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Circulaire pour l’amélioration du service public dans l’Éducation : Le projet soumis à concertation

L'absence de dialogue et l'ignorance des textes, à l'origine du problème de l'altération de la qualité du service public

PUBLIE LE : 25-11-2013 | 0:00
Ph : T. Rouabah

L’amélioration du service public au niveau du secteur de l’Éducation nationale, qui compte près de 8 millions d’élèves et 600.000 employés a été à l’ordre du jour de la conférence nationale des 50 directeurs de l’éducation qui se sont réunis hier par visioconférence. Une initiative organisée pour la deuxième fois consécutive, au siège du ministère à Alger sous la présidence de M. Abdelatif Baba Ahmed, ministre de l’Éducation nationale, et cela afin d’enrichir le projet de circulaire pour l'amélioration des prestations du service public et recueillir les différentes  propositions au niveau de la base.           
Cette rencontre de deux jours a permis de débattre la réforme du service public dans le secteur, et l’enrichissement du projet de circulaire qui sera publié officiellement le 30 novembre, et ce conformément aux délais impartis par l'instruction du Premier ministre.  
En effet, c’est conformément à l'instruction du Premier ministre datée du 20 octobre 2013, relative à la prise de nouvelles mesures pour l'amélioration du service public dans tous les secteurs, qu’a été élaboré ce projet par un groupe de travail installé à cet effet, sur la base des propositions des directeurs de l'éducation, des inspecteurs et chefs d'établissement scolaire.
Ce dernier a été soumis à concertation des différents intervenants au niveau du secteur qui  ont mis l'accent sur la nécessité du suivi et de l'évaluation dans la mise en œuvre de ces mesures. La formation des personnels à tous les niveaux, les échanges d'expériences entre les différents responsables, le respect de la déontologie et surtout le respect des délais de l'application de toutes ces recommandations ont été également soulignés par les participants.
Les propositions s'articulent autour de quatre axes liés à la réception, l'allègement des dossiers des élèves et des fonctionnaires, la prise en charge des doléances des parents d'élèves et l'introduction des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans le secteur.
Saisissant cette occasion, le ministre, qui a prêté une oreille attentive à toutes les propositions de la corporation au niveau de la base et à travers les 48 wilayas du pays, a relevé l’importance de l’amélioration du service public. Certes, conditionnée par le renforcement du management et le développement de la formation continue des agents d’accueil au niveau des établissements scolaires et des directions de l’éducation nationale.
Son travail essentiel consiste à se pencher en permanence sur les conditions réservées à l’accueil des citoyens (parents d’élèves, enseignants et élèves), et la prise en charge de leurs doléances, l’orientation et l’information des citoyens, la situation des infrastructures du service public, l’allègement des procédures administratives, l’amélioration de la qualité de l’encadrement humain du service public administratif et les dispositions d’évaluation périodique des plans d’action.

L'absence de dialogue et l'ignorance des  textes, à l'origine du problème de l'altération de la qualité du service public
Le ministre a insisté sur l’importance du rôle que doit jouer chacun pour être au diapason et à l’écoute, en permanence, de l’administré, en vue d’améliorer davantage les conditions de prestation des services publics à tous les échelons. «Cette rencontre inscrite dans la dynamique du programme du gouvernement en matière d’amélioration du service public nous permettra de débattre les lacunes, en vue de trouver des solutions, d’autant que nous avons reçu des instructions du Premier ministre, et à nous d’adapter ces directives au secteur qui prend en charge l’éducation et la formation des générations montantes», dit la ministre.
Il relevé à cet effet que «l'absence de dialogue et l'ignorance des textes sont à l'origine du problème de l'altération de la qualité du service public». Le ministre a précisé que les nouvelles mesures contenues dans le projet de circulaire visent, notamment, à «réduire, voire éliminer les difficultés des citoyens face à la bureaucratie, notamment en ce qui concerne la constitution des dossiers administratifs».           
Sur ce sujet, il a considéré «illogique», le fait de demander à 8 millions d'élèves de reconstituer leur dossier à chaque rentrée scolaire. Il a, à cet effet, appelé les chefs d’établissement à se contenter des «pièces obligatoires», comme il sera stipulé dans la circulaire.          
Il a précisé, par ailleurs, que «des priorités ont été définies et des orientations vous seront données, notamment, sur deux points, l’accueil du citoyens et l’amélioration du cadre de vie». Et d’ajouter : «La qualité de service dans le domaine de l’éducation s’appuie sur l’amélioration de l’accueil des citoyens par la mise en place de bureaux d’accueil, d’orientation et d’information, l’aménagement des espaces d’attente d’information en les dotant des équipements adéquats (téléphone, fax…) et le renforcement et le développement des technologies de l’information et de la communication.»
Sarah Sofi

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