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Assurances : Appel de spécialistes pour une meilleure gestion des sinistres

L'importance de la maîtrise de la gestion des sinistres dans le secteur des assurances a été relevée lors d'une rencontre technique tenue jeudi à Alger. Organisé par la Compagnie algérienne d'assurance et de réassurance (CAAR) sur le thème "rester solide dans un monde incertain", ce séminaire s'est notamment focalisé sur la nécessité d'une bonne gestion des sinistres en vue de les transférer vers les assurances

PUBLIE LE : 22-11-2013 | 23:00

L'importance de la maîtrise de la gestion des sinistres dans le secteur des assurances a été relevée lors d'une rencontre technique tenue jeudi à Alger. Organisé par la Compagnie algérienne d'assurance et de réassurance (CAAR) sur le thème "rester solide dans un monde incertain", ce séminaire s'est notamment focalisé sur la nécessité d'une bonne gestion des sinistres en vue de les transférer vers les assurances. "Un contrat d'assurance bien élaboré constitue le parachèvement de ce  processus", a souligné le PDG de la CAAR, Brahim Djamel Kassali, à l'ouverture de la rencontre qui a connu la participation d'experts représentant des compagnies internationales d'assurance et de réassurance. Ainsi, plusieurs intervenants ont évoqué la problématique des insuffisances constatées lors de la conception et la finalisation des contrats d'assurance. Ces insuffisances sont notamment liées au manque de clarté dans certaines clauses du contrat, engendrant une mauvaise lecture de ce contrat lors du règlement du sinistre qui représente "le cœur du service après-vente dans le secteur  des assurance", a souligné un autre cadre de la CAAR. De son côté, Mounir Kabane, du courtier londonien (UIB), s'est penché lors de sa présentation sur les effets d'une mauvaise gestion des risques  liés aux sinistres sur le bilan de l'entreprise voire sur son existence. A cet effet, il a avancé deux exemples d'une gestion défectueuse de ce risque. Le premier concerne une raffinerie au Maroc qui a subi d'importants dégâts causés par des inondations survenues en 2002.
L'opérateur de cette installation pétrochimique n'a pas voulu la couvrir contre le risque de perte d'acitivité estimant que l'arrêt causé par la catastrophe n'allait pas dépasser une semaine, alors que les travaux de réparation ont duré plus de trois ans entraînant l'arrêt totale de l'activité durant cette période  et une perte nette de 450 millions de dollars en raison de cet arrêt. Le second exemple concerne un hôtel en Alabama et qui a été ravagé en 2005 par l'ouragan Katrina et dont le propriétaire a préféré ne pas inclure le risque tempête dans la police d'assurance pour économiser 250.000 dollars."Cette décision prise à la légère à provoqué une perte de 52 millions de dollars", a dit M. Kabane, qui a mis l'accent sur la nécessité pour les entreprises et les installations de disposer d'un plan de continuité en cas de sinistre pour éviter les pertes causées par l'arrêt de l'activité.
 

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