dimanche 29 mars 2020 06:58:53

Dispositif contre le froid et les intempéries : Une mobilisation à la hauteur

Après une longue absence où elle s’est tant faite désirer, la pluie a fini par tomber abondamment éloignant du coup le spectre de la sécheresse

PUBLIE LE : 30-11-2013 | 0:00
D.R

Après une longue absence où elle s’est tant faite désirer, la pluie a fini par tomber abondamment éloignant du coup le spectre de la sécheresse. Le brusque changement de temps qui a vu le froid et même la neige sur les massifs montagneux, s’installer durablement sur pratiquement l’ensemble du territoire national a vite fait cependant de reposer la question sensible de savoir si les mesures préventives ont été prises, pour éviter la répétition des scénarios catastrophe encore présents dans les mémoires, lorsque les populations de nombreuses régions du pays, notamment les plus enclavées, ont été surprises par les intempéries et se sont retrouvées en détresse face à la pénurie de bouteilles de gaz indispensables pour se chauffer et préparer les repas situation vite exploitée par la faune des spéculateurs pour s’enrichir sur le dos des citoyens, à la rupture des approvisionnements en denrées alimentaires suite à la coupure des routes, à l’impossibilité de déplacer les malades, situation qui a nécessité en certains endroits l’intervention des membres du génie militaire pour sauver des vies humaines. Les éléments d’informations rapportés par nos correspondants dans différentes wilayas du pays nous éclairent sur le dispositif préventif déployé par les pouvoirs publics, Naftal et la Protection civile pour lutter contre le froid et les intempéries ont visiblement de quoi rassurer et portent à conclure que la leçon a été retenue, au vu des moyens humains et matériels importants mobilisés, des mesures prises pour rendre disponibles les bonbonnes de gaz, éviter les ruptures intempestives d’électricité moyennant des investissements conséquents dans l’installation de transformateurs et systèmes de contrôle modernes, de la sensibilisation sur le danger du monoxyde de carbone qui fait chaque année de nombreuses victimes.
M.B.


SETIF : D’importantes dispositions prises pour l’hiver
28.000 bouteilles/jour de gaz seront produites par le Centre enfûteur d’El Eulma

Après un été qui a failli ne plus en finir débordant même sur le mois d’octobre et provoquant par la même un sentiment d’inquiétude parmi les populations de la wilaya de Sétif, notamment au sein de la famille des agriculteurs, voila que l’hiver s’annonce soudainement marqué par la pluie et une chute vertigineuse de la température. Si dans ce contexte bien des populations qui ont tant souffert durant des années de la bonbonne de gaz ou du jerrican de mazout ont rompu, aujourd’hui avec ces exténuantes pratiques pour accueillir dans leurs foyers le gaz naturel et en profiter faisant disparaitre toutes les «séquelles» d’antan, d’autres qui résident dans les coins reculés de cette wilaya fondent encore l’espoir de voir arriver cette source d’énergie et s’attèlent en attendant à préparer leur «stock» de bonbonnes de gaz pour l’hiver.  Des efforts exceptionnels qui n’ont pas été sans se traduire par l’impact qui s’imposait sur les populations de cette wilaya où plus de 202.274 foyers sont déjà raccordés au gaz naturel, induisant tout à la fois confort et bien-être au sein de milliers des familles, aussi bien à Sétif, El Eulma, qu’à Guenzet, Bougaa, Beni Ourtilène, Salah Bey, El Hamma  et bien des zones montagneuses où «le rêve est devenu réalité».

Dix-huit camions-citernes et un dépôt-relais à Bougaâ
Pour cette frange de la population rien ne semble avoir été laissé au hasard à en juger par l’important programme qui a été mis en place à la veille de cet hiver comme nous le confie M. Méziani Mohamed, directeur de l’énergie et des mines de la wilaya de Sétif : «Nous sommes en effet à l’œuvre depuis septembre avec l’ensemble des partenaires qui sont impliqués dans cette opération et nous avons pris l’ensemble des dispositions nécessaires pour répondre aux besoins de toutes ces populations. En termes de capacité de production nous disposons d’une sphère de stockage d’une capacité de 1.100 tonnes pour le vrac butane et 2 cigares de 150 tonnes pour le vrac propane.
Le centre d’enfûtage d’El Eulma assure une production moyenne de 18.000 bouteilles B 13/jour qui peut être portée avec la troisième équipe à 22.000 bouteilles/jour» souligne notre interlocuteur qui ajoute que «le stock outil qui était l’an dernier de 19.000 bouteilles B 13 est passé à
35.000 bouteilles cette année en plus de l’effort  consenti par Naftal, en direction des agriculteurs en dotant en 2013, 8 aviculteurs de 19 citernes de 1750 kg/unité.»
Tous ces moyens sont renforcés par «le dépôt relais de Bougaa  qui est doté d’une capacité de 17.000 bouteilles du type B 13  et assure la distribution pour toute la zone nord de la wilaya alors qu’en ce qui concerne  l’approvisionnement et la distribution «18  camions-citernes, relevant de Naftal sont mis sur le terrain, cela indépendamment de 230 points de vente  qui sont implantés à travers la wilaya  dont 105 sont également livrés par les moyens de Naftal. »

Vaste campagne de sensibilisation
Autant de dispositions qui attestent des efforts qui sont mis en place cette année, comparativement en nette évolution avec ceux de l’an dernier et qui ne sont également pas sans être accompagnées par la mise en œuvre par Sonelgaz, d’un vaste programme  de sensibilisation contre les risques liés à la mauvaise utilisation du gaz naturel : «C’est en effet un programme que nous avons entamé depuis le mois de septembre et  qui, au delà de l’intérêt qui continue d’être porté à toutes les zones que nous avons déjà touché l’an dernier, est orienté cette année vers la région montagneuse du nord de la wilaya et les nombreux foyers qui viennent d’être raccordés au gaz naturel à ce niveau »nous confie M. Gasmia Nabil, directeur de la distribution. Ce programme  ajoute Khalil Hedna, responsable de la communication «touche aussi dans ses différentes composantes d’information et de sensibilisation cible cette année 30.000 élèves à l’effet de porter le message au sein du plus grand nombre de familles auxquelles nous n’oublions pas de rendre visite par le canal des équipes spécialisées qui agissent sur le terrain, cela indépendamment des rencontres avec la société civile notamment autour du matériel contrefait» et qui ajoute-t-il fera l’objet dans les prochains jours d’une journée d’étude.
Tout un programme de sensibilisation qui a été précédé par une campagne de ramonage et d’expertise des installations de chauffage.
    F. Zoghbi
 


Béjaïa : Des dispositions concrètes pour éviter les pénuries

Novembre, l’hiver s’annonce froid et rigoureux. Le froid qui sévit ces derniers jours est accueilli avec beaucoup d’inquiétude par les villageois des zones rurales qui ont toujours en tête l’hiver 2012 avec ses intempéries, la vague de froid, la neige et les pénuries récurrentes des bouteilles de gaz pour le chauffage. Pour mieux cerner la situation pour l’hiver 2013, nous nous sommes rendus à Barbacha, à quarante kilomètres du chef-lieu de la wilaya Bejaia. Barbacha est une commune limitée par Amizour, Feraoun et Kendira. Elle est  perchée sur une altitude de 1.000 mètres entourée de ses nombreux villages comme Amaarat, Tawerirt, Boughidene, Khelil et Agueni N’Sihel  que couvre une brume épaisse. Les chutes de pluie  et le froid glacial qui sévissaient depuis prés d’une semaine dans cette localité annoncent un froid rude comme celui de l’an dernier où la commune de Barbacha et tous ses villages étaient coupés du reste de la wilaya par la neige et les affaissements de terrains. En effet,  chaque hiver, les montagnes de Barbacha sont les premières à être couvertes d’un manteau de neige. Les Barbachis connaissent parfaitement les séquelles des hivers qui se sont succédés. Lors de notre visite, les citoyens, eux vaquaient à leurs occupations, les élèves ont parcouru plusieurs kilomètres pour atteindre leurs écoles, les cafés sont bondés de jeunes qui s’adonnent à des parties de dominos autour d’une tasse de thé bien chaud. Barbacha a vécu le calvaire durant l’hiver 2012 : routes coupées par la neige, pénuries prolongées de gaz butane, absence d’approvisionnement en denrées alimentaires, absence de moyens de transport, en d’autres termes un isolement total.

Le réflexe ancestral des réserves de sécurité
Les Barbachis ont retenu cette leçon et s’attèlent déjà à prendre toutes les dispositions pour cet hiver. Comme autrefois où chaque maison disposait de provisions de sécurité stockées dans des récipients qui étaient autant d’éléments indispensables constitutifs des meubles de la maison traditionnelle (Akkoufi pour les céréales, figues sèches, Achvali pour les provisions d’huile d’olive), le réflexe cette fois dans les villages Khellil et Boumaarat, a amené  les villageois à réserver le bois pour le chauffage. Mohand Amokrane, un homme qui a en mémoire la période hivernale passée observe :  «L’hiver 2012, nous a fait beaucoup réfléchir, cette année nous avons déjà préparé le bois pour le chauffage qui peut  suffire pour deux mois environ. Chaque foyer a fait une réserve de semoule, huile, café, sucre et autres produits alimentaires de première nécessité ainsi que des bouteilles de gaz butane. Chaque maison doit avoir au moins trois bouteilles de gaz remplies. On doit compter sur nous- mêmes et ne pas attendre «l’aumône» qu’on nous amène après plusieurs jours de souffrance», dira-t-il.

Produire à plein régime
A Bejaia, les responsables ont mis en place un dispositif pour pallier à toute pénurie mais surtout assurer une régularité dans l’approvisionnement et la distribution du gaz butane. De retour à Bejaia, nous avons pris contact avec le directeur  de Naftal GPL afin qu’il nous informe de la situation qui prévaut s’agissant des dispositions prises. Rien à faire, ce responsable nous a demandé de prendre attache avec la cellule de communication de Naftal qui se trouve à … Chéraga, dans la capitale.
Malgré nos multiples appels téléphoniques, le directeur était injoignable. Bizarre tout de même cette propension à éviter la presse de la part de ces responsables de Naftal .Nous nous sommes rapprochés de M Sebaa Omar directeur de l’énergie et des mines de la wilaya qui a accepté de nous éclairer sur les moyens mis en place. Le chef de service, M. Younsi et l’assistante principale du directeur nous attendaient dans leur bureau. Selon l’état préparatif présenté, les dispositions sont déjà prises à quelques jours de la période froide  de  l’hiver.
Ainsi un stock est assuré avec 5.400 tonnes de butane en vrac alors que pour le butane conditionné en bouteille de13 kg (B13), cinq sites ont été désignés  à savoir le centre enfûteur de Bejaia avec 18.000 à 20.000 B13, le district d’Akbou avec 11.000 B13, l’aire de stockage de Chemini avec 630 B13, l’aire de stockage de Kherrata avec 420 B13 et celle de Béni Ksila  avec 420 B13.
Pour ce qui est de la production, le centre enfûteur de Bejaia produit 14.000 à 16.000 bouteilles de butane par jour en temps normal alors que durant la période du froid, la production augmente avec 24.000 bouteilles en incorporant  une troisième équipe d’ouvriers. Selon la direction de l’énergie et des mines de Bejaia, la consommation de la wilaya est de 15.000 à 16.000 B13/jour réparties avec 11.000 bouteilles livrées du centre enfûteur de Bejaia et 4.000 bouteilles du district d’Akbou. L’autonomie du stock de butane conditionné garantit deux jours de consommation alors que pour le vrac la couverture est assurée pour 7 à 8 jours pour une capacité de 3.352 tonnes.
L’arrivage du produit au centre enfûteur de Bejaia se fait par cabotage, c’est-à-dire ce sont des navires qui assurent deux rotations par semaine, à partir de Skikda pour une quantité de 2.800 tonnes de butane et 6.000 tonnes de propane. Pour le réseau de distribution, Naftal livre pour six stations GD, 24 stations services privées, 50 points de vente structurés (PVS) formés d’aires de stockage et 450 commerces.
Par ailleurs, Naftal a signé des conventions de distribution avec 18  transporteurs –revendeurs et distributeurs- dont chacun reçoit 210 bouteilles.  Les assemblées populaires communales (APC) bénéficient  de ce plan de distribution en cas de besoin en délivrant des autorisations aux transporteurs de leurs localités.

Les poulaillers gros consommateurs de bonbonnes
Malgré tous ces efforts consentis pour assurer une disponibilité continue de gaz butane aux populations particulièrement celles des localités  rurales, les consommations abusives des aviculteurs qui utilisent ce produit pour chauffer leurs poulaillers pénalisent les foyers des citoyens. En effet,  chaque aviculteur consomme 15 bouteilles de butane par jour malgré les campagnes de sensibilisation des responsables du secteur qui conseillent la mise en place de citernes propanes pour les besoins de leurs poulaillers. Ainsi, les aviculteurs bénéficient de toutes les facilités pour s’alimenter en propane avec l’allégement des procédures de paiement par tranches pour l’acquisition des citernes la banque jouant un rôle très important pour la sensibilisation et l’assistance financière de ces aviculteurs.
Mais à ce jour, les aviculteurs n’ont pas adhéré à cette action et continuent de s’alimenter en butane au détriment des populations. Par ailleurs, la mise en place de 5.000 branchements de gaz de ville pour  l’alimentation de plusieurs foyers de janvier à octobre 2013, ne manquera pas  de soulager les localités desservies  qui n’auront plus par conséquent  à vivre le calvaire des bouteilles de butane. Du côté Est de la wilaya, 5.000 foyers des communes de Aokas, Melbou, Souk El Tenine et une partie de Ziama Mansouriah attendent depuis six années l’alimentation en gaz de ville bien que les conduites ont été installées. Mais l’opposition  inexplicable des citoyens qui refusent le passage de la conduite principale sur leur terrain a pénalisé toutes ces populations qui continuent à s’alimenter en gaz butane avec une demande sans cesse croissante.
M. Laouer 


Aïn Defla : Dispositif contre le froid et les intempéries : Mobilisation générale
Au niveau de la wilaya d’Ain-Defla, ce n’est pas encore l’état d’alerte malgré les récentes chutes de pluie et la baisse du mercure, mais les différentes structures concernées se préparent pour assurer une bonne distribution du gaz butane et à intervenir promptement en cas d’intempérie. 

Approvisionnement des populations notamment rurales et de montagnes en gaz butane, revue du matériel et des équipements à mobiliser, un plan ORSEC en somme appelé à être actualisé pour une intervention prompte à l’approche de l’hiver et des grands froids.

Protection des villes contre les inondations
Les meurtrières inondations qui ont affecté la wilaya lors des dernières années restent un douloureux souvenir, comme cela a été le cas pour la commune montagneuse d’Ain-Torki. Les mesures prises dans ce sens par les pouvoirs publics se sont concrètement concrétisées avec l’opération de protection des villes contre les inondations. Onze communes dont celle sus citées ont vu les travaux achevés et les canaux déversoirs réceptionnés. Deux projets concernant les communes de Miliana et Djendel restent en cours d’exécution et sept autres concernant les communes de Tiberkanine, Tacheta-Zougagha, El-Abadia, l’agglomération d’Amoura dans la commune d’Oued Chorfa, Boumedfâa, Ben-Allel et Bathia sont en voie de lancement. Les projets concernant 14 communes sont en phase d’étude. « Notre but et l’essentiel de notre action » relève à ce propos le directeur des ressources en eau de la wilaya d’Ain-Defla, M. Ghamri Lazhar « c’est de sécuriser l’ensemble des  chefs-lieux de communes et autres agglomérations secondaires. » Il faut souligner à cet égard, la configuration de la wilaya et l’implantation des communes à forte concentration d’habitants le long de la plaine du Chéliff, laquelle est ceinte au nord par les monts du Dahra et du Zaccar et au sud par l’Ouarsenis, une configuration d’autant plus fragilisée par le phénomène de l’érosion d’où le problème des inondations qui affectaient les communes.

Disponibilité du gaz butane
Concernant l’approvisionnement en gaz butane, les crises et tensions de même que les spéculations sur le prix de la bonbonne de gaz sont balayées formellement au niveau de la wilaya. Pour le directeur des mines et de l’industrie, une réunion présidée par le wali d’Ain-Defla durant la dernière semaine d’octobre et qui a regroupé entres autres les responsables locaux et régionaux de l’entreprise Naftal a permis de faire le point sur cette question et de se préparer en conséquent.
Ainsi, outre le mini-centre enfûteur mobile installé au niveau de la zone industrielle d’Ain-Defla, le MCE de Khemis-Miliana à ouvert sa troisième chaîne de production et travaillera en 3x8. Le stock en vrac représentant près de 66.000 bouteilles alors que le stock dit de sécurité pour parer à toute éventualité s’élève à pratiquement 15.000 bouteilles/jour au niveau d’Oued-Sly dans la wilaya voisine de Chlef. A titre indicatif, nous apprend le chef de service, pour la journée du 18 novembre, sur les 8.000 bouteilles enregistrées à l’entrée du dépôt relais d’Ain-Defla, 7.000 ont été vendues avec un stock total de 13.000 bouteilles. Des chiffres qui iront, il est vrai, en progression, mais la demande sera largement satisfaite. Autre point et non des moindres à mettre sur ce fléchissement des courbes de demande sur la bonbonne de gaz, les nombre de nouveaux foyers raccordés au réseau de distribution de gaz naturel. Rien que pour l’année en cours, plus de 700 nouveaux foyers ont été raccordés alors que pour les communes de Djellida, Zeddine, Mekhatria et Ain-Torki les travaux sont en cours. « Le taux de couverture global pour la wilaya s’est élevé à 49,5% », relève-on avec une grande satisfaction. Cependant est-il constaté, malgré tous ces efforts des pouvoirs publics et malgré le fait que pour un branchement dont le coût réel revient à près de 50.000 dinars et pour lequel le citoyen n’en paye que 10.000 dinars avec un échéancier, il s’en trouve, comme c’est le cas donné en exemple d’El-Abadia, où des foyers restent encore non branchés. « À peine 40% des foyers branchés », des ménages qui utilisent de fait encore le gaz butane. Par ailleurs souligne le DMI une cellule de veille a été d’ores et déjà installée au niveau de la direction et aura à travailler en coordination avec les communes pour la distribution des bonbonnes de gaz durant les périodes de forte demande.

Sensibilisation : la protection civile et les services du commerce sur le terrain
L’hiver avec ses grands froids est malheureusement aussi synonyme de drames avec l’asphyxie au monoxyde carbone. Une installation hors norme, un équipement défectueux, chauffage ou chauffe-bain et c’est le drame. Un équipement que les services du commerce au niveau de la wilaya ont commencé à traquer. « Nous n’avons recensé aucun importateur de chauffage au niveau de la wilaya », note M. Bouchakour, chef de service au niveau de la direction locale du commerce. Aussi, c’est la tournée au niveau des grossistes et des détaillants. Certifié ISO, l’entreprise ENIEM basée au niveau de la zone industrielle d’Ain-Defla a été contrôlée et un échantillon de son chauffage a été envoyé vers un laboratoire basé à Constantine pour le contrôle de la qualité.
 C’est dire le souci premier pour veiller à la commercialisation d’appareils répondant aux normes tant de la qualité que de la sécurité. De son côté la protection civile n’est pas en reste dans cette vaste campagne de préparation mais aussi dans son segment de sensibilisation. De fait, indique le lieutenant Kamel Hamdi, le chargé de la communication au niveau de la direction de wilaya de la protection civile de la wilaya d’Ain-Defla, le dispositif au niveau des douze unités d’intervention a été renforcé et tout le matériel et équipement a été passé en revue pour son entretien. Ainsi, précise-t-il, les groupes électrogènes de même que les motopompes ont été testés. Par ailleurs et en matière de sensibilisation et de prévention, une vaste campagne sera entamée durant la dernière semaine de novembre, « nous viserons spécialement les localités rurales qui ont été raccordées récemment au réseau de gaz naturel », souligne le lieutenant Hamdi.

Tizi-Ouzou

Des capacités renforcées pour répondre à la demande

A l’instar des deux saisons précédentes, la présente saison hivernale s’annonce très rude pour les populations de nombreux  villages et hameaux des hautes montagnes de la wilaya de Tizi-Ouzou où le gaz naturel tarde toujours à arriver en dépit de tous les efforts déployés par le wali de Tizi-Ouzou pour que cette précieuse énergie soit généralisée à tous les foyers de cette région aux hivers particulièrement rigoureux.
Le raccordement des foyers au gaz naturel — qui est actuellement d’un peu plus de 50% ce qui est d’ailleurs un exploit qu’il faut souligner quand on sait que ce taux n’était que de l’ordre de 9% à la fin de l’année 1999 — est la solution la mieux indiquée, sinon l’unique, pour atténuer les souffrances des populations des communes enclavées de la wilaya pendant les périodes de tempêtes de neige et de pluies torrentielles durant lesquelles elles se retrouvent isolées parfois plusieurs jours suite aux blocages des routes par la poudreuse et les éboulements et autres glissements de terrains.
Conscients de cette situation et tirant les leçons de la tempête exceptionnelle de neige qu’a connue la région durant l’avant-dernière saison hivernale, la wilaya a décidé de mettre le paquet sur la réalisation de l’ambitieux programme de raccordement des foyers au gaz naturel dont elle a bénéficié.
Des réunions avec les responsables et les entreprises en charge de la concrétisation de ce programme se sont multipliées depuis cette tempête de neige qui a failli prendre de graves proportions n’eut été la mobilisation des pouvoirs publics et des citoyens ainsi que la solidarité de plusieurs wilayas du pays qui avaient dépêché des engins de déneigement pour sortir les populations de leur isolement.
C’est ainsi que des milliers de foyers ont été raccordés au gaz naturel, y compris dans des villages des communes enclavées, alors que des efforts sur le terrain sont en train d’être menés pour raccorder jusqu’au début de l’année 2014 pas moins de 130.000 foyers.  Sur les 130.000 foyers, près de 40.000 branchements sont en phase de finalisation.
Mais en attendant la concrétisation de ce programme qui permettra le raccordement de près de 95 % des foyers de la wilaya de Tizi-Ouzou, la direction de l’énergie et des mines a pris ses dispositions pour que cette saison hivernale ne connaisse pas de pénurie de gaz butane, sempiternel problème dont souffrent les régions non raccordées au gaz naturel durant les hivers rudes. Ainsi, un stock de pas moins de 34.000 bonbonnes de gaz butane est déjà là pour faire face à une exceptionnelle demande en la matière durant cette saison.

La production des centres enfûteurs doublée
En sus de ce stock, la production des deux anciens centres enfûteurs, Oued Aissi et Freha, ainsi que le tout nouveau micro-centre enfûteur de Ouadhias, récemment mis en exploitation d’une capacité de 2.000 bonbonnes/jours, a pratiquement doublé depuis la dernière tempête de neige exceptionnelle qui avait sévi dans la wilaya, en passant de 43.000 bonbonnes l’année dernière à quelques 75.000 unités cette année.
En la matière, la wilaya ne risquera pas de connaître une pénurie, rassure-t-on du côté de la DEM. Des dépôts relais de Naftal sis à Ain El Hammam, Tigzirt et Ouadhias sont ainsi alimentés en quantité suffisante pour subvenir aux besoins qu’exprimeraient les populations de ces différentes régions durant cette saison hivernale qui s’annonce déjà rude.
Par ailleurs, la population ne risque pas de subir comme par le passé de fréquentes et longues coupures du courant électrique durant cet hiver vu les nouvelles technologies mises en fonction récemment sur le réseau électrique de la wilaya, notamment le système de télécommande du réseau permettant la détection des pannes et leurs réparations à partir du siège de la direction de la SDC, l’installation de plus de 70 postes transformateurs en dur en remplacement de postes aériens qui subissent les intempéries.
Ces nouvelles technologies introduites dans la gestion du réseau de transport électrique réduiront drastiquement les temps d’interventions sur des réseaux qui viendraient à tomber en panne à cause des intempéries.
Si des améliorations importantes ont été réalisées en matière d’approvisionnement en bonbonnes de gaz butane, de raccordement au gaz naturel et de transport de l’électricité, il n’en demeure pas moins que beaucoup de choses restent à faire en matière de dotation des communes en moyens matériels leur permettant de faire face à des situations exceptionnelles en cette saison hivernale. Ces communes ne peuvent, avec les quelques engins dont elles disposent, faire face efficacement à une tempête de neige exceptionnelle comme celle de l’avant-dernière saison hivernale durant laquelle la plupart des communes étaient contraintes de faire appel à la solidarité des entreprises aussi bien publiques que privées pour sortir leurs populations respectives de l’isolement.
La majorité des communes de la wilaya ne disposent toujours pas de parc roulant important pour faire face seules à des catastrophes naturelles d’où les incessantes demandes pour leurs dotations en engins de déneigement et de travaux publics formulées et reformulées par les maires à l’approche des saisons hivernales qui sont souvent rudes dans la haute montagne.
Devant cette situation, les autorités communales se contentent de travaux de prévention, comme le curage des avaloirs, le nettoyage des rigoles et quelques travaux susceptibles d’atténuer les dégâts que risqueraient de provoquer une éventuelle tempête exceptionnelle.
Le maire de la commune d’Illilten, quelque 70 kilomètres au sud-est du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, a profité de la visite d’une délégation parlementaire au village le plus propre de la région, Zoubga, en l’occurrence, qui relève de sa commune, pour faire part de ses appréhensions quant à la menace que constitue toujours le coulée de boue qui a jailli du haut de la montagne et qui a failli emporter le chef-lieu de sa commune. « Notre commune ne dispose pas de moyens pour faire face à cette coulée de boue qui reste toujours une menace sérieuse qui risquerait de rayer de la carte le chef-lieu d’Illilten ni encore à d’autres situations exceptionnelles faute de moyens matériels », s’est-il plaint devant des parlementaires qu’il a chargés de transmettre ces préoccupations à qui de droit.
Enfin, la direction de la protection civile, un autre acteur incontournable dans la gestion des situations exceptionnelles, a d’ores et déjà, mis en place son dispositif de prévention et gestion de  cette saison hivernale.
Ainsi, selon ses responsables toutes les unités opérationnelles sont fin prêtes pour intervenir efficacement et immédiatement pour apporter aide et assistance à la population en cas de situation nécessitant une intervention. En sus d’une campagne de sensibilisation contre les asphyxies au monoxyde du carbone qu’elle a menée, la direction de la protection civile a également tracé un programme de campagne de sensibilisation sur les risques d’inondation qui sont courants durant les intempéries.
En attendant, le renforcement en moyens aussi bien matériels qu’humains des communes de la wilaya de Tizi-Ouzou, la population suffisamment aguerrie par la dernière tempête exceptionnelle de neige fera certainement recours à sa légendaire tradition de solidarité villageoise et inter-villageoise pour faire face à une éventuelle tempête.                       
Bel. Adrar
 

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