jeudi 19 octobre 2017 08:10:49

Clôture de l’atelier régional sur l’éducation pour tous en Afrique : Les priorités de l’après 2015 identifiées

Assurer la qualité de l’éducation dans le continent noir. Tel est le point principal retenu lors des travaux de l’atelier régional sur « le droit à l’éducation pour tous en Afrique » qui ont pris fin vendredi à la résidence Djenane El-Mithaq avec l’adoption d’une série de recommandations incitant les Etats africains à renforcer ce droit fondamental.

PUBLIE LE : 01-12-2013 | 0:00
D.R

Assurer la qualité de l’éducation dans le continent noir. Tel est le point principal retenu lors des travaux de l’atelier régional sur « le droit à l’éducation pour tous en Afrique » qui ont pris fin vendredi à la résidence Djenane El-Mithaq avec l’adoption  d’une série de recommandations incitant les Etats africains à renforcer ce droit fondamental.

Au cours de cette rencontre de trois jours, organisée par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples relevant de l’Union africaine (UA), les participants issus de neuf pays à savoir l’Algérie, Burkina Faso, Guinée-Conakry, Mali, Mauritanie, République Arabe Sahraouie Démocratique, Sénégal, Tchad et la Tunisie, ont appelé au renforcement du droit à l’éducation pour tous les enfants  et adolescents en âge d’être scolarisés en Afrique et ce, en insistant sur les priorités nationales après 2015, identifiées par ces pays comme ils ont fait ressortir un certain nombre de préoccupations communes.
Après des années où les efforts ont été axés sur l’enseignement primaire, le continent réclame une vision prolongée et étendue de l’éducation de base de bonne qualité. Ce qui comprend autant l’éducation préscolaire, l’enseignement primaire, mais aussi l’accès et la réussite de l’enseignement secondaire.
En outre, les pays ont indiqué que l’ordre du jour après 2015, pour le continent noir, doit être développé autour des questions critiques d’inclusion, de qualité (les enseignants et les environnements d’apprentissage améliorés), de compétences pour l’employabilité et l’amélioration de la gouvernance en matière d’éducation.
Déplorant le fait que la législation est souvent piétinée, privant d’innombrables enfants de leur droit essentiel au savoir, les participants ont plaidé pour  une application rigoureuse des lois existantes dans les pays africains en vue d’obliger les parents à scolariser leurs enfants. Sur cette question fondamentale, Mme Maya Sahli Fadel, membre du groupe  de travail, a appelé les sociétés civiles des Etats membres de l’Union africaine à jouer pleinement leur rôle dans la prise en charge de la scolarité obligatoire de tous les enfants du continent noir.
Pour les participants, il y a lieu de permettre à tous les enfants d’achever le cycle complémentaire et d’accéder vers une formation professionnelle, d’augmenter de 50 % le taux d’alphabétisation des adultes par rapport à l’an 2000, d’éliminer les disparités entre les sexes dans l’éducation, d’améliorer la qualité de l’enseignement et favoriser l’éducation permanente.

Ne pas seulement s’intéresser à l’enseignement primaire

Outre l’aspect législatif, les participants ont recommandé notamment  une augmentation des budgets alloués à l’éducation et une amélioration des niveaux  de l’encadrement, à travers « l’actualisation des capacités et la promotion de la formation continue ».          
Les ressources financières ont été ainsi évoquées, avec l’augmentation des budgets alloués au secteur, la révision des salaires, l’amélioration des infrastructures et la promotion du mobilier des technologies. Il faut préciser que malgré les résultats enregistrés en la matière, les montants alloués à l’éducation demeurent insuffisants selon les participants qui ont appelé à remédier d’urgence à l’insuffisance des fonds afin de financer l’enseignement primaire dans les pays à faible revenu.
Sur le plan du partenariat, les participants ont, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de la disponibilité et de l’accès aux données statistiques et autres informations  liées au secteur, de même que l’échange et le partage d’expériences, de sorte à faire bénéficier les Etats les moins avancés des connaissances acquises et enregistrés par les autres pays du continent africain.
L’implication « importante » du secteur privé en la matière n’a pas été omise, il a été recommandé de faire appel à celui-ci  dans la réalisation des projets inhérents à l’éducation, de même  que le renforcement du rôle des observatoires et d’autres mécanismes de contrôle et de lutte contre la corruption à tous les niveaux dans ce secteur. Par ailleurs, les représentants de la société civile du continent ont  convenu, dans une déclaration commune, de la mise en place d’un réseau qui constituerait  une « synergie » des actions et des efforts pour une « meilleure efficacité » dans  la concrétisation des principes de la Charte africaine des droits de l’homme.
Sur cette question les participants ont mis l’accent sur l’éducation qui est un droit pour tous et qui est également un facteur de réduction de la pauvreté et une condition majeure du développement durable.
L’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) passe inévitablement par une amélioration des systèmes éducatifs.
Un des objectifs concerne plus précisément l’éducation : « Une éducation de base visant à former des individus autonomes et compétents, capables de s’insérer dans leur milieu et de participer au développement de leur société ».
 Sarah Sofi
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions