jeudi 19 septembre 2019 21:54:12

Elargissement du Conseil de sécurité : « Une exigence constante de l’Afrique »

Deuil de 8 jours observé suite au décès de Mandéla : « L’Algérie a observé la même durée que pour ses Présidents disparus »

PUBLIE LE : 10-12-2013 | 23:00

Interrogé lors de la conférence de presse organisée à l’issue de la clôture des travaux sur la demande d’élargissement du Conseil de sécurité de l’Onu, le ministre algérien des Affaires étrangères, indiquera : « C’est une exigence constante de l’Afrique et que cet élargissement est souhaité dans le cadre de la réforme du Conseil de sécurité. C’est la seule région dans le monde non représentée de manière permanente au Conseil de sécurité. Il dira que l’Afrique revendique 2 sièges avec toutes les prérogatives, dont le droit de veto.  
Quant à la capacité africaine de réponse immédiate aux crises, M. Lamamra dira : « C’est une mesure transitoire en attendant de disposer d’un  instrument et de continuer l’opération Force africaine en attente qui sera opérationnelle en 2015. Elle pourra agir sur une base volontaire, et sur la base d’un accord du CPS en vue de stabiliser une situation.
Pour le MAE algérien « c’est une mesure appropriée pour consolider la paix ». Il dira également que « des pays africains ont annoncé leur décision d’envoyer des unités ». Pour ce qui de l’Algérie, elle contribuerait, selon lui, par la logistique, la formation et la participation au budget.

Sommet des chefs d’Etat africains  les 12 et 13 janvier
Renchérissant, le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité ajoutera en déclarant que les 12 et 13 janvier prochain, cette question sera examinée, avec d’autres recommandations aux chefs d’Etat africains. Ce qui certain, précisera-t-il, c’est qu’il existe une volonté de l’Afrique de prendre elle-même en charge ses problèmes de paix et de sécurité.
Ce sommet abordera également l’agenda 2063, quant à la présence de forces françaises en République Centrafricaine (RCA) , le ministre algérien dira que « ce n’est pas nouveau » et que c’est le CPS qui a demandé au gouvernement français d’agir pour protéger les civils et aider les forces africaines en place.
C’est pourquoi dira M. Lamamra « les Africains ne peuvent pas demander aux forces françaises d’aider et avoir par la suite un avis contraire. » La détérioration de la situation dans ce pays a nécessité de soutenir les forces présentes par d’autres forces. M. Chergui a précisé que des Etats africains ont envoyé une force de 2.600 éléments. Intervenant à son tour le directeur du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), Francisco Caetano José Madeira, soulèvera la préoccupation quant à la détérioration de la situation sécuritaire dans ce pays en déclarant souhaiter que le terrorisme ne s’installe pas dans ce pays.

« Par solidarité avec les dirigeants africains »
Pour ce qui de la Cour pénale internationale (CPI), M. Lamamra, dira que c’est par solidarité pour les dirigeants africains en tant que symbole  de la souveraineté des pays africains que l’Afrique se devait de réagir, d’autant que la CPI ne s’en prenait qu’aux Africains. A une question sur le fait qu’au sommet de Paris sur la paix et la sécurité en Afrique tenu les 6 et 7 décembre courant a été organisé la veille de la rencontre d’Alger, le MAE algérien dira que le sommet de Paris n’a pas traité que de la paix et de la sécurité en Afrique, contrairement au séminaire d’Alger, puisqu’il a été également consacré au développement économique et au changement climatique. De plus, il ajoutera que le séminaire d’Alger a été plus précis, puisqu’il a évoqué comment appliquer les solutions africaines aux problèmes africains par le biais du Conseil de sécurité.      
N. K.

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Deuil de 8 jours observé  suite au décès de Mandéla
« L’Algérie a observé la même durée que pour ses Présidents disparus »
De nouveau Nelson Mandéla a été évoqué lors de la clôture du séminaire sur la paix et la sécurité en Afrique. A son sujet, le ministre algérien des Affaires étrangères dira qu’il a une « pensée respectueuse et déférente pour Madiba ».  Et de poursuivre : « L’Algérie a décidé d’observer le deuil de nos frères et sœurs de l’Afrique du Sud, en décrétant un deuil de 8 jours, comme elle l’a fait pour ses propres Présidents disparus, Ben Bella, Kafi et Chadli. Ce même deuil observé signifie que Mandela est un des nôtres, et lui-même a salué la contribution de l’ALN  à sa formation comme combattant de la liberté. »
N. K.           
 

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