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Le FLN rend un vibrant hommage à Nelson Mandela : « Une icône de la réconciliation »

Le Front de libération nationale a rendu, hier en son siège national, un vibrant hommage à Nelson Mandela, décédé le décembre dernier à l’âge de 95 ans.

PUBLIE LE : 17-12-2013 | 23:00
D.R

Le Front de libération nationale a rendu, hier en son siège national, un vibrant hommage à Nelson Mandela, décédé le décembre dernier à l’âge de 95 ans. Dans son allocution, le secrétaire général du parti, Amar Saïdani, a, d’emblée, souligné que «l’histoire retiendra pour l’éternité, le nom de Madiba, le Président, le révolutionnaire, l’homme juste et de justice». Nelson Mandela est l’«une des icônes incontournables de la réconciliation que la planète entière vénère». S’il est difficile de cerner en une conférence, le parcours de cet «homme d’exception», M. Saïdani a affirmé que la guerre de Libération nationale, menée par le FLN, a constitué «la première destination du futur héros, pour acquérir l’expérience militaire, politique et diplomatique». Avant d’y mettre les pieds, feu Mandela savait que l’Algérie est «une référence qui peut lui servir à se débarrasser du régime de l’apartheid». Après la disparition du «défenseur des causes justes», M. Saïdani se dit convaincu que «ce n’est pas l’Afrique du Sud qui est endeuillée, mais ce sont tous les pays du continent et de la planète». Poursuivre le chemin vers la liberté, la justice, le pacifisme, des valeurs que Mandela a défendues avec brio des dizaines d’années durant, s’avère être «plus qu’un devoir, une obligation», indique-t-il.
Et d’ajouter : «Madiba est une icône qui a passé le tiers de sa vie dans la prison, a lutté pour que triomphe l’Humanité.» De son côté, l’ambassadeur sud-africain à Alger,  Joseph Kotane, a évoqué «Mandela le monument». Et se dit reconnaissant envers le gouvernement et le peuple algériens, ainsi qu’au FLN, pour «avoir éclairé cet homme, lors de ses débuts révolutionnaires».
Quant à Noureddine Djoudi, ancien ambassadeur algérien en Afrique de Sud, celui-ci a, outre l’inévitable hommage en la mémoire d’un ami qu’il a bien côtoyé, a dénoncé l’attitude de certaines radios européennes qui «tentent de travestir la réalité et de mettre l’Algérie en retrait, en dépit de son importance dans la vie de Madiba». Quant à Djamel Ould Abbès, sénateur, celui-ci est revenu sur le rôle du chef de la diplomatie algérienne de l’époque, à savoir Abdelaziz Bouteflika, qui, en sa qualité de président de l’Assemblée de l’ONU, avait refusé au régime sud- africain d’y prendre part. C’est à partir de ce jour-là, poursuit M. Ould Abbès, que «tout bascula» pour la nation arc-en-ciel. Et de poursuivre : «Ce fut la première grande victoire de la lutte contre l’apartheid qui allait conforter l’ANC de Mandela et tous les mouvements de libération dans le monde.»
Fouad Irnatene

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