lundi 23 septembre 2019 01:55:08

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a procédé à la dissémination de la Stratégie décennale 2013-2022 pour la transformation économique de l’Afrique

Le Bureau national du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) en Algérie a procédé à la dissémination de la Stratégie à Long Terme, 2013-2022 de l’Institution, ainsi que des instruments de son opérationnalisation, ce mardi 26 novembre 2013, à Alger.

PUBLIE LE : 03-12-2013 | 23:00
D.R

Le Bureau national du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) en Algérie a procédé à la dissémination de la Stratégie à Long Terme, 2013-2022 de l’Institution, ainsi que des instruments de son opérationnalisation, ce mardi 26 novembre 2013, à Alger. Cet événement a été suivi, les 27 et 28 novembre, par un atelier sur les Règles et Procédures de sélection des Consultants destiné aux coordonnateurs des projets d’assistance technique de la Banque en cours d’exécution ou en préparation en appui au renforcement des capacités nationales. Organisés en coordination avec le ministère algérien des Finances, ces événements ont vu une forte participation des représentants de ministères et de plusieurs autres institutions publiques, de centres de recherche, du Conseil national économique et social, ainsi que du secteur privé. Outre le personnel du bureau d’Algérie, des experts de la Banque, venus du siège Temporaire de Relocalisation de la BAD à Tunis, ont pris part à ces deux événements.
La présentation de la Stratégie de la Banque par la Représentante résidente de l’Institution, Mme Assitan Diarra-Thioune et les discussions qui s’en sont suivies ont été des moments d’échanges riches d’enseignements.
Au regard des forces et des opportunités qu’offre le continent africain, et également des contraintes et défis à relever en vue de son développement durable, les participants ont relevé la pertinence des analyses et la cohérence d’ensemble de la stratégie décennale de la Banque. Il y a lieu de rappeler que le processus de préparation de cette stratégie a bénéficié des contributions des experts algériens, au terme de la consultation organisée dans ce cadre.
La stratégie décennale de la Banque est axée sur deux objectifs, visant à améliorer la qualité de la croissance sur le continent, qui sont : (i) la croissance inclusive ; et (ii) la transition vers une croissance verte.
En effet, une croissance inclusive permettrait d’exploiter le vaste potentiel du continent, en élargissant des  opportunités économiques et en éliminant les obstacles liés à l’âge, au genre et au milieu (rural ou urbain). Le deuxième objectif vise à faire une transition vers une croissance qui protègera les moyens de subsistance (sécurité hydrique, énergétique et alimentaire), favorisera l’utilisation durable des ressources naturelles et stimulera l’innovation, la création d’emplois et le développement économique du continent.
La Stratégie a également décliné une vision réalisable pour le continent africain, à savoir sa transformation économique ; une Afrique qui cherche à être : (i) compétitive, diversifiée et en croissance ; (ii) stable, intégrée et prospère ; (iii) un acteur dynamique pour le commerce international et les investissements ; et (iv) le prochain marché émergent et un pôle de croissance. Elle a identifié des sources de son financement dont des ressources : (i) de la Banque, (ii) des actionnaires traditionnels et de nouveaux actionnaires ; (iii) des financements innovants, notamment des fonds souverains et de pension et des partenariats public-privé.
En effet, des analyses de la Banque ont indiqué que l’Afrique détient des ressources naturelles importantes, en l’occurrence : 15 % des réserves pétrolières du monde, 40 % des réserves d’or et 80 % de celles des métaux du groupe platine. En outre, le continent compte près de 23  % du total mondial des superficies de terre, 7 % des forêts et 4 % des eaux continentales. Cependant, l’Afrique est le continent où plusieurs pays ne pourront, malheureusement, pas atteindre, d’ici 2015, les Objectifs du Millénaire pour le développement. Plusieurs pays sont classés dans la catégorie des pays fragiles. Dans plusieurs pays africains, la proportion de population jeune est importante, générant à la fois des défis et des opportunités.
La Représentante résidente de la Banque africaine de développement en Algérie a, en particulier, indiqué que les performances économiques et financières appréciables de l’Algérie ont contribué à cette performance économique continentale. En  effet, l’Algérie a enregistré une croissance économique appréciable au cours de la dernière décennie. Les réserves de change de l’Algérie sont parmi les plus importantes du continent. L’Algérie a réalisé des investissements importants dans les infrastructures, fondements d’un processus de développement durable, ce qui est un exemple encourageant au niveau du continent. Au plan social, des progrès importants sont enregistrés, en vue de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement, d’ici 2015.
Les participants ont relevé l’importance de la dissémination de la stratégie sur le continent et salué l’initiative de l’atelier d’Alger qui a été une opportunité d’échanges tant appréciée. En particulier, ils ont relevé que l’augmentation des investissements directs étrangers (IDE) en Algérie est, notamment un indicateur éloquent du fait que la perception du reste du monde sur l’Afrique a changé, et qu’il est important de saisir cette opportunité ; saluant ainsi la pertinence de la stratégie de la Banque. La période couverte par la stratégie, à savoir 2013-2022 a été jugée déterminante. En particulier, l’année 2015 a été indiqué comme cruciale pour l’Algérie qui s’est engagée résolument au regard de l’objectif du développement durable et pour stimuler la réflexion au niveau continental, au sein de l’Institut des Nations unies pour le Développement Durable, que l’Algérie va abriter.
Les participants ont relevé le rôle stratégique que le secteur privé devra jouer dans l’opérationnalisation de la stratégie. Ils ont également mis en exergue les problématiques telles que : (i) la stabilité sur le continent ; (ii) l’intégration économique régionale ; (iii) l’adaptation aux changements climatiques ; (iv) la connectivité des pays africains ; et (v) l’évaluation des progrès enregistrés d’année en année, dont la prise en compte est essentielle pour réaliser la vision désirée par le continent. Ils se sont finalement félicités de constater que ces problématiques sont bien prises en compte dans la stratégie décennale de la Banque.  
Les instruments d’opérationnalisation de la stratégie en Algérie, en ce qui concerne la priorité opérationnelle : « Développement du secteur privé » ont été présentés par les Experts de la Banque, Mme Sabrina Hadjadj Aoul, expert supérieur en Communication et en Mobilisation de Ressources et M. Fernando Rodrigues, expert supérieur en Investissement, ont suscité beaucoup d’intérêt. Les Experts de la Banque ont promis de poursuivre la réflexion dans le cadre d’autres fora, pour exploiter toutes les opportunités disponibles au sein de l’institution et en Algérie, notamment la garantie qui pourrait être accordée aux investisseurs, en vue d’accompagner les pouvoirs publics dans leurs efforts de développement du secteur privé et d’encouragement de la recherche, pour exploiter au mieux l’immense potentiel économique de l’Algérie.
Dans cette perspective, les fonds fiduciaires intitulés : (i) Fonds d’assistance technique pour le secteur privé africain (FAPA) ; et (ii) le Fonds d’assistance technique pour les pays à revenu intermédiaire (FAT-PRI) ont été également présentés, comme pouvant contribuer aux efforts nationaux de renforcement des capacités de l’Administration publique et des structures d’appui au secteur privé, pour accompagner la réalisation des programmes prioritaires de développement de l’Algérie. Le partenariat continuera d’être renforcé entre la Banque et l’Algérie, en vue d’une plus grande utilisation de ces ressources d’assistance technique.
L’atelier sur les Règles et Procédures de recours aux services de Consultants dans le cadre du partenariat entre la Banque et l’Algérie a été animée par M. William Coovi Firmin Dakpo, Coordonnateur régional en Chef en Acquisitions, et Mme Saida Benchouk, Chargée Supérieur des Acquisitions. Les participants ont exprimé un grand intérêt pour ce genre de formation, qu’ils souhaiteraient voir être approfondie, afin de leur permettre de se familiariser avec les règles et procédures de la Banque, en vue d’assurer une mise en œuvre efficace des opérations financées dans le cadre d’un partenariat plus diversifié et davantage renforcé.
Mme Diarra-Thioune s’est félicitée de la forte participation et de l’intérêt exprimé pour ces deux événements, qu’elle qualifie d’illustration de l’excellence d’environ cinquante années de partenariat avec l’Algérie, riche d’enseignements.
L’Algérie est un pays membre fondateur de l’Institution, dont l’Accord portant création est entré en vigueur le 10 septembre 1964. Depuis lors, l’Algérie demeure un partenaire stratégique de la Banque. Elle soutient les initiatives de la Direction de l’Institution, notamment les augmentations successives du capital, la mise en place des  mécanismes de financement innovants et le plaidoyer au niveau continental pour accompagner la Banque dans sa mission, qui est de contribuer au développement économique et au progrès social des pays membres régionaux, pris individuellement et collectivement.
Quant à la Banque, elle a toujours soutenu et accompagné l’Algérie pour réaliser de grands projets de développement national, de 1971 à 2006, et ce, dans la quasi-totalité des secteurs, à savoir : les infrastructures, les transports, l’eau et l’assainissement, l’appui aux réformes économiques et au développement du secteur privé. Et depuis 2006, l’orientation stratégique de la coopération entre la Banque et l’Algérie est l’assistance technique, le conseil et la réalisation d’études économiques et sociales dont les résultats pourraient aider à la prise de décisions, en vue de la formulation des politiques publiques en soutien à la stratégie de diversification de l’économie, de création de richesse et d’emplois.

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