mardi 12 novembre 2019 23:29:04

Mohamed Salah Boultif, PDG d’Air Algérie invité du Forum Economie d’El Moudjahid : Cap sur l’avenir

Nouvelles mesures tarifaires au profit de notre communauté à l’étranger

PUBLIE LE : 15-12-2013 | 0:00
D.R

16 nouveaux appareils à l’horizon 2017   
Nouvelles dessertes sur Vienne et Lisbonne en 2014
Renforcement des liaisons sur Montréal et Pékin

Invité, hier, du Forum El Moudjahid, le président-directeur général d’Air Algérie, M. Mohamed Salah Boultif, a communiqué aux médias nationaux, présents en force à cette conférence-débat, quelques résultats obtenus par la compagnie nationale de transport aérien.

Des résultats plutôt encourageants, compte tenu de l’évolution enregistrée ces trois dernières années. Le PDG d’Air Algérie cite, notamment l’évolution du trafic lequel s’est situé en 2011 pour les vols réguliers plus charter, y compris Omra et Hadj à 3.800.000 passagers ; en 2012, il passe à 4.450.000 passagers et en 2013, jusqu’à fin septembre, clôture fin 2013 à 4.800.000 passagers. Pour ce qui est du chiffre d’affaires, il a connu la même évolution positive, avec la réalisation en 2011 d’un CA de 57 milliards de dinars, lequel est passé en 2012 à 65,6 milliards de dinars, alors qu’en 2013 les prévisions donnent un CA de 67 milliards de dinars. Cette progression est liée, selon M. Boultif, au développement qu’a connu la compagnie au cours de cette période. Ce volet développement est inscrit au cœur des dernières assises du transport, et en ce qui concerne le transport aérien de manière particulière, ‘’ce qui a été décidé, c’est surtout l’amélioration des services : accueil, traitement des passagers, la ponctualité, la régularité des vols et également tout ce qui est traitement des bagages et services après-vente.
Dans ce sens, ce qui a été également demandé à la compagnie c’est d’aller vers davantage de développement en matière de transport aérien du pays, notamment vers les zones enclavées du grand Sud et au niveau international. M. Boultif rappelle que la compagnie travaille déjà dans le cadre de son plan stratégique de développement à moyen terme 2013/2017 sur ces orientations liées à son développement, notamment au niveau international. Le président-directeur général d’Air Algérie a également fait part de manière très synthétique des autres indicateurs en soulignant que c’est une compagnie nationale de statut SPA détenue à 100% par l’Etat, au capital social de 43 milliards de dinars. La compagnie a actuellement une flotte de 43 appareils, dont la moyenne d’âge est de 7,6 ans, ce qui la place parmi les plus jeunes, du moins au plan régional où la moyenne d’âge est de 7,2 ans. ‘’Ainsi, côté renouvellement de la flotte, c’est une flotte pratiquement renouvelée, mis à part un avion de type cargo qui est assez âgé’’, a-t-il précisé. Il fait savoir également que la compagnie s’apprête à faire l’acquisition de 16 nouveaux appareils, dont 8 de type 150 places, trois de module 250 places et trois de module régional de 70 places ainsi que deux appareils de type cargo, ce qui va porter, en fait, la flotte actuelle à 56 appareils. Sur le plan des effectifs, Air Algérie compte un effectif de 9.400 employés, ‘’avec une tendance à améliorer les effectifs opérationnels, notamment les PNT, les PNC et les agents de la maintenance’’, a-t-il expliqué.
Dans ce cadre, il annonce l’existence de tout un programme de formation au cours des deux prochaines années, à commencer par la formation de 200 pilotes qui vont être formés initialement, c'est-à-dire qui n’ont pas reçu de formation dans ce domaine auparavant. ‘’On est dans l’évaluation du choix de l’école ou des écoles dans lesquelles on va procéder à la formation de ces pilotes à des missions. Ils vont être formés dans la perspective d’acquisition des nouveaux appareils. Il est évident que pour l’absorption de ces nouveaux appareils il faudrait qu’on ait également des pilotes prêts déjà à les accueillir. Même chose pour le PNC et pour les techniciens de la maintenance. A l’avenir les principaux développements dans le domaine des effectifs se feront dans ces domaines opérationnels’’, a souligné M. Boultif. L’autre volet abordé est relatif aux dessertes ; 44 dessertes sont assurées actuellement par Air Algérie, a-t-il fait savoir. Au niveau international, Air Algérie couvre pratiquement toutes les grandes capitales européennes, avec deux réseaux dominants que sont la France et l’Espagne. ‘’Il y a également la Turquie, qui est en train de connaître un bon développement, ainsi que toutes les autres grandes capitales européennes (Londres, Bruxelles, Rome, Francfort une grande ville d’Allemagne, ainsi que d’autres grandes capitales comme Madrid’’, a indiqué M. Boultif. Il fait savoir que la compagnie va lancer un programme de développement dans ce sens également, pour l’hiver 2013/2014, en assurant deux dessertes vers Lisbonne et Vienne. A cela vient s’ajouter le réseau Méditerranée et Moyen-Orient, où Air Algérie dessert belle et bien la plupart des capitales du Maghreb et du Moyen-Orient comme Amman, Beyrouth, Djedda… revenant sur le réseau Afrique, qui est un réseau en plein développement, il affirme que pour Air Algérie ‘’c’est le réseau de l’avenir et on est en train de multiplier les fréquences sur les villes existantes. Nous avons Abidjan qui devrait reprendre incessamment et également à moyen terme, dès acquisition des nouveaux appareils, un effort de développement conséquent sur d’autres capitales africaines sera engagé’’. Les résultats obtenus au niveau international sur El Omra et Hadj, sont aussi encourageants : sur el Omra la compagnie nationale a enregistré de janvier à fin Ramdhan 2013, quelque 103.000 passagers, comparativement à 100.000 passagers de l’année 2012. ‘’ C’est le trafic Omra est en plein évolution et nous opérons pratiquement à partir de cinq grandes villes du pays, vers Djedda et Medina’’, note M. Boultif. Le trafic Hadj est positif avec en 2013 16.500 pèlerins sur 28.800 partagés avec Saudi Airlines.
Par ailleurs sur les deux grandes dessertes long courrier de la compagnie vers Montréal et Pékin, il indique que vers Montréal, un accord est intervenu entre les autorités des deux pays pour une augmentation de fréquences portant cette augmentation à partir de l’été 2014 avec une fréquence quotidienne entre Alger et Montréal.
‘’Pour Pékin nous étions sur deux fréquences semaine, c’est une ligne qui a récemment évolué, nous avons enregistré des améliorations, raison pour laquelle il est prévu une troisième fréquence entre Alger et Pékin’’ a-t-il également indiqué. Sur le réseau domestique Air Algérie opère avec des appareils régionaux de type ATR, et a enregistré un trafic de 1,5 million de passagers en 2013. ‘’C’est un réseau qui évolue à plus de 5% par année, ce taux a été enregistré en 2012 par rapport à 2011, et le même taux va être enregistré avec la clôture 2013 par rapport à 2012’’a-t-il préconisé. Il convient de noter que sur ce réseau le trafic a tendance à se stabiliser en raison de l’effet de l’ouverture de l’autoroute Est-Ouest et la priorité, selon l’invité du Forum Economie d’El Moudjahid, pour la compagnie c’est surtout de desservir par des navettes la capitale et les grandes villes du nord du pays et également les grandes villes enclavées du Sud. Il explique la faiblesse de la desserte intérieure par le fait que depuis ‘’quelques années déjà, pour des raisons de chaleur excessives les appareils n’arrivent pas à décoller quand il y a des températures très élevées. Et c’est pour ça que la compagnie a eu recours à l’exploitation des vols de nuit et une autre raison c’est le fait d’avoir une flotte disponible parce qu’il y a un choix et une optimisation à faire quelque part, compte tenu de l’état de la flotte actuelle et des capacités d’exploitation, si on mettait davantage de vols de jour, il est clair que ça sera au détriment de l’exploitation du réseau international’’.
Il résume plus loin les orientations et recommandations des assises des transports dans leur volet transport aérien par développement du réseau particulièrement au niveau international. Avec les moyens existants la compagnie Air Algérie est en train d’optimiser aussi bien la flotte que les ressources humaines. Pour les dessertes, M. Boultif, souligne l’ouverture d’une plate forme à Oran, sur la ligne Oran/Paris au lieu d’un vol par jour, il a procédé au lancement de deux vols quotidiens. D’autres vols ont été ouverts sur Madrid, avec des quotidiens Oran/Alicante et des vols Oran/Istanbul, ce qui place la compagnie dans un schéma de décentralisation de la flotte et des ressources humaines. ‘’Le schéma d’Oran, constitue un test, qui sera généralisé sur les autres grandes villes du nord du pays et je pense principalement à Constantine et Annaba’’, annonce M. Boultif, ajoutant qu’il s’agit d’une opération qui commence à donner ses fruits du point de vue amélioration de la ponctualité et de régularité, notamment. La formation étant au cœur du plan de développement, M. Boultif confirme en réponse à une question autour de ce volet que ‘’ la formation, représente un axe important.
Air Algérie a commencé à former ses PNC sur les techniques de comportement, ça va suivre au niveau des agences et également au niveau des employés de première ligne comme l’enregistrement…’’
Il confirme également la rentabilité des lignes long courrier Alger/Montréal et Alger/Pékin, précisant que la ligne Alger/Montréal est en développement permanent chaque année, tant elle permet de rajouter une fréquence supplémentaire ‘‘et on vient d’obtenir récemment avec les autorités canadiennes l’agrément pour avoir un vol quotidien, c’est une ligne tout à fait rentable. Le gros des ventes se fait du Canada vers l’Algérie, des ventes qui se font en dollars canadiens.
La ligne de Pékin par contre est une ligne, depuis son ouverture en 2009, qui a un petit peu souffert au départ de la concurrence, une concurrence qui est assez rude notamment de la part des compagnies qui travaillent sur le transit. Mais l’avantage de la ligne directe l’emporte et des pratiques tarifaires promotionnelles permettent à Air Algérie d’améliorer la rentabilité de cette ligne qui commence à devenir performante’’ a-t-il expliqué.

Les échéances d’acquisition  des appareils neufs s’étalent de fin 2014 à 2017
A la question de savoir si Air Algérie est en sureffectif ? ‘‘Si c’est par rapport aux normes internationales, par rapport à la flotte, au trafic, qui sont des paramètres importants, je dirais en toute transparence oui. J’ai eu déjà à le dire par le passé, ce n’est pas un tabou en ce qui concerne le management d’Air Algérie, et c’est également un axe de travail pour nous. Depuis deux années on est en train de travailler sur une réduction des effectifs, sans pour autant qu’il y aient des mesures draconiennes comme des plans de licenciement’’, a-t-il rassuré. Il évoquera des départs à la retraite, en tenant compte de l’application rigoureuses de l’instruction du Premier ministre, mais il exclut le départ massif et souligne les cas exceptionnels prévus dans le cadre de cette instruction, quand il y a une qualification ou une expertise particulière qui est requise au niveau de l’entreprise.
Le plan de renouvellement de la flotte annoncé en 2009 a été réalisé, les avions acquis sont dans les 43 appareils qui constituent la flotte actuelle. Il s’agit des avions ATR et des avions type 150 places et des Boeing 737-800. Les 16 appareils évoqués plus haut font partie du nouveau plan de développement 2013/2017, a-t-il rappelé. Il donne de plus amples information en soulignant qu’à l’heure actuelle la compagnie est en phase finale de négociations avec les constructeurs, et les différents motoristes.
‘‘Les modules gros porteur vont non pas en développement mais en remplacement. Il s’agit de remplacer les trois Boeing 767 acquis en 1990. Il confie aux journalistes présents que les constructeurs retenus, vont être connus d’ici la fin de l’année 2013. ‘‘Nous sommes en phase finale de négociations avec les motoristes, d’ici une semaine ou 10 jours, nous allons annoncer les constructeurs retenus par cette opération d’acquisition, dont le montant de la transaction dans sa globalité s’élèverait à 60 milliards de dinars’’, a-t-il indiqué.

Des tarifs superpromotionnels
Boultif a également expliqué longuement la politique des tarifs pratiqués par la compagnie Air Algérie, expliquant que pour la communauté algérienne établie à l’étranger  des efforts ont été consentis, depuis deux ans et de manière continue, particulièrement au cours de la saison estivale.
Il cite les tarifs spéciaux pour les familles et les personnes âgées, dites de troisième âge, concernées par une réduction d’âge désormais ramené à 50 ans. Les prix pour cette catégorie de personnes, de Paris vers Alger est de 387 euros TTC, les taxes françaises sont de l’ordre de 120 euros (à savoir la taxe de sûreté, la redevance aéroportuaire et la solidarité), a-t-il souligné par souci de transparence. Pour ce qui est des familles, toujours de Paris vers Alger, le prix est de 316 euros TTC, alors que les tarifs des juniors 12 ans à 29 ans est de 437 euros TTC.
‘‘Au Ramadhan, les déplacements diminuent et la compagnie pour remplir les avions a recours à des prix spéciaux, à partir du 1er juillet 2014, le prix sera de 229 euros TTC de Paris/Alger en aller-retour. Les tarifs seniors descendront de 387 en 2013 à 337 euros en 2014 et pour les juniors de 437 euros à 332 euros en 2014’’, a-t-il annoncé.
 Aussi, il faut relever que c’est pour la première fois que la compagnie pratique ces prix, au regard du fait qu’en période de saison estivale la demande est très supérieure à l’offre. Air Algérie a recours également au système Yield management pour la réduction des prix. Pour la fin de l’année Air Algérie effectue des réductions super promotionnelles avec un tarif sur Paris à 19.900 DA TTC. ‘‘Pour le Sud nous avons conclu un accord avec le ministère du Tourisme et les agences de tourisme, portant sur des réductions allant jusqu’à 50% et plus. Pour le transport des supporters au Brésil ‘‘c’est trop tôt d’en parler, mais nous sommes prêts’’, rassure Boultif. S’agissant de l’ouverture au privé ‘‘la décision ne relève pas de la compagnie, qui est un exploitant. Nous ne répugnons pas l’ouverture pour le privé, nous sommes rodés à la concurrence au plan international, donc nous n’avons rien à craindre pour une éventuelle ouverture sur le privé national’’, a-t-il lancé. Pour ce qui est de la qualité de service, ‘‘rien n’est parfait, d’accord la perfection n’existe pas, mais le mieux n’est pas l’ennemi du bien, on est en train de tendre vers le mieux’’, s’est contenté de répondre le président-directeur général d’Air Algérie. ‘‘Les rapports avec les partenaires sociaux qui ont connu des périodes de turbulences tendent aujourd’hui vers la sérénité grâce à un dialogue permanent’’, a-t-il dit.  Concernant la comparaison des tarifs par rapport au Maroc, il y a lieu de retenir que c’est le seul pays de la région qui a signé un accord Open sky avec l’UE, outre que sur le marché marocain opèrent aussi des compagnies low cost qui vendent sur internet… ‘‘L’Algérie n’a pas encore signé un accord Open sky, il est évident que cette préoccupation des tarifs se pose aujourd’hui’’, a-t-il indiqué. Boultif a également exprimé son souhait de voir se concrétiser l’ouverture à l’avenir d’une ligne Alger/New York, précisant que malheureusement le problème bute sur la difficulté de conclure un accord aérien entre Etats.
Par ailleurs, il confirme que les ventes par internet, sont pratiquées au niveau de l’Europe avec un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros de vente, mais des problèmes avec des banques algériennes empêchent le recours à ces ventes localement. En mot de la fin, le président-directeur général d’Air Algérie, M. Mohamed Salah Boultif, s’est dit ‘‘confiant quant à l’avenir de la compagnie qui doit se développer pour atteindre les 10 millions de passagers.’’
Farid Bouyahia

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Abdelmalek Serrai, économiste :
« Un tarif préférentiel pour le grand Sud »
« De part les déclarations de M. le présidentdirecteur général d’Air Algérie et les chiffres qu’il a donnés, nous sommes agréablement surpris et rassurés en même temps par l’importance que revêt Air Algérie dans l’économie algérienne, pour le transport, notamment des citoyens. Et par rapport à cela, j’ai posé la question sur les tarifs qu’il faut réduire au profit de  l’émigration algérienne, comparativement à ce qui est appliquée par les compagnies marocaines et tunisiennes, mais, j’ai beaucoup plus insisté sur les futurs tarifs qui doivent être bon marché pour le grand Sud algérien. Nous avons constaté que depuis le début de l’année 2013, il y a un engouement très important de jeunes investisseurs, des hommes d’affaires, des agriculteurs, etc., qui veulent aller s’installer au sud du pays.
En effet, il y a un mouvement qualitatif vers le grand Sud ; une dynamique qui s’est créée sur la base des grands avantages que le gouvernement a accordé pour le développement du grand Sud. Pour tous ces opérateurs et pour tous les citoyens du Sud, nous avons besoin d’un tarif préférentiel. Il faut dire, dans ce contexte, que cette population du Sud vit dans des conditions un peu difficiles, très spéciales, par rapport au climat, et il y a une dynamique nouvelle qui s’installe. Le gouvernement, à travers plusieurs décisions depuis le mois de mars 2013, a donné   des avantages ; des avantages qu’il faudrait d’ailleurs vulgariser pour que cette dynamique vers le Sud se développe entre autres grâce à des prix d’Air Algérie qui seraient plus compétitifs. Les prix actuels ne sont pas assez compétitifs sur le plan des voyageurs du grand Sud.  Le  PDG d’Air Algérie a beaucoup plus parlé du lien qu’Air Algérie a émis par rapports aux agences touristiques.
Les touristes vont venir, mais ce dont je parle c’est du mouvement économique du grand Sud ; les grands axes, Tamanrasset, Illizi, Adrar, Biskra, Laghouat, etc. Je parle de ces grandes destinations, de ces 9 wilayas pour lesquels le gouvernement a donné des avantages fiscaux et financiers énormes. Ces destinations doivent également être bénéficiaires d’avantages préférentiels, en termes de billetterie d’Air Algérie.
J’espère que la chaîne va être clôturée par la mise en place de tarifs assez bas pour la destination du grand Sud qu’on veut tous développer avec cœur ».
Propos recueillis par Soraya G.

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Sécurité aérienne
Une maintenance rigoureuse
Abordant le volet de la sécurité, un des fondamentaux du transport aérien, et sachant que l’Algérie a failli être sur la liste noire, en 2010, le PDG d’Air Algérie a déclaré : « On était, effectivement, sous contrôle du Programme SAFA européen (Safety Assessment of Foreign Aircraft, en 2010). Depuis, les choses se sont beaucoup améliorées. On n’est plus sous la loupe de la commission de l’Union européenne en matière de sécurité de l’aviation des programmes SAFA et cela a été notifié aux autorités algériennes.  Malgré cela, nous n’avons pas, pour autant, baissé la garde.
Air Algérie continue à s’appliquer dans le domaine de la sécurité. Nous continuons au niveau de certaines escales européennes d’être  contrôlés, mais beaucoup moins que par le passé.  L’autorité algérienne avait instauré le contrôle SANA au niveau de l’Algérie qui est effectué par la direction de l’aviation civile plutôt pour son instrument technique qui est Verital lequel contrôle les aéronefs d’Air Algérie. Au niveau de la compagnie, nous avons créé un autre système d’audit pré-vol qui est interne à la compagnie.
Nous avons un certain nombre d’inspecteurs propres à la compagnie, expérimentés, parmi les retraités qu’on a repris  sous forme de CDD (contrats à durée déterminés) et qui assurent ce contrôle SACA au niveau national avant que nos avions ne partent en Europe et ne fassent l’objet du contrôle SAFA. En somme, il y a énormément d’améliorations dans ce domaine.
Il faut dire, également, que nous n’avons pas baissé la garde. Nous continuons à reporter à la direction de l’aviation civile qui, elle, n’est plus tenue de reporter à la commission européenne. Il  y a lieu de souligner que sur le plan de la sécurité, les choses se sont beaucoup améliorées. C’est un domaine important et la compagnie maintient une politique de maintenance assez rigoureuse.»    
S. G.

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Taxe Carbone
Des décisions ont été prises au niveau régional
A une question relative à la Taxe Carbone, le PDG d’Air Algérie a relevé qu’il s’agit d’une « décision unilatérale de l’Union européenne qui voulait imposer une taxe carbone aux compagnies auxquels on voulait faire payer une taxe sur leurs gains, même au départ de chez eux. Il y a eu un tôlé général, une levée de boucliers au niveau mondial. Ce problème a été renvoyé à l’OACI, dont la dernière AG tenue à Montréal en septembre dernier a pris en charge ce problème au niveau de l’industrie mondiale. L’OAIC a souligné que ce problème devrait être réglé au niveau mondial et ne concerne pas uniquement les Européens. Et c’est la raison pour laquelle il y a eu cette résolution. »
Poursuivant ses propos, M. Boultif a ensuite rappelé : « Le 4 octobre 2013, l’OACI a annoncé un accord pour étudier d’ici à 2016, des mesures destinées à limiter les émissions des gaz CO2 des compagnies aériennes à l’horizon de 2020. Cette décision a été prise au niveau multilatéral. Le 16 octobre 2013, la commission européenne a proposé la modification du système d’échanges. Voilà, ce qu’il y a lieu de souligner en ce qui concerne la Taxe de carbone.» Et d’ajouter : « Récemment, Air Algérie a eu à participer à des réunions régionales. Là, des décisions ont été prises au niveau régional, devant s’en tenir à la résolution de l’OACI. »
S. G.
 

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