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Conférence internationale des femmes élues : L’expérience de l’Algérie en référence

Promotion de la participation de la femme dans les assemblées élues : Le Premier ministre insiste sur le droit d’égalité

PUBLIE LE : 10-12-2013 | 23:00
D.R

« La participation de la femme aux côtés de l’homme sur la base de l’égalité dans les droits et les devoirs constitue l’une des garanties pour le progrès de la nation et de la prospérité de la société», a indiqué hier, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), le Dr Mohamed Arbi Ould Khelifa.

Intervenant à l’ouverture de la conférence internationale sur la participation effective et durable des femmes dans les assemblées élues» qui s’est ouverte hier, à la résidence Djenane El Mithak, le Dr Ould Khelifa, n’a pas manqué de souligner les avancées réalisées par la femme algérienne dans les différents domaines de la vie active et dans les cercles de décisions durant la dernière décennie. Organisée par le Parlement algérien en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères et avec le soutien du Système des Nations unies à travers ses deux organisations le Pnud et Onu-Femmes, cette rencontre a vu la participation de quelque 450 participants, dont des parlementaires et déléguées officielles d’une vingtaine de pays et des Nations unies, des experts ainsi que des représentants du corps diplomatique accrédité à Alger. Aussi, pour le président de l’APN, la femme a capitalisé, durant les dernières années, des acquis importants, et ce, «grâce à la volonté politique du Premier magistrat du pays, M. Abdelaziz Bouteflika» qui a, souligne-t-il, «personnellement veillé à valoriser le rôle de la femme lui permettant, ainsi d’accéder aux différents postes de responsabilité».  «Aussi, la femme est largement représentée au niveau des secteurs les plus importants, tels que la santé, l’éducation et la presse. Certaines d’entre elles sont à la tête d’établissements éducatifs et d’information», a-t-il dit. Pour le président de l’APN, le progrès rapide que l’Algérie a réalisé durant la dernière décennie est le fruit de la révision constitutionnelle approuvée par le Parlement en 2008, consacrée par la loi organique visant l’élargissement des chances de la femme au sein des assemblées élues promulguée au mois de janvier 2012.  Ces mesures législatives dira encore M. Ould Khelifa, ont permis «l’accroissement du taux de représentation de la femme aux élections législatives tenues au mois de mai 2012 qui ont atteint 487 % à l’Assemblée populaire nationale, passant ainsi de 30 sièges, soit 7.7 %, durant la précédente législature, à 146 sièges dans l’actuelle législature, soit 31.60 %, le taux de femmes élues dans les assemblées locales a également augmenté, passant de 0,58 % en 1997 à 18 % en 2012». Des exploits qui ont permis à la femme d’acquérir une place très importante dans le monde arabe et dans beaucoup de pays développés et ceux en voie de développement. «Notre pays a été classé parmi les trente premiers pays, de par le monde, dans le domaine de la représentation de la femme au sein des assemblées élues», a-t-il encore souligné.  Par ailleurs, le président de l’APN a précisé que l’Algérie ne se contentera pas de ces acquis, et œuvre, à réaliser de nouveaux acquis en faveur de la femme, qui viendront renforcer les précédents acquis politiques, économiques, sociaux et culturels et lutter contre toutes les formes de violence et de harcèlement au sein et en dehors de la famille à travers l’introduction de procédures juridiques rigoureuses et dissuasives.

Une expérience reconnue au niveau international
Pour sa part, Mme Salima Othmani, vice présidente de l’assemblée populaire nationale, a souligné pour sa part, que la politique volontariste du gouvernement pour l’amélioration de la représentation de la femme dans les assemblées élues a été reconnue au niveau international par un prix décerné aux femmes parlementaires algériennes.  Elle a rappelé que les réformes politiques engagées depuis 2008, en Algérie ont permis de mettre en place un cadre juridique légal incitatif au travers d’un mécanisme de quotas, accordant aux femmes 30 % de représentation dans les assemblées élues. Cette expérience a permis à l’Algérie, au lendemain des élections législatives de mai 2012, de passer de la 122e place à la 27e, dans le classement mondial des femmes au parlement et à la première place dans le monde arabe.

La loi électorale a connu un grand succès
De son côté, la coordinatrice résidente du système des nations unie en Algérie Mme, Cristina Amaral, a souligné lors de son intervention le grand progrès réalisé par l’Algérie dans le domaine de la participation de la femme dans la vie politique. Elle dira à cet titre que «la loi électorale en Algérie a connu un grand succès, et ce grâce à sa politique volontariste et le combat continu de la femme algérienne, plaçant ainsi le pays, à la 27e place au niveau mondial et la première place sur l’échelle arabe». Pour Mme Amaral, la conférence d’Alger, qui s’inscrit sous le signe de la durabilité et l’effectivité, représente une opportunité historique pour toutes les femmes. Elle permettra également aux femmes de se doter de manière collective, des outils nécessaires pour mettre un place un plan d’action permettant le suivi des réalisations effectives des droits des femmes pour une représentation équitable au sein des assemblées élus. Pour la coordinatrice du système des Nations unie en Algérie, malgré la forte présence de la femme dans les différents domaines de la vie active, sa participation dans la vie politique dans beaucoup de pays dans le monde reste encore limitée. «Les femmes ont d’autres défis auxquels elles font face et les mesures anti discriminatoires pour accroître le taux des femmes élues restent insuffisantes. De ce fait Mme Amaral a appelé les participants à la conférence internationale d’Alger à lancer une réflexion dans ce sens et définir d’autres mécanismes et outils, permettant à la femme, une participation durable et effective dans la vie politique.
Salima Ettouahria

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Promotion de la participation de la femme dans les assemblées élues :
Le Premier ministre insiste sur le droit d’égalité
«L’Etat algérien est reconnaissant des sacrifices de la femme pendant la guerre de libération et la période du terrorisme, d’où l’introduction du principe d’égalité entre les femmes et les hommes inscrite en premières lignes dans la première Constitution algérienne», a affirmé, hier, le Premier ministre M. Abdelmalek Sellal. Dans une allocution faite à l'ouverture à Djenane El-Mithaq des travaux de la conférence internationale sur «la participation éffective et durable des femmes dans les assemblées élues, lue en son nom par Mahmoud Khedri ministre chargé des Relations avec le Parlement, M. Sellal a souligné les efforts «colossaux» que déploie l'Algérie en faveur de la promotion de la participation politique de la femme, mettant notamment l'accent sur «l'intéret majeur» qu'accorde le Président de la République à cet aspect «convaincu qu'il est de la noblesse de cette cause». A ce propos, le Premier ministre a rappelé le discours prononcé par le Président de la République à l'occasion de la journée mondiale de la Femme en 2009, lorsqu'il avait déclaré que la défense des droits politiques de la femme ne relevait pas d'une action de bienfaisance mais qu'il s'agissait d’un droit légitime. Il a estimé, par ailleurs, que la présente rencontre offre l'opportunité d'adopter des recommandations de nature à clarifier les visions, échanger les expériences et la mise en place de stratégies susceptibles de renforcer les programmes locaux visant à lutter contre toutes les formes d'exclusion et de discrimination à l'égard de la femme et à associer celle-ci davantage aux programmes de développement durable.  Cette démarche a permis à l'Algérie d’«être classée parmi les 30 premiers pays en matière de représentativité de la femme dans les assemblées élues et l'Algérie ne s'arrêtera pas à cet acquis». Au plan international, l'Algérie a ratifié les conventions internationales relatives à la promotion de la femme, dont la convention internationale des droits politiques de la femme ratifiée par l'Algérie en 2004, a tenu à souligner le Premier ministre. Dans ce contexte, il expliquera que ces différentes démarches ont été initiées, après que les femmes aient mené un long combat semé d’embûches. M. Sellal citera à cet égard, les incommensurables sacrifices consentis par la femme algérienne à travers les différents mouvements de résistance populaires et durant la Guerre de libération lorsqu'elle était à la fois militante, moussabila, fidaia, moudjahida et martyre. «La femme algérienne n'a pas renoncé à son rôle d'avant-garde durant la décennie noire dans la lutte contre le terrorisme et a consenti un lourd tribut», a -t-il ajouté.  Il a rappelé également que les droits de la femme ont été consacrés par les textes législatifs au lendemain de l'indépendance nationale à travers la première Constitution de l'Algérie indépendante. «La dernière révision constitutionnelle a élargi les chances de représentativité de la femme dans les assemblées élues puisque sa participation a atteint aujourd'hui 30 %, ce qui reflète la volonté de la direction politique suprême du pays de valoriser son rôle politique comme il n'est jamais arrivé auparavant», a enfin affirmé M. Sellal
Salima E.

 

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