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Leur montant a ete multiplie par cinq par rapport a 2012 : Les IDE ont atteint 2,280 milliards d’euros au 1er semestre 2013

Le montant des investissements directs étrangers (IDE) enregistré par l’Algérie au cours du premier semestre 2013, a atteint 2,280 milliards d’euros, soit cinq fois plus que pour l’ensemble de l’année 2012, a indiqué mardi à Alger, le directeur général de l’ANDI, Abdelkrim Mansouri.

PUBLIE LE : 20-11-2013 | 23:00
D.R

Le montant des investissements directs étrangers (IDE) enregistré par l’Algérie au cours du premier semestre 2013, a atteint 2,280 milliards d’euros, soit cinq fois plus que pour l’ensemble de l’année 2012, a indiqué mardi à Alger, le directeur général
de l’ANDI, Abdelkrim Mansouri.

Au total, 31 projets ont été inscrits durant les six premiers mois de 2013 contre 17 en 2012. Ces projets ont permis la création de 7.385 emplois, a souligné ce responsable au cours d’une conférence de presse sur les IDE animée avec le délégué général du réseau Anima (Associations des agences d’investissement de la Méditerranée), Emmanuel Noutary. Selon les prévisions de l’ANDI, les IDE atteindront 3 milliards d’euros en 2013, soit le même niveau attendu en 2014 en raison notamment de la mise en œuvre effective de «l’ambition industrielle, du lancement en 2014 des programmes de développement des entreprises publiques en partenariat avec les entreprises  étrangères dans diverses secteurs industriels, et de la poursuite du processus de facilitation et de simplification de l’acte d’investir, notamment par des mesures d’encouragement prévues dans la loi de Finances pour 2014», a fait savoir M. Mansouri.
«L’Algérie reçoit de plus en plus de projets d’investissements très conséquents par leur taille et leurs montants», a encore ajouté le DG de l’ANDI,  soulignant que ces résultats sont le reflet des conditions d’attractivité réunies par l’Algérie, notamment la stabilité politique et institutionnelle, la stabilité et la solidité du cadre macro économique, le renforcement des infrastructures de base ainsi que les aides publiques conséquentes accordées par le gouvernement  comme le financement, les exonérations fiscales et douanières.
La répartition des flux d’investissements étrangers par pays montre que le Qatar est en tête des investisseurs étrangers en Algérie avec 74,31 % et un montant de 1,69 milliards d’euros en 2013, détrônant la France arrivée en tête en 2012, avec 77,28 % et 321 millions d’euros, selon les chiffres de l’ANDI.      Par régions les pays arabes représentent la majorité des IDE en 2013, soit 78,45 %, contre seulement 11,12 % pour l’Europe alors que cette dernière était en tête des investissements directs en Algérie en 2012 (85,36 %). L’Asie dont les IDE étaient nuls en 2012 (0 %) représente en 2013, 9,70 %, ajoute cette source. Par secteur d’activité, l’industrie arrive largement en tête des IDE  durant le premier semestre 2013 (94,54%), suivie du tourisme (3,28 %) et des services (1,39 %).

Les investisseurs arabes en force en 2013
Entre 2003 et 2013, quelque 100.000 emplois ont été créés en Algérie grâce aux IDE, «ce qui a contribué sensiblement à la baisse de la facture d’importations, notamment dans le domaine des médicaments», a affirmé M. Mansouri.
De son côté, M. Emmanuel Noutary a expliqué que les données recueillies par son institution indiquent que les IDE en Algérie ont été de 4,5 mds d’euros  en 2012 alors que l’ANDI annonce 2,2 mds.  Il justifie cet écart par des différences entre les méthodes de statistiques étant donné qu’Anima se base sur les déclarations de volonté d’investissement des chefs d’entreprises alors que l’Algérie prend en compte les intentions d’investissement validées par le gouvernement.
M. Noutary estime que l’Algérie aurait pu attirer davantage d’investisseurs sans l’adoption de la règle 49/51 en 2009 et qui «a été reçue de manière dramatique par le patronat européen» avant que ces derniers ne «s’adaptent» à la nouvelle législation et amorcent leur retour en 2012. Toutefois, l’Algérie ne parvient pas encore à accueillir autant de projets que les autres pays méditerranéens comme la Turquie qui accapare un tiers des IDE dans la région, a-t-il ajouté.
Le délégué général d’Anima constate aussi que l’Algérie, à l’instar des autres pays de la région, n’est plus une destination dans laquelle prédomine les investissements européens qui ont marqué un ralentissement suite à la crise financière de 2008. Ils ne représentent plus que 45 % des IDE en région méditerranéenne en 2012 pour être suivis par les investissements d’Amérique du Nord avec  23 % et du Golfe avec 12 % puis par la Chine et les pays émergents. Ce constat est confirmé par les données de l’ANDI selon lesquelles les investissements qataris ont prédominé en Algérie en 2012. Toujours selon l’ANDI, l’Europe qui était en première position en 2012 avec 85 % des investissements, a été supplantée en 2013 par les pays arabes avec un taux de 78%.
A propos du classement de l’Algérie par le rapport Doing business et ses éventuelles répercussions sur l’attractivité du pays, M. Noutary a dit que «les investisseurs ne regardent pas beaucoup» ce genre de documents dont les indications «peuvent être déformées et subjectives». Néanmoins, il précise qu’«il est important de disposer d’un bon classement qui peut être amélioré sans nouveaux règlements mais grâce à un dialogue et une capacité d’expliquer» les conditions d’accueil des IDE dans le pays.
D’ailleurs, Anima a adopté un nouveau mécanisme dénommé Edile afin d’aider  à l’orientation des investissements vers les besoins réels des pays sans focaliser sur les montants des projets mais en mettant plutôt l’accent sur d’autres aspects comme la création de l’emploi.

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