lundi 23 octobre 2017 12:28:08

Rencontre économique des chefs d’entreprise algériens et français : Vers un partenariat d’exception

Amara Benyounès : « L’Algérie et la France déterminées à renforcer leur coopération économique »

PUBLIE LE : 17-12-2013 | 0:00
D.R

Le Forum des chefs d’entreprise et le MEDEF International ont organisé une rencontre des entrepreneurs algériens et français,
hier à l’hôtel El-Aurassi. Cette rencontre intervient à l’occasion de la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau coprésidé par le Premier ministre Abdelmalek Sellal et son homologue Jean-Marc Ayrault.

C’est un forum de contacts et de discussions pour les chefs d’entreprise axé autour de thématiques sectorielles, à savoir l’agroalimentaire, les infrastructures et l’énergie, la santé et les médicaments, le bâtiment et les travaux publics, l’habitat, les technologies de l’information et des communications. La délégation française est conduite par Jean Burelle, président du MEDEF International.
Les  travaux de cette rencontre sont organisés autour de panels composés de chefs d’entreprise algériens et français qui ont animé des débats autour de préoccupations communes.
Il convient de noter que les ministres algériens du Développement industriel et du Commercen ainsi que les ministres français du Commerce extérieur et du Redressement productif ont rencontré les chefs d’entreprise algériens et français, et ont respectivement intervenu durant la séance plénière.
Cette rencontre de haut niveau a été rehaussée par la présence des deux Premiers ministres algérien et français, en l’occurrence Abdelmalek Sellal et Jean-Marc Ayrault. Les deux chefs de l’exécutif ont mis l’accent sur la qualité indéniable d’un partenariat appelé à se renforcer, et ont exprimé, chacun pour ce qui le concerne, une volonté commune d’aller de l’avant sur le chemin d’une coopération exemplaire.
M. Sellal a déclaré que cette première session du Comité intergouvernemental de haut niveau fera date dans l’histoire des relations bilatérales entre l’Algérie et la France, appelées à s’élever à la hauteur des exigences d’un  partenariat d’exception auquel sont profondément attachés les Présidents Abdelaziz Bouteflika et François Hollande.
Pour M. Sellal, la Déclaration d’Alger constitue l’ancrage référentiel autour duquel doivent s’articuler les efforts pour construire cet ambitieux partenariat d’exception. Il s’agit d’institutionnaliser un indispensable dialogue politique pour le rendre régulier et de l’étendre à tous les niveaux de responsabilités impliquées dans la mise en œuvre de ce partenariat. C’est grâce à l’intensification de ce dialogue politique que s’est dégagée une convergence de vues sur les questions d’actualité régionale et internationale. M. Sellal a considéré que les projets lancés conjointement connaissent une appréciable évolution.

Un partenariat gagnant-gagnant
Sur le plan industriel, ce partenariat connaît une avancée positive, à travers le mécanisme du COMEFA qui permet d’activer les procédures de mise en œuvre des projets et de faciliter l’acte d’investissement. L’Algérie affirme sa volonté politique d’encourager un partenariat gagnant-gagnant. Il a réitéré l’intérêt qu’attachent les deux Présidents  de la République à une restructuration et à une consolidation des liens économiques. Pour le Premier ministre algérien, une stratégie commune est à construire. Il a mis l’accent sur la formation qui est une priorité pour la mise à niveau des procédés de production et des modes de gestion. Il s’est félicité de l’initiative du groupe Schneider Electric Algérie et la fondation Schneider Electric relative à la création d’un centre d’excellence des métiers de l’énergie et de l’électricité. «Cette initiative est l’exemple de ce que nous souhaitons», a-t-il déclaré. Schneider  Electric Algérie est une entreprise qui s’engage à transmettre aux Algériens,  son savoir-faire et ses compétences. Il a renouvelé l’engagement de notre pays à faciliter l’ouverture d’établissements éducatifs français en Algérie, tout comme l’École internationale algérienne et le Centre culturel puissent bénéficier de statuts idoines qui facilitent leurs missions et leur développement par l’ouverture de nouvelles annexes éducatives et culturelles en France. Il a déclaré que l’État  algérien demeure soucieux de la préservation des acquis sociaux de nos ressortissants en France découlant du cadre d’établissement conventionnel bilatéral. Il a relevé avec satisfaction que les groupes de travail sur la dimension humaine de la relation se réunissent régulièrement et avancent positivement dans les travaux afférents à tous les volets consulaires, à savoir les biens immobiliers, les déplacements d’enfants issus de couples mixtes.
 Le Premier ministre s’est également félicité   de l’évolution appréciable que connaissent les projets d’investissement communs lancés par l’Algérie et la France.  «À brève échéance, permettez-moi de vous dire que nous célébrerons ensemble la première voiture Renault made in Algeria», dit M. Sellal.    
Le  Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a, dans son allocution, indiqué que l’Algérie n’est pas un simple marché pour la France, mais avant tout un partenaire, rappelant que son pays  est aujourd’hui le quatrième client de l’Algérie et le premier investisseur hors hydrocarbures.          
M. Ayrault a considéré qu’un véritable dialogue économique s’est instauré et qu’une nouvelle page d’un partenariat d’exception se consolide sous les auspices des deux Présidents de la République.
Il a indiqué que la convergence d’intérêts fait toute la force d’un  partenariat équilibré bénéficiant des réformes conduites de part et d’autre. «Les mesures prises par le gouvernement algérien ne peuvent que favoriser  les échanges en améliorant l’environnement des affaires et en en renforçant la sécurité juridique. Notre partenariat doit s’inscrire dans une perspective euro-méditerranéenne avec l’ambition de bâtir un espace de paix et de stabilité de part et d’autre de cette mer commune. La France et l’Algérie peuvent faire prospérer leur partenariat  économique et apporter la preuve qu’une relation gagnant-gagnant est possible», a déclaré M. Ayrault.
Mohamed Bouraib

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Le Premier ministre français souhaite voir l’Algérie investir en France
Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a indiqué hier que son pays souhaitait voir l’Algérie investir en France, en assurant que les deux pays ont la capacité de devenir «des partenaires plus engagés». «Je souhaite que l’Algérie en décide ainsi. Nous avons la capacité de  devenir des partenaires plus engagés. Je peux vous dire que c’est la volonté  des deux gouvernements d’aller dans cette direction», a-t-il déclaré au cours d’un point de presse qu’il a animé avec son homologue algérien Abdelmalek Sellal. Le Premier ministre français a estimé que l’Algérie devrait développer des investissements en France, affirmant que son pays partageait avec l’Algérie,  le concept d’un partenariat basé sur la co-localisation qui consiste à encourager des entreprises françaises à s’installer, tout en préservant leurs activités en France. Il a cité, à ce titre, le projet Renault en Algérie comme un nouveau modèle de coopération basée sur la co-localisation, que les deux pays veulent élargir aux autres secteurs.        

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Amara Benyounès :
« L’Algérie et la France déterminées à renforcer leur coopération économique »

«L’Algérie et la France sont déterminées à donner un nouvel élan à leur coopération économique et industrielle dans un cadre de complémentarité pour réaliser des partenariats mutuellement bénéfiques», a affirmé, hier à Alger, le ministre du Développement industriel et de la Promotion de  l’investissement, Amara Benyounès.           
«2013 a été une année charnière dans la coopération bilatérale couronnée par la Déclaration d’Alger qui a marqué une nouvelle étape dans les relations  algéro-françaises», a-t-il déclaré, à l’ouverture d’une rencontre économique  regroupant les opérateurs des deux pays. Selon M. Benyounès, l’Algérie et la France «réunissent les facteurs de complémentarité» économique, ce qui permettra de donner une nouvelle impulsion aux relations économiques et de nouer de nouveaux partenariats, notamment dans les secteurs de la mécanique, la pêche, l’industrie pharmaceutique, le bâtiment  et l’énergie. Rappelant la tenue de la première réunion du Comité mixte économique algéro-français (COMEFA), fin novembre dernier à Paris, le ministre a affirmé que cette rencontre a permis «d’élaborer une stratégie pour promouvoir les relations entre les deux pays». Il a, dans ce sens, appelé les milieux d’affaires en Algérie et en France, à explorer les opportunités d’affaires afin de nouer des relations de partenariat  en mettant en valeur les potentialités que recèlent les deux pays. «Le défi auquel fait face l’Algérie, a-t-il poursuivi, est d’assurer la pérennisation du processus de productivité dans le cadre de la nouvelle politique  industrielle, en particulier dans les filières de l’électronique et câblerie, ainsi que les matériaux de construction.» Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a relevé, lui, l’évolution remarquable  des échanges commerciaux bilatéraux qui ont plus que doublé en dix ans, passant ainsi de quelque 6 milliards de dollars en 2003 à 12,6 milliards en 2012, avec une hausse nette des importations algériennes parallèlement à la stagnation de ses exportations largement dominées par les hydrocarbures.            

Benbada : «  Vers une nouvelle étape de coopération »
Régies par l’accord d’association liant depuis 2005 l’Algérie et l’Union européenne (UE), les relations commerciales algéro-françaises doivent «aller vers une nouvelle étape de coopération au vu des opportunités offertes par les  deux marchés», a indiqué M. Benbada. La ministre française du Commerce extérieur, Mme Nicole Bricq, a, quant à elle, dressé un bilan positif de l’évolution des relations économiques et commerciales entre l’Algérie et la France, depuis la visite à Alger en décembre 2012 du Président français, François Hollande. «La mise en œuvre d’un canal régulier de dialogue, à savoir le COMEFA qui constitue un mécanisme de suivi annuel et le lancement de projets d’investissement concrets, essentiellement dans les filières santé et électricité, sont les principaux points ayant marqué cette évolution», a souligné Mme Bricq.  

Mme Bricq : « La France entend rester le premier partenaire économique »   
Elle a assuré que «la France entend rester le premier partenaire économique de l’Algérie».  Le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a estimé que les économies des deux pays «peuvent bâtir des stratégies d’État à État, mais aussi d’entreprise à entreprise». «Nous cherchons les même choses : redresser nos appareils industriels respectifs à travers une politique commune de co-localisation, visant le maintien et le développement de l’emploi dans les deux pays, ainsi que la conquête ensemble de marchés potentiels», a-t-il ajouté.   
M. Montebourg a, en outre, émis le souhait de voir des entreprises algériennes produire en France comme c’est le cas pour les entreprises françaises en Algérie, à l’image de Renault (automobiles) et Lafarge (matériaux de construction). Il a relevé, d’autre part, que l’entrée en production de la future usine automobile Renault en Algérie ne représente aucune menace pour la société mère, d’autant plus que le contrat de partenariat relatif à ce projet comprend une clause «interdisant l’exportation» des véhicules issus du futur site d’Oued Tlélat (Oran).         

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