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Problème de réévaluation des projets d’équipements publics, M. Djoudi : « Des difficultés objectives à l'origine »

« L'Algérie va prendre en considération les recommandations du FMI »

PUBLIE LE : 26-11-2013 | 23:00
D.R

Des difficultés «objectives» sont à l'origine du problème de réévaluation des projets d'équipement public, selon la réponse du ministre des Finances, Karim Djoudi, publiée dans le rapport préliminaire de la commission des affaires économiques et financières
 du Conseil de la nation relatif à la loi de finances (LF) 2014.

M.Djoudi a estimé dans sa réponse aux membres de la commission que «le problème de réévaluation des projets est dû à des difficultés objectives qui retardent leur lancement, comme le manque de foncier», selon le rapport distribué lundi dernier, lors de la présentation du texte de loi au Conseil de la nation, 40 % des projets inscrits au programme actuel sont concernés, selon la même source. Au sujet de la dépréciation de la monnaie nationale, M. Djoudi a précisé que la Banque d'Algérie qui régit le marché des changes à opéré une «légère» dépréciation du dinar en raison de la différence entre le taux d'inflation enregistré en Algérie et celui enregistré dans les économies partenaires de l'Algérie à l'instar des Etats-Unis d'Amérique et de l'Union européenne.
A une question sur les transferts sociaux, le ministre a affirmé que les efforts étaient en cours pour trouver de nouvelles mesures à même d'assurer que le soutien soit attribué uniquement aux catégories devant en bénéficier.
S'agissant des retombées des crises économiques dans le monde sur l'Algérie, M. Djoudi a estimé que «le risque existe» eu égard à la structuration des recettes extérieures du pays qui reposent essentiellement sur les hydrocarbures. «Nous sommes dans une situation qui nous impose de construire l'économie nationale», a-t-il ajouté. Un baril de pétrole entre 80 et 85 dollars permet de couvrir les dépenses des différents programmes de développement, mais toute fluctuation des cours présenterait un «risque» pour l'économie du pays.
Des mesures seront prises dans ce cas de figure sans pour autant toucher au subventionnement des produits de base, a assuré le ministre dans une déclaration à la presse en marge de la présentation du projet de loi.

« L'Algérie va prendre en considération les recommandations du FMI »
Les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) sur la situation économique et financière de l'Algérie «seront prises en considération» par le gouvernement algérien, a indiqué hier, le ministre des Finances, Karim Djoudi. «Il faut prendre en compte ce rapport avec ses aspects positifs et négatifs.
Ses recommandations seront pris en considération» par les autorités algériennes, a-t-il déclaré en marge des débats autour du texte de loi des finances 2014 au Conseil de la nation. Selon le ministre, le dernier rapport du FMI a relevé une série d'appréciations positives, notamment les indicateurs économiques performants de l'Algérie, et plus particulièrement la consolidation de la position financière et budgétaire du pays et la réduction de l'inflation. Cette institution financière internationale a également formulé d'autres recommandations que «le gouvernement algérien va prendre en considération, notamment en ce qui concerne la diversification de l'économie algérienne hors hydrocarbures et la consolidation du système financier et bancaire», a-t-il ajouté.
Globalement, a-t-il poursuivi, le FMI considère que le système financier et bancaire algérien demeure «solide» et «sain» au moment où beaucoup de systèmes dans le monde connaissent beaucoup de difficultés. La nécessité de se doter d'une politique budgétaire «prudente», notamment à travers la rationalisation des dépenses de fonctionnement figurent aussi parmi les recommandations du FMI, a souligné le premier responsable du secteur. Lundi, le chef de la mission du FMI en Algérie, Zeine Zeidane, a animé une conférence de presse à Alger au terme de sa mission durant laquelle il a présenté le dernier rapport du FMI sur la situation économique de l'Algérie. Evoquant par ailleurs la problématique des communes déficitaires, soulevée par des membres du Conseil de la nation, M. Djoudi a relevé l'existence de «la fiscalité locale pour faire face à cette situation», soulignant que «les collectivités locales ont leurs propres fiscalités collectées par elles mêmes».
«A cela, s'ajoute le Fonds des collectivités locales destiné à assurer l'équilibre des communes», a-t-il encore ajouté. Etablissement public à caractère administratif mis sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, le Fonds commun des collectivités locales (FCCL) a été créé pour aider les communes déficitaires à trouver leurs équilibres financiers.
Il est alimenté notamment par le produit de la TVA, qui représente 83 % de ses ressources ainsi que par les recettes de la vignette automobile, la Taxe sur l'activité professionnelle (TAP) et de l'Impôt forfaitaire unique (IFU). Les recettes du fonds sont passées de 97 milliards de dinars en 1997 à 120 milliards de dinars en 2012. «Près de 60 % des programmes d'équipement de l'Etat sont des programmes sectoriels décentralisés au niveau des wilayas et des communes», a précisé le ministre. Selon le ministre, l'Etat assure la dette des communes et prend en charge le payement des salaires des fonctionnaires des communes.
 

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