dimanche 15 dcembre 2019 10:23:31

Une conférence internationale lui a été consacrée : Plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort

La Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), en partenariat avec PRI-MENA et ECPM France, a organisé hier une conférence sur la peine de mort basée sur le thème «Vision régionale arabe et des responsabilités des institutions de la société civile».

PUBLIE LE : 16-12-2013 | 0:00
D.R

La Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), en partenariat avec PRI-MENA  et ECPM France, a organisé hier une conférence sur la peine de mort basée sur le thème «Vision régionale arabe et des responsabilités des institutions de la société civile».
Ont participé à cette conférence de deux jours,  des représentants de diverses associations et coalitions engagées contre l’application de la peine de mort, des militants des droits de l’homme, des juristes nationaux et internationaux. Cette rencontre va permettre de recourir à un débat sur les diverses expériences arabes pour limiter l’application de la peine de mort, d’exposer les arguments pour son abolition, les défis des pays en moratoire, de passer en revue la situation du mouvement de lutte contre la peine de mort dans le monde arabe.
Dans sa très brève allocution d’ouverture des travaux de cette conférence. M. Ksentini, président de la CNCPPDH,  a mis l’accent sur la sensibilité d’un tel sujet qui a atteint une étape où la nécessité d’une réflexion sur la peine de mort s’impose, d’autant plus que la revendication pour sa suppression se fait de plus en plus pressante partout à travers le monde, comme l’ont souligné différents intervenants.
Farouk Ksentini a rappelé que cette peine de mort a été annulée en Algérie depuis 1993, bien qu’elle soit encore prononcée comme sentence par les juges des tribunaux. Ce travail   de réflexion se doit d’être accompli, selon les propos de M. Ksentini, dans le respect de toutes les sensibilités et de toutes les convictions pour envisager une suppression de la peine capitale et son remplacement par une autre sanction imprescriptible. M. Miloud Brahimi, avocat et ancien  président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, s’est exprimé de manière extrêmement claire au sujet de l’abolition de la peine de mort.
Il a rappelé aussi que l’Algérie a présenté un mémorandum  d’arrêt de l’exécution de ce châtiment en 1993 dans une période où elle souffrait du terrorisme. Le gouvernement a procédé en toute sagesse et avec courage à arrêter l’exécution de cette peine dans une période difficile de son histoire. Miloud Brahimi a quasiment rendu hommage à maître Ali Haroun qui a joué un rôle important dans la sensibilisation à l’idée d’abolir la peine de mort  immédiatement après l’indépendance de l’Algérie en présentant un projet de loi au Parlement pour la supprimer du code pénal qui était hérité de la législation française.               
M. Raphael Chenuil Hazan, vice-président de la Coalition mondiale contre la peine de mort, directeur général de l’Association française «Ensemble contre la peine de mort»,  a déclaré que «la justice humaine est impuissante à effacer l’acte commis et que   la peine de mort empêche la réparation». Il considère qu’un moratoire, pour autant qu’il soit pertinent, reste inachevé, et le combat pour la suppression de la peine capitale ne doit pas céder devant un populisme rampant.
Rappelons qu’à l’issue de ses  travaux, la  conférence sera suivie de recommandations et d’une déclaration d’Alger.
M. Bouraib
                                                                                              

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