet, l’Algérie et la France «apportent tout leur soutien aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross».

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