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Maladies non transmissibles : L’obésité à l’index

Des médecins spécialisés, algériens et étrangers, ont appelé, dernièrement, à l’importance de prendre au sérieux le phénomène de l’obésité en Algérie dont la fréquence ne fait qu’augmenter au fil des années.

PUBLIE LE : 26-11-2013 | 23:00
D.R

Des médecins spécialisés, algériens et étrangers, ont appelé, dernièrement, à l’importance de prendre au sérieux le phénomène de l’obésité en Algérie dont la fréquence ne fait qu’augmenter au fil des années. Selon les intervenants, l’obésité, qui est devenue un véritable problème de santé publique, constitue “l’antichambre” de la plupart des maladies non transmissibles (MNT). L’obésité est définie comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé de l’individu. Selon l’OMS, environ 53% des femmes et 36% des hommes en Algérie souffrent de surpoids ou sont obèses, et le phénomène n’épargne guère les enfants. Ce facteur de risque qui peut avoir des répercussions importantes sur la santé de l’individu peut engendrer plusieurs maladies non transmissibles comme le diabète, l’hypertension, le rhumatisme et même certains cancers. Des diabétologues, des endocrinologues, des cardiologues et des néphrologues algériens, tunisiens et français, qui ont pris part aux travaux des 1res Journées internationales sur les MNT, ont souligné la nécessité d’observer un régime et de changer les habitudes alimentaires de notre société encline à la sédentarité et à une consommation abusive des produits de fast-food.
L’objectif de ces journées est de dresser un état des lieux des maladies chroniques en vue d’entreprendre une démarche de prévention devant améliorer la prise en charge de ces affections qui constituent, actuellement, les premières causes de mortalité dans le monde. Le rôle des parents, qualifié de “déterminant” dans la prévention du surpoids, a été, également, mis en exergue par les participants. Pour les spécialistes, un régime alimentaire régulier, la surveillance du poids et la pratique d’une activité physique pourront prévenir ce genre de maladies ou, le cas échéant, réduire son impact souvent fatal sur le sujet atteint.
Le Pr Azzedine Belhadj-Mostefa, directeur du laboratoire Médecine préventive des affections chroniques de l’université Constantine-3, initiateur de cette rencontre ouverte à la faculté de médecine, a souligné l’importance de ce débat, de trois jours, autour de questions en relation avec le diabète, l’hypertension artérielle et les maladies coronaires et cardiovasculaires, les cancers et les maladies respiratoires profes- sionnelles.
 Kamélia H.
 

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