mercredi 12 dcembre 2018 00:33:53

Exceptionnelle cérémonie d'adieu au « père des sud-africains », Nelson Mandela

Un géant du 20e siècle qui a su réconcilier Noirs et Blancs après des décennies de ségrégation raciale

PUBLIE LE : 11-12-2013 | 0:00
D.R

Un géant du 20e siècle qui a su réconcilier Noirs et Blancs après des décennies de ségrégation raciale 
Un dernier hommage a été rendu hier au héros de la  lutte anti-apartheid, Nelson Mandela, par des milliers de Sud-Africains et un parterre sans précédent de chefs d'Etat et de gouvernement et de personnalités internationales. Le président sud-africain, Jacob Zuma, a remercié les chefs d'Etat et de gouvernement, les personnalités internationales, ses concitoyens présents  au stade à Soweto pour rendre hommage au "Père des Sud-Africains". "Les Sud-Africains chantent une "chanson de liberté - "Tata Madiba"  "Ake Kho a fana naje" ("Il n'y en a pas un autre comme toi" en xhosa et zoulou)  pour ce symbole mondial, et le "fondateur d'une Afrique du Sud libre et démocrate".  Sous les applaudissements des milliers de présents, M. Zuma a en outre souligné que le décès de Nelson Mandela "a fait  un déferlement de tristesse dans le monde".
La grande cérémonie d'adieu au héros universel de la réconciliation et du pardon, a débuté avec l'hymne sud-africain "Que Dieu te bénisse l'Afrique". Les chants ont commencé longtemps avant l'ouverture officielle de la cérémonie. Les chants étaient les hymnes anciens de la lutte contre l'apartheid, beaucoup rendaient déjà hommage à Mandela. "L'Afrique du Sud a perdu un père. Le monde a perdu un ami cher et un mentor", a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans son éloge funèbre.   "Le plus grand de tous les baobabs a planté des racines qui ont poussé partout sur la planète", a-t-il poursuivi, "Nelson Mandela nous a montré la  voie avec un cœur plus grand que ce stade et un sourire contagieux qui aurait pu en allumer les lumières. En fait, il a éclairé le monde", a-t-il ajouté. Pour sa part, le Président américain Barack Obama a qualifié le parcours de Mandela "d'une vie qui ne rassemble à aucune autre", déclarant qu'"Il est difficile de faire l'éloge d'un homme... encore plus difficile de faire celle d'un géant de l'Histoire, qui a conduit une nation vers la justice."   
"Mandela, a-t-il affirmé, est plus qu'une icône souriante, il a montré le pouvoir de l'action politique", ajoutant qu'"il (Madiba) a changé les lois  mais également les cœurs". Le président de Cuba, Raul Castro, a de son côté salué un homme "de  tolérance, de sagesse et de résistance à l'esclavage et la ségrégation"."On se souviendra de lui non par les 27 années qu'il a passé en prison, mais parce qu’il a su nettoyer son âme, et sauvé son pays de la vengeance et de la haine". Famille, amis, personnalités devaient se succéder au micro pendant près de trois heures, qui pour raconter une anecdote, qui pour dire son admiration.  Entre les éloges, des chants rythmaient la célébration, selon les images retransmises en direct sur les chaînes de télévisions. Baleka Mbete, coordinatrice de l'ANC (le parti au pouvoir), a notamment  fait chanter le stade sur l'air de "Tata Madiba" "Ake Kho a fana naje" ("Il n'y en a pas un autre comme toi" en xhosa et zoulou). La foule a repris le refrain. "J'ai eu le privilège et l'honneur de voir mon cœur, mon âme et ma vie touchés par Mandela", a déclaré son vieil ami Andrew Mlangeni. "Je suis sûr que Mandela doit sourire là-haut" en regardant cette assemblée, a renchéri le porte-parole de la famille, le général Thanduxolo Mandela. Tous étaient unis par la fierté de rendre à Mandela un dernier adieu digne de ce géant du 20e siècle, qui a su réconcilier Noirs et Blancs après des décennies de ségrégation raciale.
Mourad A.

"Madiba était unique",
souligne le président Jacob Zuma
Le président Jacob Zuma s'est engagé à "continuer" le travail de Nelson Mandela en faveur d'une Afrique du Sud "démocratique", "débarrassée de la pauvreté", soulignant le caractère "unique" du "père" de la nation arc-en-ciel, lors de la cérémonie organisée en son honneur hier à Soweto.   
"Il n'y a personne comme Madiba, il était unique", a-t-il dit à plusieurs reprises, utilisant le nom de clan du héros de la lutte anti-apartheid et premier président noir d'Afrique du Sud. "En son honneur, nous nous engageons à continuer de construire une nation basée sur les valeurs démocratiques de dignité humaine et de liberté", a-t-il poursuivi. "Nous allons continuer à bâtir une nation débarrassée de la pauvreté, de la faim et des sans-abri.""Repose en paix notre père et notre héros", a-t-il dit en conclusion.

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M. Messahel :
« L'Algérie a longtemps animé le sous-comité chargé de l'information du comité spécial contre l'apartheid »

L'Algérie a animé, pendant des années, le sous-comité chargé de l'information du Comité spécial contre l'apartheid, a indiqué hier à Alger le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel.          
Intervenant dans une émission de la Chaîne internationale de la radio  nationale sur le combat de défunt Nelson Mandela, décédé jeudi dernier à l'âge de 95 ans, M. Messahel a souligné que "l'Algérie était membre du Comité  spécial contre l'apartheid, créé en 1963. Elle a, pendant des années, animé le sous-comité chargé de l'information".  Il a rappelé, dans ce sens, avoir eu la chance de présider ce sous-comité lorsqu'il était membre de la mission permanente de l'Algérie à New York. "C'était la décennie de l'ONU pour l'imposition des sanctions contre l'Afrique  du Sud", a-t-il déclaré, relevant, dans ce cadre, que l'Algérie était présente aux côtés du peuple sud-africain pendant son combat et "même jusqu'à l'avènement de l'Etat démocratique". "J'ai personnellement connu Mandela", a-t-il confié, expliquant avoir  eu la chance et le privilège d'être membre d'une délégation que le défunt Mandela a reçu en Afrique du Sud juste après son élection, en tant que Président de la République. Il a également rappelé qu'il avait eu la chance d'être à la tête de la section des mouvements de libération au ministère des Affaires étrangères,  pendant une longue période.
 "Il était évident pour nous, à cette époque-là, de suivre le parcours non seulement du combat du peuple sud-africain mais de tous les peuples encore soumis au colonialisme et à l'apartheid", a-t-il poursuivi. M. Messahel a relevé, dans ce contexte, que la relation entre l'Algérie et l'African National Congress (ANC) combattante remonte à la guerre de Libération.  "Mandela a été formé militairement en Algérie dans les camps de l'ALN. Il a reçu également une formation politique". D'ailleurs, a-t-il fait remarquer, Mandela avait déclaré que la guerre  de Libération nationale en Algérie était non seulement une "source d'inspiration" mais elle a fait de lui un "homme".  "Mandela s'est beaucoup inspiré de la Révolution algérienne et de la  guerre de Libération.
D'ailleurs, il faisait très souvent la comparaison entre  ce que vivait les deux peuples en ce temps", a-t-il ajouté, rappelant, à l'occasion,  que "ce n'est pas par un pur hasard qu'Amilcar Cabral, le père de l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert qualifiait Alger de Mecque des révolutionnaires". Dans le même cadre, le ministre a rappelé que c'était à la 29e session de l'Assemblée générale de l'ONU, présidée à l'époque par le Président de la République Abdelaziz Bouteflika (ministre des Affaires étrangères durant  cette période) que la délégation sud-africaine a été expulsée des Nations unies.
 "Le Président Bouteflika avait décidé de refuser la délégation sud-africaine au motif qu'elle n'était pas représentative et que cette délégation était beaucoup  plus l'émanation d'un régime raciste que démocratique", a-t-il précisé.
APS

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