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Conférence de presse de l’écrivain algérien Hamid Grine : « J’attends l’irruption du merveilleux dans ma vie »

L’écrivain algérien, Hamid Grine, a tenu, mercredi dernier dans la soirée, au palais de la culture Moufdi-Zakaria, une conférence de presse, dans laquelle il a fait la promotion de son roman, La nuit du henné, sorti en 2007 aux éditions Alpha.

PUBLIE LE : 07-12-2013 | 0:00
Ph. Nacera

L’écrivain algérien, Hamid Grine, a tenu, mercredi dernier dans la soirée, au palais de la culture Moufdi-Zakaria, une conférence de presse, dans laquelle il a fait la promotion de son roman, La nuit du henné, sorti en 2007 aux éditions Alpha.
L’histoire de La nuit du henné est un récit autobiographique romancé selon l’auteur, « j’étais avec mon épouse dans un pays voisin quand le surnaturel s’est produit. Un beau matin, ma femme se réveille avec du henné sur les mains, j’ignore toujours comment cela est arrivé », a-t-il dit, ajoutant que cet événement a été le souffle inspirateur pour entamer un roman que dont le thème n’a pas été choisi, mais qui s’est imposé de lui-même.
Le roman relate la vie d’un jeune couple algérien des années 1980, qui endure plusieurs problèmes dont celui du logement. Un matin, alors que le couple est en lune de miel au bord de la mer, le surnaturel surgit, la femme se réveille avec du henné sur les mains. Cela marque le début d’une quête aux bords du surnaturel, avec une intrigue brodée sur un tissu de superstitions. La nuit du henné devait faire le projet d’un film, mais ce projet a été annulé, ou du moins ajourné, faute de budget de production, selon l’écrivain.
Sur les thèmes abordés dans ses écrits qui sont souvent gais, le conférencier soutient l’idée qu’un roman ne doit apporter que de la joie au lecteur : « Un roman doit informer, former, stimuler, donner à réfléchir ou bien apporter de la gaieté, je n’aime pas les sujets dramatiques ». Pour ce qui est de La nuit au henné et son thème surnaturel, Grine revient sur son enfance caractérisée par un manque flagrant de loisirs et de divertissements : « Jadis, nous n’avions pas la télévision, c’est ma grand-mère qui se chargeait de me raconter des histoires, et je peux assurer qu’elles étaient terrifiantes, c’est ce qui explique peut-être pourquoi ce thème surnaturel », il affirme que la monotonie de son enfance à fait de lui un homme qui cherche un univers parallèle. Il ajoute sur sa lancée qu’un écrivain doit avoir une perception ouverte du monde : « je suis quelqu’un qui croit à tout, je crois si vous me dites qu’un homme réussit à voler, je ne suis pas cartésien », il poursuit  qu’il attend toujours l’irruption du merveilleux dans sa vie, car c’est le merveilleux qui a permis aux grands hommes de l’histoire d’aller loin. Par ailleurs, l’écrivain a rendu un vibrant hommage à la femme algérienne qu’il a qualifiée de brave : « La femme algérienne a été responsabilisée par les expériences dont elle est passées, elle sait maîtriser sa colère, et elle fait preuve de patience », a-t-il souligné. En ce qui concerne ses prochains projets littéraires, Grine révèle l’identité de son prochain roman, La femme qui ne voulait pas être un homme, un ouvrage entamé en 2010, dont la sortie est prévue pour l’année prochaine. Il est à rappeler que Hamid Grine a été récompensé par les éditeurs maghrébins pour l'ensemble de son œuvre. Il a également reçu la plume d'or du journalisme sportif, le prix des libraires algériens en 2009, et a été nominé pour le Prix Françoise Giroud du portrait en 2013. Il compte dans sa bibliographie plusieurs ouvrages, entre autres, Sur les allées de ma mémoire, paru aux éditions Casbah en 2012, et le récit Lakhdar Belloumi, un footballeur algérien chez ENAL éditions en1986.
Kader Bentounes
 

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