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Karima Bouchtout, commissaire du festival national de la musique andalouse : « Associer l’aspect artistique au pédagogique »

En plus d’être la commissaire du festival national de la musique andalouse Sanaâ, Karima bouchtout est la directrice de l’Institut national supérieur de musique (INSM).

PUBLIE LE : 11-12-2013 | 0:00
D.R

En plus d’être la commissaire du festival national de la musique andalouse Sanaâ, Karima bouchtout est la directrice de l’Institut national supérieur de musique (INSM). Elle nous livre, dans cet entretien, des détails sur la nouveauté de ce festival, qui consiste à associer l’aspect artistique au pédagogique, afin que les étudiants puissent en bénéficier.

Quelle est la nouveauté de cette édition par rapport aux précédentes ?
Pour la nouveauté de cette édition, on a pensé faire une sorte de top ten (le classement des dix meilleurs groupes) ; on a fait appel aux associations  déjà primées lors des éditions précédentes. Huit associations vont concourir pour le grand prix, il y aura trois prix : le lauréat, le deuxième et le troisième, et même ceux qui n’ont pas décroché un prix, le plus important, c’est la participation à ce grand festival. Un autre point, cette année, on n’a pas fait une présélection pour ce qui est du côté artistique.

Cette édition se distingue aussi par la tenue de plusieurs conférences...
Il y a un autre aspect important, celui pédagogique, avec la tenue de deux conférences. En ma qualité de directrice de l’Institut supérieure de musique, on a pensé à faire profiter les étudiants ; on ne pense pas seulement au côté artistique, mais il faut associer le côté artistique et pédagogique pour que les étudiants puissent en bénéficier. La première conférence a invité Saleh Boukeli-Hacene, musicien, compositeur, chef d’orchestre et chercheur en musicologie. La deuxième a été présentée par Nacer-Eddine Baghdadi, directeur des archives à la radio algérienne et chercheur en musicologie.

Et un vibrant hommage a été rendu à Sadek El-Bejaoui...
On a rendu un hommage à Sadek El- Bejaoui qui a tant donné à la musique andalouse algérienne. Lors de l’ouverture du festival, l’association culturelle les Amis du cheikh Sadek El-Bejaoui s’est produite en son honneur. Je signale que cette association n’est pas en compétition pour l’obtention du prix.

Ithran est le slogan de cette 7e édition, n’est-ce pas ?
Sur notre affiche, on peut lire Ithran, mais pour le traduire, ce sont les stars de la musique algérienne, les gens qui ont brillé lors des éditions précédentes. Lors du concert de samedi, il y a eu une association qui m’a émerveillée par la présence de deux enfants, une jeune fille de 12 ans et un garçon qui ne doit pas dépasser les 8 ans. Je pense qu’il faut encourager cette jeunesse pour l’avenir, ce sont les futures stars de la scène musicale algérienne.
La musique andalouse se décentralise des villes réputées par ce genre musical comme Alger, Constantine et Tlemcen...
La musique andalouse est en train de se propager à travers le territoire national ; elle n’est pas centrée au niveau de la capitale, elle prend des proportions. La preuve, parmi les huit participants à cette édition, en plus d’Alger, on trouve Mascara, Mostaganem,Tizi Ouzou, Cherchel, Boufarik et Koléa.

La remise des prix avec deux invités de qualité ?
Chaque jour, il y a deux associations qui se manifestent, la remise des prix aura lieu (elle a eu lieu hier, ndlr), avec deux invités : Behidja Rahal et Nacereddine Chaouli qui se produiront sur scène.
Propos recueillis par K. B.
 

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