mercredi 21 novembre 2018 17:58:01

Quatrième conférence d’Alger sur le droit des peuples à l’autodétermination : Une tribune pour libérer la dernière colonie d’Afrique

 « Nous sommes particulièrement surpris par l’aval octroyé par le Parlement européen à un accord de pêche avec l’Etat qui occupe militairement et illégalement, un pays en voie de décolonisation, un Etat qui a recours, à notre grand regret, au vol et au pillage des richesses d’un peuple sans défense. Un accord pour lequel nous exprimons notre désapprobation », a déclaré le président  de la République Arabe Sahraouie Démocratique et secrétaire général du Front Polisario, M. Mohamed Abdelaziz, hier, lors de son allocution d’ouverture de la 4e conférence internationale d’Alger  sur « le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui », qui s’est déroulée à l’hôtel El-Aurassi.

PUBLIE LE : 15-12-2013 | 0:00
Ph. : Louisa

 « Nous sommes particulièrement surpris par l’aval octroyé par le Parlement européen à un accord de pêche avec l’Etat qui occupe militairement et illégalement, un pays en voie de décolonisation, un Etat qui a recours, à notre grand regret, au vol et au pillage des richesses d’un peuple sans défense. Un accord pour lequel nous exprimons notre désapprobation », a déclaré le président  de la République Arabe Sahraouie Démocratique et secrétaire général du Front Polisario, M. Mohamed Abdelaziz, hier, lors de son allocution d’ouverture de la 4e conférence internationale d’Alger  sur « le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui », qui s’est déroulée à l’hôtel El-Aurassi.

Il a lancé  dans ce cadre un appel aux parlementaires européens et représentants des peuples européens en vue  « d’examiner » une   décision « injuste qui « viole  le droit international et qui « frappe » de  plein fouet les idéaux, les principes et les valeurs qui sont les fondements  établies par l’Union européenne.  
« Il convient de mentionner à l’intention de l’Etat espagnol qu’il demeure encore légalement redevable au peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination et nous  l’invitons à jouer un rôle constructif compatible avec une  responsabilité qui lui dicte de trouver une juste solution.
Le  rôle espagnol à l’heure actuelle est totalement en contradiction avec l’encouragement d’un tel accord qui contribue à la prolongation du conflit, aux souffrances du peuple sahraoui et à la privation de la région de la stabilité et du développement », a précisé M. Mohamed Abdelaziz. Il n’a pas manqué, à cette occasion, de remercier l’Etat et  le peuple algériens pour leur soutien  qui défend en toute la clarté et  rigueur le droit à la décolonisation et le droit des peuples à l’autodétermination sur la base de la légalité internationale. « C’est une position normale de l’Algérie, le pays d’un million et demi de martyrs. L’Algérie occupe une position leader dans la région et dans le monde. Elle est respectée et honorée pour son rôle dans la protection de la paix et de la stabilité ainsi que son expérience dans la lutte contre le terrorisme. Ce pays qui est  dirigé par le Président Abdelaziz Bouteflika a su frayer  le chemin vers l’établissement de la primauté du droit », a-t-il déclaré.

Afrique, Europe, Monde arabe et Japon unis pour un même but
Le président a également affirmé que la stabilité et la paix dans la région sont exposées à un « danger réel » imminent en raison de la politique expansionniste coloniale du  Maroc qui ne reconnaît pas les frontières internationales et qui trace des cartes et des limites élastiques de hors de la loi. « Il attaque les voisins et occupe leurs terres, faisant des ravage et semant  la désolation », affirmant que le mur de l’occupation militaire marocaine est  perçu aujourd’hui comme étant un crime  contre l’humanité puisqu’il divise le Sahara occidental , le pays et le peuple, par un arsenal de guerre « terrifiant et destructeur », truffé de mines, y compris des mines antipersonnel interdites mondialement.
Pour sa part, le président du CNASPS, M. Mahrez Lamari, a précisé lors de son allocution d’ouverture que « cette rencontre est une tribune internationale pour la décolonisation  du Sahara occidental et la mise en œuvre des résolutions des Nations unies relatives au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, notamment pour assurer plus de visibilité et plus de reconnaissance médiatique à la cause sahraouie. »
Il convient de  noter que cette conférence est organisée par le Comité  national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), en collaboration  avec l’ambassade de la RASD à Alger, des représentants de la société civile, de partis politiques et d’institutions parlementaires d’Afrique, d’Europe, du  Monde arabe et du Japon.  Le continent africain est représenté, entre autres, par le Mali, le Kenya, le Ghana, la Namibie, l’Angola, alors que l’Europe est représentée par des délégations d’Espagne, de France, d’Italie, de Slovénie, de Russie, du Portugal. Le monde arabe est, quant à lui, représenté par la Tunisie, le Liban, la Palestine et l’Egypte.       
Les participants ont débattu, lors de la  première séance de cette conférence de deux jours, de la thématique liée au droit à la résistance des peuples colonisés. Plus particulièrement, le cas du peuple sahraoui. Il s’agit d’aborder  à travers les questions des violations des droits de l’homme dans les territoires occupés, la spoliation des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc,  la situation humanitaire  des réfugiés et enfin  la position « contradictoire » de l’Union européenne   vis-à-vis du conflit sahraoui. La journée d’aujourd’hui  sera consacrée à la présentation de témoignages de militants sahraouis des droits de l’homme dans les territoires occupés et d’observateurs étrangers.
Kafia Ait Allouache

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