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Sécurité alimentaire : Les experts du Dialogue 5+5 pour une stratégie commune

Un observatoire sur la sécurité alimentaire des pays 5+5

PUBLIE LE : 26-11-2013 | 0:00
D.R

« La sécurité alimentaire de la région se réalisera sur la base d’une plus forte complémentarité entre les pays des deux rives et avec une meilleure insertion de leurs filières agroalimentaires dans les marchés », c’est ce qu’a déclaré, hier, à Alger, M. Fodil Feroukhi, secrétaire général du ministère de l’Agriculture et Développement rural, lors de l’ouverture de l’atelier sur la sécurité alimentaire.
Cette rencontre a réuni des experts des pays du Dialogue 5+5 qui ont eu pour mission principale d’élaborer les recommandations destinées à être examinées et adoptées par la conférence des ministres en charge de l’Agriculture. Elle a aussi été organisée dans le cadre du dialogue entre les pays de la Méditerranée occidentale, et conformément aux conclusions de la 10e conférence des ministres des Affaires étrangères du 5+5, tenue à Nouakchott le 16 avril 2013. L’Algérie organisera à son tour, demain, à l’hôtel El-Aurassi, la 1re conférence ministérielle du Dialogue 5+5 sur l’agriculture et la sécurité alimentaire.
M. Feroukhi a expliqué que « cet atelier est une nouvelle opportunité offerte à nos scientifiques et à nos experts de haut niveau afin de faire entendre leur voix et adresser un message, clair et précis, sur les engagements à prendre. »  Et d’ajouter : « la sécurité alimentaire dépendra encore de la capacité de ces pays à généraliser en tant que modèle de régime alimentaire, la diète méditerranéenne puisqu’elle est déjà consacrée au plan universel, comme l’un des régimes alimentaires les plus équilibrés et les plus sains au niveau de la planète. »
Pour ce faire, le secrétaire général a estimé que « les modalités d’action à identifier devront tenir compte inévitablement des leçons tirées de l’expérience passée, en particulier de la remise en cause largement partagée des techniques classiquement appliquées pour accroître les disponibilités alimentaires, remise en cause faite sous la pression considération écologiques, économique et politique. » De son côté, M. Foued Chehat, directeur de l’Institut national de la recherche agronomique d'Algérie, (INRAA) a déclaré que « les ministres auront des recommandations qui leur seront transmises par les experts participants à cette rencontre et ils vont devoir faire le choix, car les priorités qui se dégagent, c’est de travailler ensemble de manière sérieuse afin d’avoir une connaissance meilleure sur les marchés des produits agroalimentaire dans la région. »
Et de poursuivre : « C’est également de trouver une méthode qui nous permette à tous de bien nous informer et de prévoir et pallier à l’avance les risques. C’est de s’entendre dans ce cadre là sur les méthodes de régulation de nos marchés les plus adéquates les plus intelligentes la même chose dans les dix pays. »  
Selon lui, c’est aussi la possibilité de « voir comment on peut conforter la coopération en matière de mise en place de système de production d’une agriculture qui soit plus durable et plus protectrice de l’environnement car les dix pays de deux rives sont fortement menacés par le changement climatique qui va se traduire par une sécheresse plus grande, des risques plus élevés sur les productions agricoles et par une raréfaction de l’eau par peut être des incendies qui pourraient être plus importantes  et plus systématiques ».          

Un observatoire  sur la sécurité alimentaire des pays 5+5
Pour sa part, M. Idir Bais, directeur d’étude au niveau du ministère de l’Agriculture, a expliqué que « les experts des pays 5+5 ont formulé la proposition en février 2012 de créer un observatoire sur la sécurité alimentaire des pays 5+5. »
Selon lui, les objectifs de cet observatoire est de collecter l’information liée à la sécurité alimentaire d’une façon à pouvoir la traiter, l’analyser et l’utiliser comme un système d’information afin d’aider les responsables à prendre les décisions à différents niveaux et constituer un système d’alerte sur la sécurité alimentaire en travaillant sur le suivi, notamment des prix, des produits de base qui sont très liés au modèle de consommation de la région. « On est train de discuter sur la validité et d’essayer d’aller au fond des choses et donner plus de détail, notamment sur sa mission précise, son organisation, son budget et ses ressources humaines », a-t-il expliqué.  
En Algérie, des efforts considérables ont été déployés ces dernières années pour améliorer la sécurité alimentaire du pays. Ainsi — et conformément aux instructions de son Excellence le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, données lors de la rencontre nationale sur l’agriculture, en février 2009 à Biskra — l’Algérie a élaboré et mis en œuvre la politique de Renouveau agricole et rural, en mobilisant l’ensemble des professionnels du secteur, et en mettant en place un éventail de mesures liés au soutien et d’accompagnement nécessaires — technique, réglementaire, organisationnel et financier — la formation, la recherche scientifique, et la vulgarisation, le développement de la mécanisation, l’utilisation des intrants et des semences certifiées, la sécurisation de l’agriculteurs, etc.
Cette politique vise à faire de l’agriculture un véritable moteur de la croissance, du bien être de la population, mais aussi de la sécurité alimentaire du pays, qui devient de plus en plus une affaire de sécurité nationale.
Wassila Benhamed

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